Démonstration du racisme d’état mauritanien au siège de l’UNESCO à Paris

Les recrutements mono-ethniques dans les écoles d’excellence en Mauritanie, les noirs quasiment exclus car anciens esclaves ou non-arabes.

Les FLAM vous montrent ici la manifestation du racisme d’état à ciel ouvert en Mauritanie. Nous avions lancé l’alerte sur les orientions politiques qui excluent les noirs mauritaniens dans la gestion des affaires du pays à travers un document intitulé ‘le manifeste du négro-mauritanien opprimé’ en 1986. Ce qui avait entrainé l’emprisonnement de nos membres fondateurs à la prison mouroir de Oualata où plusieurs d’entre eux y laissèrent leur vie suite à des tortures et des conditions de détention inhumaines. Aujourd’hui, dans ce pays trait d’union entre l’Afrique subsaharienne et le  Maghreb, situé sur le continent africain, le racisme et l’exclusion des noirs dans la gestion du pays se fait au vu et au su de tout le monde et malheureusement la communauté internationale ferme les yeux sur ce qui se passe en Mauritanie.

Recrutement ciblé qui exclue les femmes noires : Hratine, Pulaar, Sonninko et wolofs.

Année après année, on reprend dans la même communauté maure et on recommence… Même le système colonial français n’avait pas fait ça.

Recrutement ciblé dans la marine nationale : Le processus de blanchiment en phase de finalisation.

Les officiers supérieurs de l’armées Mauritanienne : Toujours la même communauté, les noirs sont exclus alors que les soldats sont majoritairement noirs. La logique du maitre blanc et de la main d’œuvre noire perdure à travers une politique voulue par le régime d’apartheid mauritanien.

A l’image d’une « jeunesse hitlérienne », formation des adolescents pour perpétuer le commandement du pays par la même communauté.

L’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz qui comme ses prédécesseurs et son successeur, pour renforcer l’endoctrinement, promouvait cette politique exclusiviste dès le plus jeune âge.

Conclusion :

La communauté internationale avait combattu en son temps l’apartheid qui prévalait en Afrique du Sud. Aujourd’hui les noirs mauritaniens vivent sous un système de domination pire que l’apartheid et le système colonial réunis. Ils sont totalement exclus dans la gestion des biens communs de la Mauritanie et dans une logique d’assimilation et d’effacement de leurs cultures, ces communautés qui ne sont pas arabo-berbères sont obligées par l’Etat d’éduquer leurs enfants en langue arabe et non dans leur langue maternelle. L’UNESCO qui est une institution internationale dont le crédo est l’Education, la science et la culture devrait regarder de très près ce qui se passe en Mauritanie afin de pousser ce pays à respecter le vivre ensemble dans la diversité et la multiculturalité. Car la Mauritanie n’est pas qu’arabo-berbère elle est à la fois pulaar, sonniko et wolof et bambara. La communauté internationale doit faire pression sur la Mauritanie pour qu’elle respecte cette diversité culturelle. Un arabe n’est pas un pulaar, un sonninké n’est pas un wolof et vice versa donc à chacun de choisir l’éducation et la culture qu’il souhaite donner à ses enfants. La langue et la culture arabes doivent rester des outils de partage et d’ouvertures entres les peuples et non être instrumentalisés pour dominer, asservir et détruire les langues et les cultures qui partagent son espace géographique.  La gestion des affaires du pays doit être partagée entre tous les mauritaniens sans exclusion aucune. Il en va de la sécurité de tous.

Les FLAM à la journée de célébration des droits humains à l’UNESCO le 22/04/2022 Paris.

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