Démonstration du racisme d’état mauritanien au siège de l’UNESCO à Paris

Les recrutements mono-ethniques dans les écoles d’excellence en Mauritanie, les noirs quasiment exclus car anciens esclaves ou non-arabes.

Les FLAM vous montrent ici la manifestation du racisme d’état à ciel ouvert en Mauritanie. Nous avions lancé l’alerte sur les orientions politiques qui excluent les noirs mauritaniens dans la gestion des affaires du pays à travers un document intitulé ‘le manifeste du négro-mauritanien opprimé’ en 1986. Ce qui avait entrainé l’emprisonnement de nos membres fondateurs à la prison mouroir de Oualata où plusieurs d’entre eux y laissèrent leur vie suite à des tortures et des conditions de détention inhumaines. Aujourd’hui, dans ce pays trait d’union entre l’Afrique subsaharienne et le  Maghreb, situé sur le continent africain, le racisme et l’exclusion des noirs dans la gestion du pays se fait au vu et au su de tout le monde et malheureusement la communauté internationale ferme les yeux sur ce qui se passe en Mauritanie.

Recrutement ciblé qui exclue les femmes noires : Hratine, Pulaar, Sonninko et wolofs.

Année après année, on reprend dans la même communauté maure et on recommence… Même le système colonial français n’avait pas fait ça.

Recrutement ciblé dans la marine nationale : Le processus de blanchiment en phase de finalisation.

Les officiers supérieurs de l’armées Mauritanienne : Toujours la même communauté, les noirs sont exclus alors que les soldats sont majoritairement noirs. La logique du maitre blanc et de la main d’œuvre noire perdure à travers une politique voulue par le régime d’apartheid mauritanien.

A l’image d’une « jeunesse hitlérienne », formation des adolescents pour perpétuer le commandement du pays par la même communauté.

L’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz qui comme ses prédécesseurs et son successeur, pour renforcer l’endoctrinement, promouvait cette politique exclusiviste dès le plus jeune âge.

Conclusion :

La communauté internationale avait combattu en son temps l’apartheid qui prévalait en Afrique du Sud. Aujourd’hui les noirs mauritaniens vivent sous un système de domination pire que l’apartheid et le système colonial réunis. Ils sont totalement exclus dans la gestion des biens communs de la Mauritanie et dans une logique d’assimilation et d’effacement de leurs cultures, ces communautés qui ne sont pas arabo-berbères sont obligées par l’Etat d’éduquer leurs enfants en langue arabe et non dans leur langue maternelle. L’UNESCO qui est une institution internationale dont le crédo est l’Education, la science et la culture devrait regarder de très près ce qui se passe en Mauritanie afin de pousser ce pays à respecter le vivre ensemble dans la diversité et la multiculturalité. Car la Mauritanie n’est pas qu’arabo-berbère elle est à la fois pulaar, sonniko et wolof et bambara. La communauté internationale doit faire pression sur la Mauritanie pour qu’elle respecte cette diversité culturelle. Un arabe n’est pas un pulaar, un sonninké n’est pas un wolof et vice versa donc à chacun de choisir l’éducation et la culture qu’il souhaite donner à ses enfants. La langue et la culture arabes doivent rester des outils de partage et d’ouvertures entres les peuples et non être instrumentalisés pour dominer, asservir et détruire les langues et les cultures qui partagent son espace géographique.  La gestion des affaires du pays doit être partagée entre tous les mauritaniens sans exclusion aucune. Il en va de la sécurité de tous.

Les FLAM à la journée de célébration des droits humains à l’UNESCO le 22/04/2022 Paris.

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Mauritanie: discriminations et questions foncières par Moustapha Touré 

Le  revers et l’envers

Nous voulons livrer, ici, une revue et un aperçu des rapports entre Discriminations et Réforme foncière en Mauritanie tels que nous les percevons, à travers notre lecture des textes et des événements relatifs à la problématique du foncier en Mauritanie.

Continuer la lecture de « Mauritanie: discriminations et questions foncières par Moustapha Touré  »

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Declaration du président des FLAM BA Mamadou Sidi à l’occasion du 39 ème anniversaire des FLAM

14 mars 1983-14 mars 2022; 39 ans d’existence pour notre mouvement, les Forces de Libération Africaines de Mauritanie, le président des FLAM , BA Mamadou Sidi s’adresse à vous, à un moment où les signaux sont au rouge  dans notre pays: déportés oubliés au Mali et au Sénégal, arabisation forcée, recensement biométrique discriminatoire, confiscation des terres de la vallée,…. Tant de sujet brûlants qui doivent nous interpeller.

