La vie des militaires négro mauritaniens

La Mauritanie accède à l’indépendance le 28 novembre 1960; son armée est le produit du transfert des militaires de l’armée coloniale issus des effectifs de l’AOF.
Depuis 1960 ces cadres étaient formés dans les grandes écoles Françaises et Africaines jusqu’a 1976 date de l’ouverture de l’école militaire interarmes d’Atar. Héritage de l’armée coloniale, ses statuts, son règlement sa discipline étaient de rigueur et ne souffraient pas de différences ethniques, raciales ou tribales. Les fonctions de commandements et de responsabilités étaient attribuées selon la compétence, le mérite. C’est ainsi que des cadres noirs ont occupé d’importants postes dans la hiérarchie militaire. Servir avec loyauté et dévouement était la devise.

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Baydi Kathié Pam, 128 ans déjà : Qui était-il ? Par Dr Amadou BA

10 septembre 1890 – 10 septembre 2018, voilà 128 ans que disparaissait Baydi Kathié Pam (ou Baydi Kacce Pam) ! Il était un jeune homme de 24 ans et originaire du village de Giyaa près de Podor (ville située dans le nord du Sénégal à 150 kms au sud de Saint-Louis.

Il s’était fait remarqué particulièrement par son hostilité contre le jagodin du Lam Toro qui supervisait la levée d’une troupe dans le canton de Guédé. Livré à l’administrateur Abel Jeandet, celui-ci le condamna à une amende de 2 bœufs et à transporter ses bagages pendant toute la durée de la campagne du Boseya. Une humiliation que Baydi Kathié Pam ne pouvait supportait. À Hayre Laaw, Baydi Kathié tua d’un coup de fusil Abel Jeandet, en présence de Boubakar Abdoul Kane (personnage très influente dans la province du Toro) et il prit la fuite. Il se réfugia à Mbanntou.

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Rencontre avec… Monsieur Mamadou Sidy BA, Président des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (Flam)

Mamadou Sidy BA, Président des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (Flam)
« La crise post-électorale a prouvé à quel point la xénophobie et le racisme restent enracinés en Mauritanie. »

Pour sa première interview ( 1ère partie) depuis l’ élection présidentielle, M.  Mamadou Sidy BA, président des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (Flam), livre à « Rencontre avec… »  son appréciation de la situation politique en Mauritanie à travers des thèmes de toute première importance.

Flam-mauritanie.org: C’est votre première interview depuis l’élection présidentielle du 22 juin 2019. Vous ne serez donc pas étonné que la première question porte sur ce sujet. Pourriez-vous nous donner votre lecture des résultats de ce scrutin et nous dire les enseignements principaux que vous en retirez ?

Mamadou Sidy BA: Les résultats sont désormais ce qu’ils sont. Il faudra faire avec.  Force est de constater que  certaines dérives ont la vie dure et qu’en matière de démocratie on est loin du compte. A toute chose malheur est bon toutefois. Ce qu’on a appelé de manière pudique la crise post- électorale a prouvé s’il en était besoin à quel point la xénophobie et le racisme restent enracinés dans le pays. Il a suffi de peu pour voir renaître le spectre de tragédies qu’on a connues dans une histoire récente. Des pays d’Afrique subsaharienne ont été livrés à la vindicte par le discours officiel et désignés comme fauteurs de troubles.

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Violences xénophobes en Afrique du Sud

Les FLAM suivent avec effroi et consternation la flambée de violence et de xénophobie dont sont victimes des ressortissants étrangers et principalement africains dans ce pays qui nous est cher. Le pays de  Nelson Mandela, de Walter Sisulu, de Oliver Tambo, de Ahmad Kathrada, de Dulcie September méritait mieux. Le combat contre l’Apartheid méritait une autre suite et d’autres lendemains. Nul mieux que Madiba n’a expliqué l’âme de la lutte contre l’Apartheid.

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L’Afrique du Sud piétine la mémoire de Nelson Mandela et a la mémoire courte

De l’Afrique du Sud, parviennent d’insoutenables vidéos et images actuelles de meurtres, de destructions de biens de travailleurs migrants africains établis sur son sol. Je m’abstiens de les publier. Les auteurs de ces violences filmées y apparaissent en état second, déterminés et soulagés d’avoir « débarrassé » leur pays de « sangsues ».

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Une page de notre histoire : le 2 septembre 1890, Baydi Katie Pam tue l’administrateur colonial Abel Jeandet à Grand Aéré

Nommé administrateur commandant au Sénégal, Abel Jeandet est d’abord affecté au cercle de Louga vers la fin des années 1880. Il est ensuite rappelé à Saint-Louis où il servira à la direction des affaires politiques. Après un bref séjour à Saint-Louis, Jeandet prend le commandement du cercle de Podor. Mais ses agissements ne seront pas du goût de certains dignitaires de la région. Il sera assassiné le 2 septembre 1890 à Grand Aéré (actuel Aéré Lao).

