Cheikh Hamidou Kane : « L’Afrique n’existe plus, elle a été dépossédée de son espace »

Cheik Hamidou Kane, écrivain sénégalais né à Matam en 1928. Son livre «L’Aventure ambiguë» est un des grands classiques de la littérature africaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’auteur sénégalais de « L’Aventure ambiguë », 90 ans, revient sur l’histoire contemporaine du continent, marquée par des questionnements et des tourments identitaires.

C’est l’un des paradoxes de Cheikh Hamidou Kane. En cinquante-sept ans de carrière, l’écrivain sénégalais n’a publié que deux romans – L’Aventure ambiguë, en 1961, et Les Gardiens du temple, en 1995 –, devenus des classiques, traduits dans une dizaine de langues et inscrits au programme de nombreuses écoles et universités. Ils relatent le malaise des élites africaines désorientées par la colonisation française. Né en 1928 à Matam, sur les bords du fleuve Sénégal, Cheikh Hamidou Kane a traversé l’histoire contemporaine du continent, marquée par des questionnements et des tourments identitaires.

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Disparition de jeunes migrants mauritaniens en mer : Communiqué des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM)

 

 

 

Les Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM) ont appris avec consternation la disparition, au large des côtes espagnoles, de migrants dont tout semble indiquer qu’ils sont originaires du Guidimakha.

Nous tenons tout d’abord à exprimer aux familles et proches des compatriotes disparus nos  condoléances  attristées.

A ce stade, malgré des informations concordantes, les autorités de notre pays n’ont toujours pas fourni à nos concitoyens des informations dignes de ce nom au sujet  de cette tragédie qui affecte au plus haut point  la communauté nationale.

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CPI, Gbagbo : Le coup de grâce par Tijane BAL

 

 

 

 

 

« Le procès de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo devait sceller le triomphe du droit international sur la violence politique. Mais, révélant les carences d’une instruction à charge, les audiences mettent en lumière les responsabilités françaises dans le conflit et la puissance du réseau du président Alassane Ouattara ». Fanny Pigeaud. Le Monde diplomatique. Décembre 2017.

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Les Mauritaniens réfugiés au Sénégal. Une anthropologie critique de l’asile et de l’aide humanitaire, Marion FRESIA

 

 

 

 

 

En 1989, 120000 Mauritaniens noirs appartenant majoritairement au groupe ethnique haalpulaar sont expulsés de leur région par leur gouvernement et sont contraints de trouver refuge au Sénégal et au Mali. À la lumière d’une étude minutieuse d’une expérience d’exil – les Mauritaniens réfugiés au Sénégal -, Marion Fresia, enseignante et chercheure à l’Institut d’ethnologie de Neuchâtel, nous livre, ici, un passionnant essai d’anthropologie critique de l’asile et de l’aide humanitaire dans un pays du Sud. Celui-ci s’inscrit « à la croisée de la socio-anthropologie du développement, de l’anthropologie juridique et des études sur les migrations ».

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Avril 2019 : il ne marchera pas pour commémorer le trentième anniversaire du génocide par Ciré BA

 

 

 

 

 

Avril 2019, trente ans après le triomphe des idées extrémistes et racistes de la mouvance panarabiste, nous devons commémorer partout en Mauritanie et sous toutes les latitudes la déportation de dizaines de milliers de milliers de noirs mauritaniens au Sénégal et au Mali. Le pouvoir sera fortement tenté de s’opposer à toute manifestation publique de grande ampleur. Au meilleur des cas, il confinera sous haute surveillance policière dans des locaux de partis ou d’organisations de défense des droits humains. La tentation d’une interdiction est plus grande. Le temps et les hostilités ne doivent pourtant pas avoir de prises sur le devoir de mémoire, l’exigence de vérité et notre soif légitime de justice.

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Avançons ! par Tijane BAL

 

 

 

 

 

 

C’est décidé. Mercredi 9, jour de marche. L’initiative recèle les inconvénients de ses avantages présumés. Encore faut-il s’accorder sur son objet. Pour  l’essentiel, celui-ci  porte, semble-t-il, sur la dénonciation du racisme et de la haine. Objectif consensuel. Du moins en principe.  Là est pourtant son talon d’Achille. Un objectif trop fédérateur donne, en soi, peu de prise aux critiques. Qui, en effet, peut valablement s’opposer, pour elle-même, à la lutte contre le racisme, la haine, l’extrémisme… ?

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Mohamed OULD Abdel Aziz : Portrait de l’actuel chef du système beydane

 

 

 

 

 

 

 

Issu de la tribu des Ouled Bousbaa, Mohamed Ould Abdel Aziz Ould est né le 20 décembre 1956 à (62 ans), à Darou Mousty (non loin de Louga, au Sénégal). Il dit être né à Akjoujt, une ville située à quelques 250 km au nord de Nouakchott.