La lutte continue.

Département de la communication des FLAM

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Condoléances des FLAM à la CVE et au peuple mauritanien tout entier suite au décès du Dr. KHB

Aujourd’hui, ce 28 décembre 2021, la Mauritanie vient de perdre un de ses illustres fils, le Docteur Kane Hamidou Baaba, Président de la Coalition Vivre Ensemble (C. V.E).

La CVE vient de perdre un leader, un homme humble, rassembleur et doté d’un sens aigu du consensus. Il avait cet art de parler juste avec des mots simples qui captivaient l’attention de tous.

Il savait parler à tous les Mauritaniens qu’ils soient arabo-berbères, haratines, Wolof, soninké, haalpulaar et bamana pour faire de notre pays la Mauritanie, un havre de paix pour le Vivre Ensemble dans le respect des droits de chacune de nos composantes ethniques nationales.

KHB était l’ami des FLAM et l’ami de tous les partenaires de la CVE. Sa disparition nous émeut tous et nous plonge dans une grande tristesse. Il est parti après avoir accompli sa mission pour son peuple éploré. Il est parti après avoir fait son devoir dans le combat que nous menons pour une Mauritanie, juste et démocratique. Hamidou, nous te disons merci pour l’esprit d’unité et de cohésion sociale que tu incarnais. Nous te disons également merci d’avoir donné goût à la chose politique à toutes ces femmes, à tous ces hommes et à cette jeunesse qui aspirent à la liberté, à l’égalité et la justice dans leur pays.

Le président des FLAM BA Mamadou Sidi et tous ses militants présentent leurs condoléances les plus attristées à son épouse, ses enfants, sa famille de Tekaan et à toute la classe politique de notre pays la Mauritanie. Que Dieu agrée nos prières pour lui afin que son âme repose en paix pour l’éternité.

Département de la communication des FLAM.

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DECLARATION DES FLAM

Suite aux manifestations pacifiques des populations de Bahbaalɓe et Ɓogge dénonçant les pendaisons perpétrées dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990 de plus d’une trentaine

de militaires tous haal pulaar issus de la communauté négro-mauritanienne, nous, Forces de libération africaines de Mauritanie (FLAM) sommes indignées de l’attitude des autorités mauritaniennes. Une attitude qui montre encore, si besoin était, tout ce que notre mouvement a toujours dénoncé, c’est-à-dire la gouvernance « apartheid », raciale en Mauritanie perpétrée par le système beydaan en place.

Un système qui arme et encourage ses forces de l’ordre à arrêter violemment, voire tuer ses propres citoyens pour les empêcher de manifester pacifiquement

leur mécontentement. Ces arrestations occasionnant des blessures et des admissions à l’hôpital sans aucune prise en charge de l’état.

Nous sommes dans un pays de non droit où des citoyens sont toujours en garde à vue, bâillonnés et où la facilité d’arrestation d’un négro-mauritanien est simple comme de l’eau à boire.

Après avoir fermement condamné ces arrestations et ces violences, nous FLAM exigeons :

  • Une libération immédiate de tous ceux qui sont arrêtés
  • Que de tels actes ne se reproduisent plus
  • Que l’état prenne en charge tous les blessés
  • Que les auteurs de ces actes ignobles soient poursuivis et traduits en justice

Enfin nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés et sommes de tout cœur avec eux et leurs familles.

La lutte continue.

Paris, le 30 novembre 2021

Le département de la communication des FLAM

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Propos de M. Deddahi Ould Abdallahi, ancien directeur général de la Sûreté de l’Etat : élucubrations, négationnisme raciste et fuite en avant