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Salut à l’ami

C’est avec une peine immense que nous avons appris la disparition du grand combattant panafricain Amath Dansokho. Une grande et inoubliable  figure des  combats contre les injustices, les inégalités, les oppressions disparaît. Homme de principes et de convictions, Amath Dansokho n’avait pas l’indignation sélective. Il combattait toutes les injustices quelles qu’en soient les victimes et quels qu’en soient les auteurs. Nous n’oublierons jamais le soutien ferme, constant et agissant qu’il ne cessa d’apporter à notre lutte.

Salut camarade. Repose en paix.

Le 27 août 2019

Département – communication

Forces de Libération Africaines de Mauritanie (Flam)

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Informations générales sur le génocide et les tueries de masse en Mauritanie

Le « passif humanitaire »* est la charge pesant sur les gouvernements mauritaniens pour les violations des droits de l’homme menées depuis l’indépendance. En particulier celles résultant du nettoyage ethnique mené dans l’administration et l’armée pendant les années 1990-1991. Sous le premier régime mauritanien post-indépendance, la problématique des droits de l’homme n’était pas au centre des préoccupations nationales.

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Le processus de l´occupation des territoires actuels de la Mauritanie et la question de la frontière du Sud

Dans l’histoire de la colonisation de la Mauritanie, la thèse généralement admise veut que la conquête se caractérise d’abord par un mouvement “(…) en hauteur vers le Maroc (…) qui a poussé ensuite (…) en largeur, vers l’est, gagnant chaque année une province sur le Sahel soudanais”. Cette vision réduit donc la conquête coloniale de la Mauritanie à celle des territoires habités exclusivement par les populations bidan. Il faut toutefois relever une ambiguïté ou une imprécision chez les auteurs de cette thèse. Certains intègrent totalement le « Sud » dans ce qu’ils appellent « l’unité territoriale maure » (Coppolani, Gouraud, Marty, etc).

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Les contre-vérités du colonel Oumar Ould Beibacar : de « Petite notion sur les Flam » à « Deux abus d’autorité/ Moi aussi j’étais à Oualata (7)

Lieutenant Oumar OULD Beibacar, geôlier à la prison mouroir de Walata. Aujourd’hui, Colonel de l’armée mauritanienne à la retraite .

Oumar Ould Beibacar a été très prolixe depuis 2015, (pourquoi ce long silence ?) en nous inondant d’écrits truffés de contre-vérités et de malveillances. Je me suis intéressé à ces écrits du premier au dernier en date.

Je ne peux me retenir de vous faire partager une de ces contradictions sur le « manifeste du négro-mauritanien opprimé… » dans deux (2) de ses textes, le premier et le dernier.

Voici ce qu’il écrivait, à ce propos, dans son premier texte, avec un focus en gras sur les éléments déterminants : « Petite notion sur les FLAM » publié sur Cridem le 19 août 2015 à 13 h14, qui nous faisait découvrir Ould Beibacar :

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Les Flam saluent la libération de Mohamed Cheikh Ould Mkheitir

 

 

 

 

 

Les Forces de Libération Africaines de Mauritanie  (FLAM) se réjouissent et saluent la libération de Mohamed Cheikh Ould Mkheitir. Comme toutes les organisations et personnes soucieuses du respect des libertés fondamentales, notre organisation déplore que Mkheitir ait été maintenu en détention au mépris des règles et principes fondamentaux des droits humains. Les FLAM regrettent que la libération de Mkheitir soit assortie de restrictions devant le conduire à quitter son pays.

Le 2 aout  2019

Département – communication

Forces de Libération Africaines de Mauritanie (Flam)

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Trait d’union et lieu de confrontation : le fleuve Sénégal

 

 

 

 

 

 

9 avril – fin mai 1989 : 150 à 200 morts à Nouakchott, des centaines de blessés ; 50 à 100 morts à Dakar, des dizaines de milliers de personnes réfugiées à la grande mosquée et protégées par l’armée ; 120 à 160 000 Mauritaniens habitant au Sénégal rapatriés vers la Mauritanie ; 76 000 Sénégalais habitant en Mauritanie renvoyés dans leur pays, 25 à 45 000 Mauritaniens noirs, privés de leurs cartes d’identité et expulsés vers le Sénégal du 29 avril au 8 mai 1989, pont aérien organisé par la France, le Maroc, l’Algérie et l’Espagne pour assurer le chassé-croisé. Telles sont les conséquences d’un différend, apparemment anodin et habituel, survenu entre agriculteurs sénégalais du village de Diawara et éleveurs mauritaniens, le 9 avril 1989, sur l’île de Doundé-Koré, dans le fleuve Sénégal1. Comment a-t-on pu en arriver là ?

