Au revoir l’ami, par Tijane BAL

 

 

 

 

 

 

« On peut se préparer à la fin. Pas au chagrin». A présent, je crois avoir compris en quoi. Nous étions quelques-uns à pressentir le pire espérant qu’il serait déjoué. Le pire est hélas advenu ce funeste 26 mars. Un « jour de tristesse». «Ton» président, M. Ba Mamadou Sidi, ne pouvait mieux dire. «Ton» parce que je sais à quel point tu t’es et à quel point tu es identifié au mouvement auquel tu as concédé une large part de ta vie. Les FLAM ont grandi avec toi.

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 Cheikh Oumar Ba (1956- 2020) :  une vie de combat

Oui, je suis membre des FLAM depuis leur création. Comme je réside en France, mon comité de base se trouve ici, dans la région parisienne. Ce comité de base s’appelle Tafsiiru JIGGO. Donc, je milite dans la Section Europe de l’Ouest.
Je suis né le 06 janvier 1956 à Boghé DOW, dans le Fuuta mauritanien. Je suis le fils d’un marabout coranique qui, fut mon maitre dans ce domaine.

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En Mauritanie, ces femmes en servitude (En images)

© Seif Kousmate

Bien que l’esclavage ait été officiellement aboli en 1981 par l’Etat mauritanien, et érigé en infraction en 2007, puis en crime contre l’humanité en 2012, l’esclavage dit  » traditionnel  » et la discrimination à l’égard de la caste des Haratines de Mauritanie sont encore monnaie courante.

Ce phénomène concerne en premier lieu les femmes et les enfants haratines dont une partie travaillerait encore comme esclaves pour les  » Maures blancs  » ou Beidanes, qui sont des Arabo-Berbères. Durant leurs vie d’esclave, les Haratines sont souvent maltraités, les femmes violées, et des familles entières se retrouvent à réaliser des travaux forcés pour les maîtres, sans contrepartie. Quand ils sont libérés, les Haratines sont délaissés par le gouvernement, livrés à eux-mêmes ; ils vivent dans des bidonvilles en marge de la société, n’ont pas accès à la santé, l’éducation ou encore, l’état civil. Il n’existe pas de données officielles sur cette pratique mais, selon les estimations de groupes internationaux antiesclavagistes (Global Slavery Index), jusqu’à 43 000 personnes subissaient cette situation en 2016, soit environ 1 % de la population totale.

En Mauritanie, ces femmes en servitude (En images)

 

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Génocide, en toute circonstance et s’y tenir par Ciré BA

La première grande victoire pour la réconciliation nationale sera celle de la vérité, de la requalification des faits. Pour y parvenir, Il est indispensable d’utiliser, en toute circonstance, les mots qui conviennent pour désigner les maux causés au risque de tomber dans le négationnisme et l’impunité. Il n’existe pas de période de soldes pour un disparu. On ne solde pas les mots et les morts.

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Conflit ethnique de 1989 : 14 000 réfugiés mauritaniens vivent encore au Sénégal

Sans papiers pour justifier leurs origines ou demander la citoyenneté sénégalaise, une population apatride vit sur les rives du fleuve Sénégal.

En avril 1989, un différend frontalier entre la Mauritanie et le Sénégal avait dégénéré en violences intercommunautaires. Plus de 60 000 Mauritaniens avaient alors fui vers le Sénégal et le Mali. En fait, le conflit a servi de prétexte à une vaste épuration ethnique en Mauritanie. Les classes dirigeantes arabes et berbères ont expulsé manu militari la population noire d’origine peule. D’une pierre deux coups : d’une part, le pouvoir a éliminé une opposition militante bien représentée chez les fonctionnaires et, d’autre part, a mis la main sur des terres très convoitées le long du fleuve Sénégal. Un fleuve que la population noire a été priée de traverser au plus vite.

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Les Forces de Libération Africaines de Mauritanie condamnent les arrestations  de militants politiques en Mauritanie

De la part d’un pouvoir qui se targue de renouveau, il y avait plus prometteur comme message à faire passer en matière de libertés publiques fondamentales.  Nous n’en sommes que d’autant plus consternés par l’arrestation aussi expéditive qu’inexpliquée de douze cadres et militants de l’Alliance pour la Refondation de l’Etat mauritanien (AREM).

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Les FLAM dénoncent, une fois de plus, la banalisation du racisme et de la xénophobie au sommet de l’Etat mauritanien

Monsieur Cheikh Ould Baya, président de l’Assemblée nationale et second personnage de l’Etat mauritanien, s’est illustré par des propos inqualifiables.