Ignoble mais utile. Une pièce à conviction qui pourrait parfaitement remplir son office auprès d’une juridiction. L’homme qui se présente fièrement comme le petit fils d’un Qadi d’Atar, pourrait bien devoir un jour répondre de ses forfaits devant d’autres juges.
Dans un entretien au site arabophone Elfikr, repris en français par Cridem, M. Deddahi Ould Abdallahi, ancien directeur de la Sûreté de l’Etat durant le règne du colonel de sinistre mémoire Maawiya Ould Sid’Ahmed Taya, montre avec morgue et mépris qu’il ne regrette rien. Ses propos inspirent le dégoût.
Un adepte de l’humiliation
S’il fallait une illustration du cynisme du personnage, sa réponse à l’accusation de viol commis sur une jeune femme noire lors de sa garde à vue à Nouakchott en 1986 en serait une parfaite. En laissant entendre que le rapport entre une détenue et ses geôliers pouvait être consenti, Monsieur Deddahi livre toute l’étendue de son inhumanité et de son indifférence à la souffrance. «Les agents de sécurité qui se sont relayés sur sa garde sont connus, à moins qu’elle soit tombée d’accord avec celui qui la violée » assène-t-il ne prenant pas même la peine de contester les faits. Le double tort de la victime est d’être de race noire et apparentée à un des leaders reconnu du combat politique pacifique contre le pouvoir. D’où le mépris épidermique et viscéral.
A elle seule, une telle déclaration devrait suffire à disqualifier l’ensemble du récit et à justifier une enquête sérieuse pour faire la lumière tout particulièrement sur les cas de viols subis en détention. Il n’est pas tard. Ce combat ne fait que commencer et le soutien actif des organisations internationales notamment féminines pèsera de tout son poids et pourrait aider à faire changer la donne.
Il ne fait aucun doute qu’ailleurs qu’en Mauritanie, les propos du négationniste Deddahi lui auraient valu des poursuites pour négation voire apologie de crimes, notamment de viol conçu comme torture. En excipant de l’absence de plainte contre la police alors qu’il n’ignore rien du contexte et de l’asymétrie des situations,  le cerbère se couvre de ridicule. Mais il ne perd rien pour attendre. Ses propos ne resteront pas sans suite. Il s’en rendra compte à ses dépens bien plus tôt qu’il ne l’imagine.
La fidélité au colonel génocidaire et à l’idéologie raciste panarabiste
De manière générale, sans surprise, le mépris pour les victimes sature tout le texte. Il n’a d’égal que le racisme obsessionnel du préposé à la répression. Une propension enfantine à la fanfaronnade et au triomphalisme rivalisent avec le sentiment d’impunité affiché sans vergogne par le sinistre personnage. De sa rhétorique à faire vomir émergent un tissu de mensonges éhontés mais également une fidélité atavique à la machine à tuer, à son grand machiniste: le colonel génocidaire fuyard Maawiya Ould Sid’Ahmed Taya et sa dévotion au versant mauritanien de l’idéologie panarabiste. Cet Apartheid sahélien, socle du système d’exclusion de la composante noire du Sud de la Mauritanie. Il ne tarit pas d’éloges sur le maître d’œuvre de l’éliminationnisme à tendance génocidaire, selon lui «l’un des meilleurs officiers et le plus ouvert à la démocratie ». Puis vient cet aveu de complicité : «J’apprécie ce qu’il a accompli pendant sa présidence et dont l’État avait besoin. Mais ces réalisations sont restées vaines ». Tout est presque dit. Mais développons plus avant.
Il a une idée claire de « sa » Mauritanie : un Etat exclusivement maure, totalement arabe parce qu’entièrement arabisé. Au lance-flammes s’il le faut. On ne lésine pas sur les moyens comme il a su le montrer. « Qu’importe qui il écrase. Qu’importe qui il broie ». Surtout, si le pauvre est négro-mauritanien. D’ailleurs, ce dernier est assimilé à un envahisseur. Il faut ce qu’il faut pour préparer le génocide et le justifier. Le grand projet de blanchiment et son corollaire l’effacement de la composante négro-africaine méritent un argumentaire à leur niveau. Le flic, expert ès tortures, se fait analyste et convoque la théorie de l’invasion, la variante mauritanienne du sinistre « Grand remplacement ». Les Mauritaniens noirs seraient venus d’ailleurs et principalement du Sénégal voisin. S’exprimant à la manière des racialistes bon teint, l’ancien super flic à l’imagination débridée innove même en insinuant que ces « nègres » (c’est son terme) se seraient établis dans le Trab El Bidhane en deux temps.
S’improvisant historien pour les besoins de la cause, il décrète que la dernière vague s’est établie en Mauritanie à la faveur de la colonisation. La preuve ? «Tout le monde sait, qu’à l’époque du colonialisme et du début de l’État-Nation, les étrangers avaient une présence importante dans les organes étatiques, que leur progéniture est restée ici ». Le mythe des infiltrés et ennemis de l’intérieur. Rien n’est explicite et tout est insinué. En somme, l’équation, grosse en potentialités éliminationnistes, est la suivante : Négro-africains= étrangers.
Autre explication, cette vague «d’étrangers noirs » nouvellement installés aurait fait de l’ombre à la première dont le commissaire, rangé des menottes,  concède du bout des lèvres la mauritanité. Euréka. Voilà « la raison des mouvements nègres survenus dans les années soixante-dix. « Ceux qui avaient publié ce Manifeste avaient soulevé le problème de leur harcèlement par des éléments noirs étrangers, qui ont occupé leur place en Mauritanie ». Allusion au «Manifeste des 19 » publié en 1966 et dénonçant le processus d’arabisation assimilationniste. On n’en est plus au stade de l’insinuation. Le propos est plus transparent Il est suffisamment clair mais d’une limpidité lamentable. En clair, il s’agit ni plus ni moins que d’une question de concurrence entre noirs. « Nègres » dirait notre policier en mal de matraques.
Peu lui importe que pas une ligne du Manifeste de 1966 ou de celui de 1986 ne fasse la moindre allusion à sa « thèse ». L’essentiel pour lui n’est pas là. Les preuves, quelle importance ? N’ayant pas la conscience tranquille, le sinistre retraité, tout à son imposture, «révèle» que les investigations minutieuses de ses services  en 1986, à la suite des arrestations de plusieurs cadres des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM), ont démontré que «ceux qui ont ordonné la fondation du mouvement FLAM et ceux qui ont été chargés de le créer étaient d’origine étrangère….Le mouvement des FLAM a été créé en 1983 et c’est à la suite des instructions avec ses éléments en 1986, que nous avons découvert, que c’est un non mauritanien qu’il est à l’origine de l’ordre de sa création». Une obsession.
Les FLAM sont évidemment présentées ensuite comme un mouvement violent, raciste soutenu par l’extérieur, autant dire le Sénégal, « cherchant à renverser le régime mauritanien au profit d’une certaine race ». Laquelle donc ? Chauffée à blanc par tout cela, la rue panarabiste ne cherche qu’à en découdre et à sceller le sort des « nègres ». On est en  1986 – 1989. Les années de plomb ! Trente ans plus tard, les braises restent ardentes, le triomphalisme et le sentiment d’une victoire définitive plus vivaces que jamais et brandis. «Nous avons tout ce que vous n’avez pas: l’argent, les armes et le pouvoir» prévient un des tenants de l’idéologie hégémonique et éliminationniste. Comprenne qui pourra. C’est là un versant de l’Etat-système protégé par la sentinelle Deddahi. Lequel se contente d’être « juste heureux de l’échec de la tentative de coup d’Etat », pourtant sanglant perpétré en 2003 par les Cavaliers du Changement.
Ici, point de mots haineux, pas davantage de jugement porté sur les auteurs, il sont vrais maures, et sur M .Saleh Ould Hanena, l’instigateur. Lequel a d’ailleurs été amnistié depuis et récompensé. Quel contraste avec «1987 » ! Trois officiers noirs accusés d’avoir fomenté un coup d’Etat avaient été fusillés alors même que le projet qui leur avait été prêté n’avait reçu aucun début d’exécution. Deux poids, deux mesures. L’entre-soi fonctionne pleinement et le système se protège en  protégeant ceux qui, malgré tout, étaient restés des siens.
De graves accusations pèsent sur l’ancien policier. Conscient de son fait, de sa responsabilité notamment dans les crimes commis contre des citoyens négro-africains et particulièrement ceux de la Vallée, l’homme fait tout pour enrayer la manifestation de la vérité. C’est peine perdue. Notre détermination et notre volonté de voir la justice triompher auront raison de toutes les entreprises de dissimulation et d’escamotage. Tôt ou tard, la justice passera.
Ciré Ba – Paris, le 04/11/2021
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Fausses concertations et vrais projets du pouvoir raciste mauritanien

