Une page de notre histoire : le 2 septembre 1890, Baydi Katie Pam tue l’administrateur colonial Abel Jeandet à Grand Aéré

Nommé administrateur commandant au Sénégal, Abel Jeandet est d’abord affecté au cercle de Louga vers la fin des années 1880. Il est ensuite rappelé à Saint-Louis où il servira à la direction des affaires politiques. Après un bref séjour à Saint-Louis, Jeandet prend le commandement du cercle de Podor. Mais ses agissements ne seront pas du goût de certains dignitaires de la région. Il sera assassiné le 2 septembre 1890 à Grand Aéré (actuel Aéré Lao).

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Le processus de l´occupation des territoires actuels de la Mauritanie et la question de la frontière du Sud

Dans l’histoire de la colonisation de la Mauritanie, la thèse généralement admise veut que la conquête se caractérise d’abord par un mouvement “(…) en hauteur vers le Maroc (…) qui a poussé ensuite (…) en largeur, vers l’est, gagnant chaque année une province sur le Sahel soudanais”. Cette vision réduit donc la conquête coloniale de la Mauritanie à celle des territoires habités exclusivement par les populations bidan. Il faut toutefois relever une ambiguïté ou une imprécision chez les auteurs de cette thèse. Certains intègrent totalement le « Sud » dans ce qu’ils appellent « l’unité territoriale maure » (Coppolani, Gouraud, Marty, etc).

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Grande figure de l’Histoire: Louis Hunkanrin : Une vie de luttes, d’abnégation et de convictions

 

 

 

 

 

 

 

 

« Avec la disparition de Louis Hunkanrin, le Dahomey pleure un de ses meilleurs fils qui, par son courage, son cran inégalable, sa ténacité, sa culture immense et sa capacité inouïe de travail, demeurera la fierté du pays, sa gloire, son héros.» Salomon Biokou.

Au début des années 1970, un établissement d’enseignement secondaire portant le nom de Louis Hunkanrin a été ouvert à Porto-Novo. Il était situé en face de l’actuel château d’eau du quartier Ayimlonfidé. L’ouverture de ce cours secondaire a été effectuée sans aucune manifestation particulière, et dans la ville qui portait avec une fierté légitime, à cette époque, son titre de Centre intellectuel du Dahomey, le Cours Louis Hunkanrin était un parmi tant d’autres. Et pourtant, ce nom était chargé de symboles pour des générations de Dahoméens.

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Louis HUNKANRIN, un forfait colonial : l’esclavage en Mauritanie

 

 

 

 

 

 

Louis Hunkanrin (1886-1964), originaire du Dahomey (actuel Bénin), grand activiste des droits de l’homme, journaliste courageux et fervent combattant de la traite des noirs pratiquée par la caste maure, écrit ce pamphlet pendant son exil dans le désert mauritanien, pour accuser le système colonial français de collaborationnisme et de corruption. C’est avec grand respect que nous rééditons ce pamphlet presque tombé dans l’oubli.

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Histoire : au royaume des esclaves par Jules Crétois

 

 

 

 

 

 

Durant des siècles, appuyé par un racisme assumé et légitimé, l’esclavage a perduré au Maroc. Entre volontés impériales, religion et logique économique, retour sur un douloureux passé.

Nous sommes au milieu du XIXe siècle. Ahmed Khaled Naciri, savant et historien slaoui, publie des diatribes antiesclavagistes. S’il reconnaît la validité religieuse de l’esclavage, il condamne sa pratique et sa légitimation par les différences raciales. À cette époque en effet, des milliers de noirs — entre 50 000 et 300 000 selon les sources — connaissaient toujours les affres de la servitude. Même si l’islam incite à libérer les esclaves, cette pratique était largement répandue dans le monde musulman, et l’empire chérifien ne dérogeait pas à cette règle. C’est ainsi que, depuis l’installation de la dynastie des Almovarides au XIe siècle, des centaines de milliers de noirs — plus de trois millions selon d’autres sources — sont raflés et acheminés à travers le désert jusqu’aux marchés de Sijilmassa, Marrakech, Fès ou Rabat.

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242 ans après la Révolution torodo : Thierno Souleymane Baal toujours actuel

 

 

 

 

 

Au 18e siècle, Thierno Souleymane Baal a mené la plus grande révolution du Fouta, connue sous le nom de Révolution torodo. Surnommé le Briseur du mouddo horma (paiement d’une dîme aux maures), Thierno Souleymane Baal est décrit comme un homme pieux, intègre, humble et dont l’action a permis d’instaurer au Fouta une institution solide reposant sur l’imamat.Grand intellectuel et homme d’éthique, il a combattu dans le Fouta la corruption, l’impunité, l’enrichissement illicite et la dévolution monarchique du pouvoir pour asseoir l’audit, la transparence, la déclaration de patrimoine, la reddition des comptes, la compétence, l’efficacité.