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Mauritanie : Vague d’arrestations pour briser la contestation post électorale

 

 

 

 

 

 

 

Des personnalités de l’opposition ont été détenues une semaine et l’accès à Internet bloqué

(Tunis) – Les autorités mauritaniennes ont détenu au moins trois personnalités de l’opposition sans chef d’accusation, manifestement dans le cadre d’efforts visant à étouffer la contestation du résultat de l’élection présidentielle du 22 juin, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Les autorités ont également bloqué Internet et arrêté des dizaines de militants de l’opposition.

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Contre le harcèlement post-électoral : déclaration des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (Flam)

 

 

 

 

 

 

 

Comme tous les démocrates mauritaniens, nous exigeons la cessation sans délai des exactions dont sont victimes nos concitoyens n’ayant fait que s’opposer à la confiscation de leur vote.

Nous exigeons la libération immédiate de tous les détenus d’opinion et nous réjouissons de celle de Samba Thiam, dirigeant des Forces Progressistes pour le Changement (FPC) dont rien ne justifie l’arrestation.

Le coup de force électoral perpétré par le Général Ghazouani et son mentor, le Général Aziz, constitue une atteinte intolérable à la démocratie.

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Arrestations de noirs en Mauritanie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les autorités affirment avoir arrêté des « étrangers » qui voulaient déstabiliser le pays. L’opposition et les défenseurs des droits humains affirment qu’il s’agit de Négro-Mauritaniens et parlent de « racisme ».

Au moins une centaine de personnes ont été arrêtées depuis le début de la semaine en marge des manifestations qui se sont tenues à travers la Mauritanie. Les autorités affirment qu’il s’agit surtout d' »étrangers » qui se seraient associés à la contestation des résultats du premier tour de la présidentielle.

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Défait, le régime militaire prépare un nouveau génocide en Mauritanie.

 

 

 

 

 

Les mauvaises manières ont la vie dure. A peine éteints les lampions de la campagne électorale, le régime militaire, fidèle à lui-même, redevient ce qu’il n’a jamais cessé d’être : raciste, tribaliste, corrompu, génocidaire, négrophobe obsessionnel et sans frontières. La machine infernale est, une fois de plus, lancée.

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Coup de force électoral : déclaration des Flam

 

 

 

 

 

Le général Ghazouani n’a pas attendu la fin des délibérations  de la CENI, une instance qu’il a pourtant mise en place, pour s’autoproclamer vainqueur de l’élection présidentielle. C’est un coup de force hélas prévisible. Il a été accompagné par un déploiement impressionnant de forces et d’équipements militaires notamment à Nouakchott.

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Les Flam : un combat pour la victoire du droit, du vivre ensemble dans le respect de l’autre

Venu participer à la diffusion du film « le Cercle des noyés », projeté à la salle M270 de la ville de Floirac en Gironde, Ibrahima Sall, historien et membre fondateur des Forces de Libération des Africains de Mauritanie (Flam), s’est entretenu avec Kaddu sénégalais de Bordeaux sur les questions relatives à la relation du mouvement avec les différents gouvernements au Sénégal, la problématique des populations dans la vallée du fleuve Sénégal, les événements de 1989 qui ont engendré l’exil de beaucoup de noirs mauritaniens au Sénégal. Le moral des militants des FLAM à l’étranger, la démarche du gouvernement mauritanien sur le recensement national sont également des points évoqués dans l’entretien.

Source: Kaddu sénégalais de Bordeaux

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Ce que le racisme d’Etat et les discriminations font à la politique mauritanienne

 

 

 

 

 

 

 

Le racisme d’Etat, les exclusions normalisées et les pratiques politiques décadentes ont rendu possible une chose vis-à-vis de laquelle nombre de Mauritaniens avaient jusqu’à présent une aversion sans borne : la communautarisation de l’espace et des engagements politiques. Si cette créature hideuse, dont nous ne connaissons que trop bien la puissance de destruction, est à combattre dans les espaces publics et dans l’intimité des familles, il convient pourtant, pour nous qui vivons un moment exceptionnel de re-mobilisation politique généralisée, de ne point ranger les candidatures de Biram Dah et de Kane Hamidou Baba dans la rubrique de ces communautarismes (harratine, peule, soninké, wolof…) néfastes à décapiter.

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