Dès les premiers jours du pouvoir actuel, on nous parle de dialogue et de concertation. L’actualité s’est emballée récemment sur le sujet. Ceux qui y croient sincèrement courent le risque d’être floués et ceux qui feignent d’y croire salueront les résultats quoi qu’il arrive. Le système éducatif, à la dérive depuis de nombreuses années, supposé en être le thème principal, est le cadet des soucis de «nos» gouvernants. Et pour cause ! Leurs progénitures y échappent totalement. L’école publique, ou ce qu’il en reste, est faite pour les enfants des pauvres qui n’ont pas le choix. La jeunesse dorée, elle, se réfugie dans les écoles privées, françaises de préférence, et profite des enseignements dispensés en français, langue pourtant dont leurs parents demandent le bannissement. Ce n’est un secret pour personne que ceux qui, au nom d’une arabité paranoïaque, prônent la suppression pure et simple du français de l’enseignement et de la sphère publique plus généralement, sont les mêmes qui envoient leurs enfants étudier dans les écoles et universités françaises. Où quand le cynisme, l’incohérence et la mauvaise foi font bon ménage. Ce ne sont pas les concertations de façade qui y changeront grand-chose. La grande parade n’aura rien d’un débat démocratique. Elle marquera au contraire le triomphe du faux-semblant. Est-il besoin de concertation pour juguler le racisme systémique, les exclusions de certaines communautés de pans entiers de la vie publique, les discriminations, les nominations monocolores, les usurpations des terres, le nivellement culturel par une arabisation totalitaire? Des pratiques qui se sont amplifiées sous le pouvoir actuel qui parachève brutalement une dynamique minutieusement initiée et installée depuis des décennies.