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Pour la réhabilitation de la mémoire de Baidy Kathié Pam, ce héros anticolonialiste oublié

Source: AfriqueMidi.com

 

 

 

 

 

 

 

Baydi Kathié Pam, « celui qui avait lavé l’affront : Momtunoodo yawaare).

Aujourd’hui en Afrique on célèbre ceux qui ont collaboré avec le colonisateur contre les intérêts des Africains et on efface de nos mémoires ces braves africains qui ont donné leur vie pour la défense de leur pays, de leur société contre les envahisseurs. Ils sont nombreux ces africaines et africains qui ont donné leur vie et à qui on n’a pas été du tout reconnaissant. Baydi Kathié Pam fait partie de ces héros oubliés.

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Plaidoyer pour l’enseignement de l’œuvre du chef de guerre, Thierno Souleymane Baal

 

 

 

 

 

 

 

L’historien sénégalais, Iba Der Thiam, et le mathématicien Mamadou Youry Sall, soutiennent que ‘’la vie, l’œuvre, la vision, les tactiques et les modes de gouvernance’’ du chef de guerre, Thierno Souleymane Baal, une grande figure du Fouta Toro (Nord) du 18eme siècle doivent être enseignés aux générations actuelles.

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La construction politique de la Mauritanie 1946 – 1960

 

 

 

 

 

 

Imaginée en Décembre 1899 par l’administration coloniale, la construction du cadre historique et géographique de la Mauritanie s’est poursuivie jusqu’en 1944. Mais c’est en novembre 1946 que commence sa construction politique.
A l’instar des ressortissants des autres colonies, les Mauritaniens sont appelés à voter pour élire leurs représentants : un député à l’Assemblée Nationale Française, un sénateur et un conseiller au Grand Conseil de l ‘Union de l’Afrique de l’Ouest. Ces élections symbolisaient le début d’une individualisation politique et territoriale par rapport au Sénégal.

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L’implantation du français en Mauritanie: contribution transmise par Ciré BA -Historien-chercheur

 

 

 

 

 

 

Les Français n’ont pas attendu la pénétration officielle de 1901 pour fonder des écoles en Mauritanie. La première école fut créée en 1898, à Kaédi….

Langue superposée dont l’implantation est étroitement dépendante du fait colonial, la diffusion du français fut, en Mauritanie, plus qu’ailleurs en Afrique Occidentale, confiée à la seule institution scolaire dans le cadre d’une politique linguistique qui,  » assimilationniste  » ou  » assimilatrice  » dans les textes, se révéla beaucoup plus pragmatique dans la réalité et s’adapta à la personnalité linguistique des colonisés.

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« Témoignages inédits sur la Mauritanie d’avant l’indépendance », Ibrahima Abou SALL (Novembre, décembre 1995)

 

 

 

 

 

 

 

 

DEBATS

(Débats faisant suite aux interventions de MM. MESSMER[1], LE BORGNE[2], CHEVANCE[3] et GASTON[4]: Un mois après le colloque, sur la demande de M. François BESLAY, le Secrétaire de l’Association des Amis de la Mauritanie, j’ai rédigé mes interventions que je lui ai envoyées pour une publication dans les actes du colloque. Dans le document qui a été publié, la direction de l’association n’a pas daigné intégrer ce texte. Elle a publié, par contre, dans ces actes des propos déformés. Et pourtant, les communications et les débats avaient été enregistrés).

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L’épopée de Samba Guéladio Diégui du Fouta Toro : un récit entre mythe et histoire

 

 

 

 

 

 

 

Les relations qui lient l’épopée à l’histoire et au mythe sont d’une complexité qui apparaît plus nettement dans la sphère africaine où ces notions sont parfois itératives et redondantes. L’épopée, en effet, y est perçue comme le véritable récit de la mémoire collective ; des faits que certains considèrent comme mythiques appartiennent ici à la réalité.
Cependant, tous les éléments de l’épopée appartiennent-ils à la réalité historique ? N’y a-t-il pas une césure entre la réalité du récit épique et celle de l’histoire réelle ?

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Coly Tenguella BA par M. Amadou Bal BA

 

 

 

 

 

 

 

Koly Tenguella BA est un véritable personnage de légende autour duquel ont été brodés divers mythes. Les sources arabes, portugaises, françaises et ou issues des traditions orales sont parfois divergentes sur les causes de son départ du Mali, sur l’itinéraire (Guinée, Gambie) qu’il a emprunté pour arriver au Fouta-Toro et même sur ses origines ethniques. On s’accorde à dire que Coly Tenguella  est le fils du roi des Peuls de Kingui battu et tué en 1512 par le frère de Askia Mohamed, appelé Amar. Coly, qui était momentanément absent, prend la décision de se rendre au Sénégal.