Monsieur Baya s’est permis d’interdire avec la brutalité qui le caractérise à une élue négro-africaine de s’exprimer en français au prétexte qu’ «un discours en français n’a plus de sens dans l’assemblée».

Il a d’autorité sommé la députée humiliée de s’exprimer dans une langue que ses électeurs peuvent comprendre. Décryptons.

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De l’autre côté du fleuve : les Négro-Mauritaniens restent hantés par les expulsions massives vers le Sénégal

Trente années se sont écoulées depuis que des milliers de Mauritaniens ont été expulsés de chez eux et contraints de traverser le fleuve Sénégal par le gouvernement arabe

Mariame Dia ne connaît pas son âge mais ses yeux fatigués en ont vu assez pour une vie entière.

Les visages des policiers qui l’ont expulsée de chez elle. Les regards désespérés de ses enfants alors qu’ils étaient contraints de traverser le fleuve en bateau. Ils ont versé des larmes pour les frères et sœurs qu’elle a été forcée de laisser derrière elle en Mauritanie.

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Bagne de Jreïda : témoignage d’un juste nommé Cheikh Fall

Flam

 

 

 

 

 

 

 IIème partie : Jreïda, le calvaire : humiliations, tortures, faux aveux et exécutions.

Flam-mauritanie.org : Comment se passaient les choses concrètement à l’intérieur du camp ?

Cheikh FALL : On recevait un message du Service Transmissions qui nous prévenait de l’arrivée de « colis ». C’est comme cela que les prisonniers étaient désignés. Jreïda était situé à l’opposé de Nouakchott. Il fallait donc traverser toute la ville pour y arriver.

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Forum de Dakar sur la paix : Des réfugiés négro-mauritaniens contre la présence de Ghazouani

Le président mauritanien, Mohamed Ould Ghazouani, est l’invité d’honneur de Macky Sall au Forum international de Dakar 2019 sur la paix et la sécurité. Une décision que contestent des réfugiés négro-mauritaniens installés le long de la vallée du fleuve Sénégal.

Abdoulaye Diop, le président du mouvement, estime que l’actuel président mauritanien n’a rien fait pour corriger le système d’apartheid qui existe dans son pays et qu’il est à la tête d’un système politique ségrégationniste.

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Bagne de Jreïda : témoignage d’un juste nommé Cheikh Fall

Il y a 29 ans, le racisme tuait en  Mauritanie. Une terreur destructrice  à tendance génocidaire ciblait les populations négro-africaines livrées à   des pogroms, des meurtres de masse. Une vague de répression aveugle  sans précédent s’abattit sur elles. Le Colonel Mawiyya Ould Sid’Ahmed Taya est le sinistre  chef d’orchestre de cette tragédie macabre. Lui et ses acolytes dont certains, aujourd’hui encore au pouvoir et aux postes de commandement de l’armée mauritanienne n’ont jamais été inquiétés.

A l’occasion du 29ème anniversaire de ces massacres génocidaires commis par le régime raciste mauritanien, flam-mauritanie.org publie ce témoignage que vient de lui accorder Cheikh Fall, un témoin clé de cette folie humaine. Ancien sous-officier de l’armée mauritanienne, Cheikh était en poste au camp de la mort de Jreida où des centaines de soldats, sous-officiers et officiers noirs mauritaniens furent massacrés.

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Pour la majorité des Arabo-berbères mauritaniens, l’unité musulmane ne doit pas inclure leurs frères et sœurs noirs.

Cela s’explique par leur perception, ancrée dans leur culture, qui considère  que les Noirs sont prédestinés à l’esclavage et qui les empêche d’accorder  aux Negro africains de Mauritanie le traitement juste et adéquat auquel, ils ont droit de par la loi islamique. Un excellent exemple de cette situation est celui que constituent les termes de ce constat de vente d’une esclave musulmane noire  nommée Koumba Mint  Sghair et de sa fille Kneiba en 1992. En voici le contenu, traduit de l’arabe

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Soutien aux prisonniers politiques de Lixeiba

Nos camarades de Lixeiba sont arbitrairement détenus dans des conditions effroyables depuis le deux juillet 2019 pour avoir osé dénoncer le coup de force électoral qui a propulsé le Général Ghazouani au rang de chef de l’Etat. Face au cynisme et à l’indifférence constante et totale des autorités, ils ont entamé  le 9 octobre une grève de la faim. Par cet acte courageux mais hautement risqué, ils ont conscience de mettre en danger leur santé  et leur vie.