Ce qui se prépare est en réalité le dernier étage d’une fusée qui se construit depuis plusieurs années. Le pouvoir se charge de la mettre en orbite avec un  programme final qui n’a jamais dévié. Il a pour nom arabisation totale et exclusive du pays. Un projet ouvertement assimilationniste qui ne s’embarrasse plus guère d’aucun complexe ni d’aucun scrupule. La politique du Grand effacement des composantes non arabes du pays a désormais atteint son paroxysme. Il ne faut surtout pas sous-estimer les annonces complaisamment relayées par les testeurs du pouvoir à ce sujet. Elles exposent des projets qui n’attendent que leur heure. Comment expliquer autrement que, piétinant des principes actés depuis plusieurs années  au plan interne et au plan international, le principe de la transcription des langues nationales en caractères dits latins soit bafoué au profit du choix absurde mais conforme à la nature du régime de les transcrire en caractères arabes ? L’objectif est clair. Il s’agit, outre de  gommer culturellement les composantes négro-africaines de Mauritanie, de les déconnecter de l’Afrique subsaharienne. Quant à l’arabisation intégrale, absurdité qui ferait de la Mauritanie le seul pays mono-linguistique de la planète, on en mesurera hélas les dégâts à très court terme. Encore une fois, les effets sur l’école affecteront surtout les enfants issus des franges déshéritées de la population.

Enfin, ce à quoi nous assistons est surtout l’offensive d’un régime sûr de sa domination et soucieux par-dessus-tout de mettre en œuvre son projet éliminationniste  quoiqu’il en coûte. Ne l’acceptons pas. Combattons-le de toutes nos forces.

Attachées par principe au dialogue et à la concertation, les FLAM seront attentives à toutes les initiatives en ce sens. Notre organisation appelle néanmoins l’attention de nos concitoyens sur le fait que des choix inconsidérés affectant le système éducatif, pouvant mettre en péril l’avenir de nos enfants et de nos jeunes nous conduiront à adapter notre position en conséquence. Nous ne céderons pas.

La lutte continue.

le 26/10/2021

Département de la communication des FLAM.

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Témoignage de Ibirahiima Abu Sal sur la Mort de Jiggo Tafsiiru