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Les Maures veulent se rallier au Maroc parce qu’ils ne veulent pas être commandés par des Noirs

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Maures et les Noirs ou lettre ouverte au journal « échos d’Afrique noire »

Monsieur le Rédacteur en chef, Je viens de lire dans votre n° 334 du 21 au 27 avril 1958, un article qui m’a vivement frappé. En effet rien que le titre de cet article « Les Maures veulent se rallier au Maroc parce qu’ils ne veulent pas être commandés par des Noirs » suffit pour solliciter l’attention de tous les Noirs d’A.O.F.

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Comment les Français ont réellement conquis les pays Maures : la pacification française bénie par les chefs maures du Trarza, de l’Adrar , du Brakna etc.

 

 

 

La dernière idée des révisionnistes qui tiennent l’esprit d’Aziz, est d’inspirer au peuple fanatisé qu’il faut réécrire l’histoire de la colonisation et surtout de la résistance car elle aurait été altérée par le colon. Dans tout autre pays que le nôtre,ce serait légitime pour éviter la propagande du vainqueur. Hélas chez nous il n’y a pas vraiment eu de vainqueurs car il n’y a pas vraiment eu de résistance…

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Histoire des Waalo-Waalo

 

D’après les historiens et scientifiques, comme Cheikh Anta Diop, Aboubacry Moussa Lam ou encore Théophile Obenga, les Wolofs (comme la plupart des ethnies d’Afrique) seraient originaires de la vallée du Nil (l’actuelle Égypte).

Selon eux, les traces les plus anciennes d’une culture, surtout en ce qui concerne la langue et les principes religieux et culturel dont les Wolofs ont hérité, remonteraient à l’époque de l’Égypte pharaonique, aussi bien en Basse-Égypte qu’en Haute-Égypte.

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Alpha Oumar Thierno Baila : Chef d’Etat-major Général de l’armée d’El Hadj Oumar Al Foutiyou (que Allâh l’agrée)

Alpha Oumar Thierno Baila est un illustre général de l’armée omarienne

Un général, mais aussi un homonyme de Cheikh Oumar Foutiyou Tall, qui a tout donné au jihâd ou guerre sainte (1846-1864) disparu onze mois avant son homonyme en mars 1863. C’était l’un des guerriers, un compagnon de la première heure au jihâd avec El hadj Omar Tall. « Alpha était un général d’armée, un combattant intrépide, animé d’un sens élevé du sacrifice, d’un courage téméraire d’une fine connaissance des hommes, d’un humanisme éclairé, marqué de pudeur, d’ascétisme de scrupule, de sincérité et de vérité », affirme le professeur Iba Der Thiam qui ajoute : « Elhadj Omar Tall a eu la chance de bénéficier du compagnonnage d’Alpha Oumar Thierno Bailla Wane ».

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Elimane Boubacar Kane : « Un Patriarche éclairé et fédérateur en Islam »

 

Elimane Boubacar KANE est né en 1721 à Tichikel, près de R’Kiz (Mauritanie, Kadiar en Pulaar); il est décédé en mars 1851 à Dimat (Dialmath, Sénégal). Son exceptionnelle longévité, 130 ans selon les sources traditionnelles, fait de lui le témoin du début de la domination coloniale sur la partie occidentale de notre continent.
Considéré au début du XIXe siècle comme « le plus puissant de la Nigritie » (cf. Baudin, Schmaltz et Madina Ly Tall), il fut un grand rénovateur, pour avoir été l’un des sept disciples du foyer du Cadi Amar Fall de Pire Sagnokhor, qui pensèrent et organisèrent l’avènement de l’almamyat du Fouta Toro (1776 – 1881) contre le joug d’une monarchie « denyanke » fortement liée à la traite négrière.

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Une page de notre histoire: Les révoltes politico-religieuses anticoloniales (1906 – 1909) Gidimaxa (1906 – 1908) par Ibrahima Abou SAL

 

Rappelons aussi que, durant la période comprise entre 1896 et 1905, l’administration coloniale avait été représentée exclusivement par la chefferie de province. Nous connaissons déjà les circonstances dans lesquelles celle-ci fut supprimée, avec la révocation de Gujaa Baccili. Au Gidimaxa, le système de l’administration directe ne posait pas de problèmes majeurs tant qu’il s’agissait seulement des populations sédentaires. La surveillance des villages n’exigeait pas de contraintes policières importantes à cause de la petite superficie de la province.

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Le Royaume du Tékrour, Par Bruno CHAVANNE, extrait de « Villages de l’ancien Tékrour »

Les  éléments qui suivent sont extraits du livre de Bruno Chavane : « Villages de l’ancien Tékrour », objet d’une thèse présentée en 1980 devant l’Université de Provence, consacrée aux habitats anciens de la moyenne vallée du fleuve Sénégal.Les derniers exemplaires de ce livre, édité par les Editions Khartala en 1985, sont aujourd’hui diffusés par la Maison Guillaume Foy, à Podor.

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