Sorti de l’Académie royale militaire de Meknès, au Maroc, il rejoint l’armée mauritanienne en 1977

En 1984, il est nommé aide de camp du président de la République ;

* 1986 – 1987. Il intègre l’Ecole militaire inter armes d’Atar (E.m.i.a.) où il obtient le brevet de capitaine. Maouya Ould Sid’Ahmed Ould TAYA le rappellera de 1987 à 1991 à son ancien poste d’aide de camp du président de la République et de commandant du bataillon de sécurité de la présidence de la république (Ba.se.p.) ;

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Ndiawar Kane emprunte le “Sentier Sinueux”, un ouvrage qui retrace le parcours d’un jeune Foutanké

Citoyen Mauritanien, originaire du Fuuta Tooro, Ndiawar Kane est diplômé de géographie des universités de Dakar et de Paris VII. Consultant indépendant, Ndiawar Kane est de cette génération de “militants anti-impérialistes des années soixante qui continue de lutter pour la protection des droits humains. Il vient de sortir un roman intitulé “ le Sentier Sinueux” qui retrace le parcours d’un jeune foutanké. La cérémonie de dédicace a eu lieu ce samedi, dans les locaux de la librairie L’harmattan Sénégal…

Source: Dakaractu.com

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L’enjeu du génocide des peuls au Mali par Cire BA

 

 

 

 

 

 

La réalisation d’une fédération du Mali avec « l’Azawad » explique en grande partie ce génocide des peuls. Un temps imaginée pendant la colonisation, la création d’un Etat regroupant Maures de Mauritanie et Touaregs du Mali au sein de l’Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS) a laissé progressivement place à l’idée de l’indépendance du nord du Mali puis a une fédération avec le Mali. Acculé et tenu en laisse, Bamako s’est placé sous la tutelle de Nouakchott qui a un autre agenda : soutenir la lutte des « frères » et régler la question peule, déstabiliser le Sénégal et la sous – région jusqu’en Guinée pour définitivement assujettir sa composante noire.

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Les vœux de Monsieur Mamadou Sidy BA, Président des Flam

 

 

 

 

 

 

 

Mes chers concitoyens,

Je tiens, en tout premier lieu, à vous adresser mes meilleurs vœux.  De santé à tous et en particulier à ceux qui  sont en butte à la maladie. De liberté avec une pensée particulière pour ceux qui en sont arbitrairement privés. De concorde et d’unité pour notre pays. De bonheur et de réussite dans votre vie personnelle et professionnelle. A ceux d’entre vous-hélas nombreux- qui sont privés d’emploi, soyez assurés de ma solidarité et de mon empathie.

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Monsieur Mamadou Sidy BA, Président des Flam salue la libération de Birame Dah Abeid

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes chers concitoyens,

Comme beaucoup de nos compatriotes, je me réjouis de la libération de Birame Dah Abeid. Je salue cette figure politique dont je continue de croire que l’arrestation arbitraire avait été motivée par des considérations politiciennes.

Pour avoir subi, avec mes camarades, la prison, la torture et l’humiliation dans des conditions autrement plus tragiques, j’imagine ce que doit ressentir Birame en recouvrant la liberté et en retrouvant les siens.

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C’est Mandela qu’on profane

 

 

 

 

 

 

« L’institut Mandela » vient d’attribuer le « Prix Mandela » au président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz. Cette récompense ne laisse pas de surprendre compte tenu du parcours politique du récipiendaire et surtout de la nature du régime qu’il préside. Associer le nom de Nelson Mandela au dirigeant, de surcroît putschiste, d’un système fondé sur la discrimination et l’exclusion raciales de ses citoyens noirs est pour le moins paradoxal, voire pervers. Il semble que « l’Institut »  soit coutumier de distinctions aberrantes et à contre-courant.

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Enquête sur le mystérieux « Institut Mandela », qui honore le Burundais Pierre Nkurunziza

 

 

 

 

 

Le 19 mars, dans un hôtel parisien cossu, se tenait la seconde cérémonie de remise des « Prix Mandela ». Des récompenses honorifiques décernées par l’Institut éponyme, un think-tank qui revendique la promotion des valeurs de l’ancien président sud-africain… mais dont la crédibilité, remise en cause par plusieurs de ses « partenaires », ne laisse pas d’interroger.

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Mauritanie : Entre le racisme anti-Noirs et l’esclavage

 

 

 

 

 

 

L’histoire de la Mauritanie est marquée par le racisme et le chauvinisme des Arabes bîdhânes, et par l’esclavage des Noirs qui y est encore pratiqué.

La Mauritanie est un pays biracial et multiethnique composée de :

* Les Bamana, les Fulɓe, les Sooninko et les Wolof, populations que l’on retrouve aussi dans les autres pays de l’Afrique de l’ouest et du Centre

* Les Arabes Bîdhân (terme arabe, l’bial, signifiant « Blancs » et par lequel se désignent eux-mêmes, les leucodermes, de Culture arabo-berbère en Mauritanie, par opposition aux « Noirs » désignés sous les vocables racistes de « Soudân » ou « Kwar » dérivé de « kafr »).