Jam waali, jam weeti, jam nyalli, jam hiiri
Je vous rappelle que c’est aujourd’hui le 33ème anniversaire du décès de notre grand-frère militant,  un des précieux membres fondateurs des F.l.A.M,  Tafsiiru JIGGO. Décédé et enterré à Waalata, le mercredi 28 septembre 1988.
« Ibiraahiima, haa mi maaya, mami heddo wonnde e nder njuulu lislaam, Fuutaŋnke e F.l.A.M . Jaŋngo, so a denyii yaltude, jokku wittooji maaɗa. Eden potti anndu no feewi dartol men »(dimanche, 25 septembre 1988).
On avait sorti un groupe de prisonniers politiques dont je faisais partie pour apporter de l’eau depuis les puits situés dans une petite vallée de Waalata. Lorsque nous sommes revenus, au moment d’entrer dans le fort, nous avons entendu quelqu’un qui criait  » O maayi, o maayi ». Entre 09h et 10h.
 Nous entendions aussi Muusa Gomel BARO qui criait dans la cour et dans la salle de prison où nous étions enfermés depuis notre arrivée au fort de Waalata le vendredi 11 décembre 1987:
« Tafsiiru maayii, o maayi Jambaaro maayi ». Il était très, très, très choqué comme nombreux parmi nous.
J’ÉTAIS CHOQUÉ, CHOQUÉ,  CHOQUÉ.
TAFSIIRU JIGGO:  MON GRAND-FRÈRE ET CAMARADE COMPLICE POLITIQUE.
 A Waalata, il faisait partie d’un petit groupe de personnes qui faisaient un travail important pour me protéger des menaces de personnes qui souhaitaient ma mort; d’autres qui voulaient même donner mon nom aux reponsables de la prison. C’est ce qu’ils ont fait en septembre 1988).
« On te tue et on jette ton corps comme une pomme pourrie » ( Wul Bubakar  à Waalata et le responsable de la prison d’Ayuun el Atuurus en novembre 1988).
Pendant les moments de tensions Tafsiiru JIGGO,  Paate BAH, Abuubakri JALLO me faisaient coucher discrètement entre eux, et me faisaient couvrir de leurs draps.
Ces Informations ont été communiquées à Amnesty international et national français  et à Africa Watch. A Genève aussi. Des interlocutrices et des interlocuteurs qui étaient fortement choquées et choqués de défendre dans le monde des personnes qui avaient ce comportement inhumain vis-à-vis de leurs compagnons de prison.
Dans la publication de ma thèse (« Mauritanie du Sud. conquêtes et administration coloniales françaises. 1890-1945 » Karthala. Paris. 2007- 815 pages) je les remercie, lui Tafsiiru JIGGO , Alasan Umar BAH et mon cousin Abdul Kudduus BAH -Page 6).
Le jour du transfère des civils à  Ayuun-el-Atrouss (du 31 octobre au1er novembre 1988), pendant les préparations, je suis allé dehors, resté debout à quelques mètres de leurs tombes respectives.  « Saaŋnga maa aroy jaŋngo, min nawa on min mbirnoya on Fuuta Tooro: Kayhayɗi,  Calgu , Ɓoggee, Fimmbo (…..).Hare koo jokkata haa poolgu WAALFUUGI »
Je suis revenu au groupe dont certains, j’ai constaté,  me regardaient.  Deux d’entre eux m’ont posé la question :  « Pourquoi tu étais tourné vers les tombes ». Je suis resté dans le silence, et je ne répondis pas aux questions. C’est à Ayuun-el-Atrouss que j’ai répondu à certains  camarades de combat pour notre dignité humaine.
Retenons ce principe fondamental nationaliste : transférer un jour leurs corps  respectifs au Fuuta Tooro, dans leurs villes et villages respectifs, comme nous le ferons aussi pour tous les autres. INSTALLER LEURS CORPS RESPECTIFS DANS LA DIGNITÉ SOCIO-HUMAINE.
Le 28/09/2021
Ibiraahiima Abuu SAL
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Condoléances des FLAM à la famille de SY Abdoulaye Malikel

Le président des FLAM et tous les membres des FLAM présentent leurs condoléances les plus attristées a la famille de Abdoulaye MaIikel Sy, décédé aujourd’hui à Dakar. Il fut un homme qui a lutté toute sa vie pour la bonne cause et pour la dignité humaine en Mauritanie.  Il avait survécu à la prison mouroir de Oualata avec les détenus  FLAMistes en 1986. Le président des FLAM et tous ses militants  présentent leurs condoléances a toute la classe politique de notre pays la Mauritanie. Car sa vie fut militante, combattante jusqu’à son dernier souffle. Paix à ton âme doyen.

le 14/09/2021

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Hommage au lieutenant BA Abdoul QUDUS

 

Après de brillantes études au lycée national, sanctionnées par le baccalauréat série C, Bâ Abdoul Khoudouss entreprit au Canada des études d’ingénieur des ponts et chaussées. De retour au pays, il travaille à la SNADER (Société Nationale de Développement Rural). Pour le jeune et brillant ingénieur, soucieux de mettre ses compétences au service de son pays, une brillante carrière semblait toute tracée. Mais très vite il déchanta. L’incurie et le laxisme, auxquels l’injustice était venue s’ajouter, le révoltèrent. Il démissionne.

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