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Un exposé sommaire des violations et des violences de l’Etat raciste mauritanien de 1986 à nos jours

Au moment où, en Afrique et ailleurs, la démocratie  progressait, où des peuples s’affranchissaient péniblement de la domination et de l´intolérance, la Mauritanie sombrait. Loin des avancées démocratiques, ce pays développait un système pernicieux fondé sur la ségrégation raciale, la confiscation de l’Etat, à travers tous ses rouages (Administration, Armée, Ecole, Médias etc…) au profit exclusif de la  communauté dominante. Etait simultanément conduite une politique systématique d’exclusion des citoyens Négro-africains, communément baptisée « dénigrification » du pays. Etaient également entretenus un système et des pratiques esclavagistes visant plus spécifiquement nos concitoyens Haratines (Arabes culturellement mais Noirs).

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La vie des militaires négro mauritaniens

La Mauritanie accède à l’indépendance le 28 novembre 1960; son armée est le produit du transfert des militaires de l’armée coloniale issus des effectifs de l’AOF.
Depuis 1960 ces cadres étaient formés dans les grandes écoles Françaises et Africaines jusqu’a 1976 date de l’ouverture de l’école militaire interarmes d’Atar. Héritage de l’armée coloniale, ses statuts, son règlement sa discipline étaient de rigueur et ne souffraient pas de différences ethniques, raciales ou tribales. Les fonctions de commandements et de responsabilités étaient attribuées selon la compétence, le mérite. C’est ainsi que des cadres noirs ont occupé d’importants postes dans la hiérarchie militaire. Servir avec loyauté et dévouement était la devise.

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Rencontre avec… Monsieur Mamadou Sidy BA, Président des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (Flam)

Mamadou Sidy BA, Président des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (Flam)
« La crise post-électorale a prouvé à quel point la xénophobie et le racisme restent enracinés en Mauritanie. »

Pour sa première interview ( 1ère partie) depuis l’ élection présidentielle, M.  Mamadou Sidy BA, président des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (Flam), livre à « Rencontre avec… »  son appréciation de la situation politique en Mauritanie à travers des thèmes de toute première importance.

Flam-mauritanie.org: C’est votre première interview depuis l’élection présidentielle du 22 juin 2019. Vous ne serez donc pas étonné que la première question porte sur ce sujet. Pourriez-vous nous donner votre lecture des résultats de ce scrutin et nous dire les enseignements principaux que vous en retirez ?

Mamadou Sidy BA: Les résultats sont désormais ce qu’ils sont. Il faudra faire avec.  Force est de constater que  certaines dérives ont la vie dure et qu’en matière de démocratie on est loin du compte. A toute chose malheur est bon toutefois. Ce qu’on a appelé de manière pudique la crise post- électorale a prouvé s’il en était besoin à quel point la xénophobie et le racisme restent enracinés dans le pays. Il a suffi de peu pour voir renaître le spectre de tragédies qu’on a connues dans une histoire récente. Des pays d’Afrique subsaharienne ont été livrés à la vindicte par le discours officiel et désignés comme fauteurs de troubles.

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Violences xénophobes en Afrique du Sud

Les FLAM suivent avec effroi et consternation la flambée de violence et de xénophobie dont sont victimes des ressortissants étrangers et principalement africains dans ce pays qui nous est cher. Le pays de  Nelson Mandela, de Walter Sisulu, de Oliver Tambo, de Ahmad Kathrada, de Dulcie September méritait mieux. Le combat contre l’Apartheid méritait une autre suite et d’autres lendemains. Nul mieux que Madiba n’a expliqué l’âme de la lutte contre l’Apartheid.

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L’Afrique du Sud piétine la mémoire de Nelson Mandela et a la mémoire courte

De l’Afrique du Sud, parviennent d’insoutenables vidéos et images actuelles de meurtres, de destructions de biens de travailleurs migrants africains établis sur son sol. Je m’abstiens de les publier. Les auteurs de ces violences filmées y apparaissent en état second, déterminés et soulagés d’avoir « débarrassé » leur pays de « sangsues ».

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Salut à l’ami

C’est avec une peine immense que nous avons appris la disparition du grand combattant panafricain Amath Dansokho. Une grande et inoubliable  figure des  combats contre les injustices, les inégalités, les oppressions disparaît. Homme de principes et de convictions, Amath Dansokho n’avait pas l’indignation sélective. Il combattait toutes les injustices quelles qu’en soient les victimes et quels qu’en soient les auteurs. Nous n’oublierons jamais le soutien ferme, constant et agissant qu’il ne cessa d’apporter à notre lutte.

Salut camarade. Repose en paix.

Le 27 août 2019

Département – communication

Forces de Libération Africaines de Mauritanie (Flam)

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