* Les H’râtîn (descendants d’esclaves Noirs) et les Abîd (esclaves Noirs) qui sont assimilés culturellement par leurs propriétaires arabo-berbères.

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Diallo Daouda Samba : les Peuls se font massacrer au Mali… parce qu’ils sont Peuls

 

 

 

 

 

 

En sa qualité de vice-président de Tabital Pulaagu International, Diallo Daouda Samba nous a accordé une interview exclusive un an jour pour jour après la tenue des Journées Internationales de la Vache (18 -20 décembre 2017) à Nouakchott dont il était le président du comité de pilotage.

Ce haut cadre de l’administration publique mauritanienne qui a gravi tous les échelons de l’administration est aussi à l’aise dans les lieux de prises de décisions à Nouakchott qu’avec les éleveurs des différents hameaux qui constituent son village natal Maghama.

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Naissance de l’apartheid mauritanien : les arguties d’un extrémiste beydane

 

 

 

 

 

 

Après avoir chassé le colon français, les Maures sont devenus rapidement  les maîtres de la Mauritanie !

Depuis l’indépendance et même bien avant, la question de l’unité nationale était toujours posée à l’administrateur qu’ il soit colonial ou national … C’était l’époque où les négro-mauritaniens ( poulars , Soninkés et Wolofs ) , étaient les seuls maitres de l’ administrations à tous les niveaux , parce que rares étaient les maures qui acceptaient d’ envoyer leurs enfants à l’ école coloniale ! C’est le prix qu’ils ont payé pour la résistance culturelle vis-à-vis de l’occupant  français ! C’est parce qu’aussi la période postcoloniale a connu une administration sénégalaise venue de Saint-Louis qui était la capitale de la Mauritanie pendant la période coloniale !

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Rencontre avec… Mme Hapsa BANNOR SALL, secrétaire nationale chargée des relations extérieures des Flam

 

 

 

 

 

 

Wal Fadjri : Mme Sall, comment se porte les Flam depuis l’arrivée au pouvoir de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et comment avez-vous vécu les dissensions dans votre mouvement ?

 

Mme Habsa Sall : Pour ce qui est des dissensions, cela nous a fait très mal. Pourquoi ? Parce qu’elles ne devaient pas avoir lieu. Quand on va dans un congrès pour poser le problème du retour des gens et qu’on dit que le mouvement, lui-même, ne peut pas rentrer parce que le régime d’Ely Ould Mohamed Vall avait dit qu’il ne s’occupait pas des problèmes centraux posés par les Flam, il ne doit pas y avoir de dissensions.

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Kofi Annan, un sage raconté par ses proches

 

 

 

 

 

 

L’ancien secrétaire général des Nations unies de 1997 à 2006 s’est éteint le week-end dernier. Paris Match a recueilli les souvenirs de son entourage.

«Il est parti en paix, avec un petit sourire sur le visage.» Lundi dernier, Nane Annan est à la fondation de son mari, Kofi Annan, décédé deux jours plus tôt. Elle a passé le week-end entourée d’amis et de membres de la famille, mais elle veut dire un mot à tous ceux qui, jusqu’à la fin, ont œuvré à ses côtés. Chacun raconte un souvenir. Un participant plaisante : «On parlait tout bas, pour respecter la dignité du boss.»

 

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Mauritanie : être esclave de mère en fille

 

 

 

 

 

 

Malgré son interdiction, l’esclavage demeure une pratique encore courante en Mauritanie. Les dirigeants ont peu de raisons de vouloir changer ce système issu des divisions raciales. Témoignages.

“J’ai été frappée, torturée, humiliée.J’étais toujours la première levée et la dernière couchée”, raconte Habi Mutraba en éclatant en sanglots. Comme600 000 de ses compatriotes, cette Mauritanienne a été esclave dès sanaissance. Sa mère ayant été mise enceinte par son “maître”, Habi a été donnéeà un parent de celui-ci.

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Mauritanie: accusés de complot Trois officiers toucouleurs condamnés à mort, le Monde 5.12.1987

 

 

 

 

 

 

 

 

La Cour de sûreté de l’Etat a prononcé, jeudi 3 décembre, la peine capitale contre trois des cinquante et une personnes, toutes de race noire, qu’elle jugeait depuis le 18 novembre pour un complot dirigé contre le régime du colonel Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya déjoué le 22 octobre. Il s’agit des lieutenants Ba Seydi, commandant la base navale de Nouakchott, Sarr Amadou et Sy Saidon, officiers d’état-major. Ils n’ont pas la possibilité de faire appel, la Cour de sûreté de l’etat étant une juridiction d’exception. Leur sort dépend maintenant du colonel Taya, qui peut exercer son droit de grâce, indique l’agence Reuter.

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