Condoléances des FLAM à la CVE et au peuple mauritanien tout entier suite au décès du Dr. KHB

Aujourd’hui, ce 28 décembre 2021, la Mauritanie vient de perdre un de ses illustres fils, le Docteur Kane Hamidou Baaba, Président de la Coalition Vivre Ensemble (C. V.E).

La CVE vient de perdre un leader, un homme humble, rassembleur et doté d’un sens aigu du consensus. Il avait cet art de parler juste avec des mots simples qui captivaient l’attention de tous.

Il savait parler à tous les Mauritaniens qu’ils soient arabo-berbères, haratines, Wolof, soninké, haalpulaar et bamana pour faire de notre pays la Mauritanie, un havre de paix pour le Vivre Ensemble dans le respect des droits de chacune de nos composantes ethniques nationales.

KHB était l’ami des FLAM et l’ami de tous les partenaires de la CVE. Sa disparition nous émeut tous et nous plonge dans une grande tristesse. Il est parti après avoir accompli sa mission pour son peuple éploré. Il est parti après avoir fait son devoir dans le combat que nous menons pour une Mauritanie, juste et démocratique. Hamidou, nous te disons merci pour l’esprit d’unité et de cohésion sociale que tu incarnais. Nous te disons également merci d’avoir donné goût à la chose politique à toutes ces femmes, à tous ces hommes et à cette jeunesse qui aspirent à la liberté, à l’égalité et la justice dans leur pays.

Le président des FLAM BA Mamadou Sidi et tous ses militants présentent leurs condoléances les plus attristées à son épouse, ses enfants, sa famille de Tekaan et à toute la classe politique de notre pays la Mauritanie. Que Dieu agrée nos prières pour lui afin que son âme repose en paix pour l’éternité.

Département de la communication des FLAM.

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DECLARATION DES FLAM

Suite aux manifestations pacifiques des populations de Bahbaalɓe et Ɓogge dénonçant les pendaisons perpétrées dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990 de plus d’une trentaine

de militaires tous haal pulaar issus de la communauté négro-mauritanienne, nous, Forces de libération africaines de Mauritanie (FLAM) sommes indignées de l’attitude des autorités mauritaniennes. Une attitude qui montre encore, si besoin était, tout ce que notre mouvement a toujours dénoncé, c’est-à-dire la gouvernance « apartheid », raciale en Mauritanie perpétrée par le système beydaan en place.

Un système qui arme et encourage ses forces de l’ordre à arrêter violemment, voire tuer ses propres citoyens pour les empêcher de manifester pacifiquement

leur mécontentement. Ces arrestations occasionnant des blessures et des admissions à l’hôpital sans aucune prise en charge de l’état.

Nous sommes dans un pays de non droit où des citoyens sont toujours en garde à vue, bâillonnés et où la facilité d’arrestation d’un négro-mauritanien est simple comme de l’eau à boire.

Après avoir fermement condamné ces arrestations et ces violences, nous FLAM exigeons :

  • Une libération immédiate de tous ceux qui sont arrêtés
  • Que de tels actes ne se reproduisent plus
  • Que l’état prenne en charge tous les blessés
  • Que les auteurs de ces actes ignobles soient poursuivis et traduits en justice

Enfin nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés et sommes de tout cœur avec eux et leurs familles.

La lutte continue.

Paris, le 30 novembre 2021

Le département de la communication des FLAM

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Propos de M. Deddahi Ould Abdallahi, ancien directeur général de la Sûreté de l’Etat : élucubrations, négationnisme raciste et fuite en avant

Ignoble mais utile. Une pièce à conviction qui pourrait parfaitement remplir son office auprès d’une juridiction. L’homme qui se présente fièrement comme le petit fils d’un Qadi d’Atar, pourrait bien devoir un jour répondre de ses forfaits devant d’autres juges.
Dans un entretien au site arabophone Elfikr, repris en français par Cridem, M. Deddahi Ould Abdallahi, ancien directeur de la Sûreté de l’Etat durant le règne du colonel de sinistre mémoire Maawiya Ould Sid’Ahmed Taya, montre avec morgue et mépris qu’il ne regrette rien. Ses propos inspirent le dégoût.
Un adepte de l’humiliation
S’il fallait une illustration du cynisme du personnage, sa réponse à l’accusation de viol commis sur une jeune femme noire lors de sa garde à vue à Nouakchott en 1986 en serait une parfaite. En laissant entendre que le rapport entre une détenue et ses geôliers pouvait être consenti, Monsieur Deddahi livre toute l’étendue de son inhumanité et de son indifférence à la souffrance. «Les agents de sécurité qui se sont relayés sur sa garde sont connus, à moins qu’elle soit tombée d’accord avec celui qui la violée » assène-t-il ne prenant pas même la peine de contester les faits. Le double tort de la victime est d’être de race noire et apparentée à un des leaders reconnu du combat politique pacifique contre le pouvoir. D’où le mépris épidermique et viscéral.
A elle seule, une telle déclaration devrait suffire à disqualifier l’ensemble du récit et à justifier une enquête sérieuse pour faire la lumière tout particulièrement sur les cas de viols subis en détention. Il n’est pas tard. Ce combat ne fait que commencer et le soutien actif des organisations internationales notamment féminines pèsera de tout son poids et pourrait aider à faire changer la donne.
Il ne fait aucun doute qu’ailleurs qu’en Mauritanie, les propos du négationniste Deddahi lui auraient valu des poursuites pour négation voire apologie de crimes, notamment de viol conçu comme torture. En excipant de l’absence de plainte contre la police alors qu’il n’ignore rien du contexte et de l’asymétrie des situations,  le cerbère se couvre de ridicule. Mais il ne perd rien pour attendre. Ses propos ne resteront pas sans suite. Il s’en rendra compte à ses dépens bien plus tôt qu’il ne l’imagine.
La fidélité au colonel génocidaire et à l’idéologie raciste panarabiste
De manière générale, sans surprise, le mépris pour les victimes sature tout le texte. Il n’a d’égal que le racisme obsessionnel du préposé à la répression. Une propension enfantine à la fanfaronnade et au triomphalisme rivalisent avec le sentiment d’impunité affiché sans vergogne par le sinistre personnage. De sa rhétorique à faire vomir émergent un tissu de mensonges éhontés mais également une fidélité atavique à la machine à tuer, à son grand machiniste: le colonel génocidaire fuyard Maawiya Ould Sid’Ahmed Taya et sa dévotion au versant mauritanien de l’idéologie panarabiste. Cet Apartheid sahélien, socle du système d’exclusion de la composante noire du Sud de la Mauritanie. Il ne tarit pas d’éloges sur le maître d’œuvre de l’éliminationnisme à tendance génocidaire, selon lui «l’un des meilleurs officiers et le plus ouvert à la démocratie ». Puis vient cet aveu de complicité : «J’apprécie ce qu’il a accompli pendant sa présidence et dont l’État avait besoin. Mais ces réalisations sont restées vaines ». Tout est presque dit. Mais développons plus avant.
Il a une idée claire de « sa » Mauritanie : un Etat exclusivement maure, totalement arabe parce qu’entièrement arabisé. Au lance-flammes s’il le faut. On ne lésine pas sur les moyens comme il a su le montrer. « Qu’importe qui il écrase. Qu’importe qui il broie ». Surtout, si le pauvre est négro-mauritanien. D’ailleurs, ce dernier est assimilé à un envahisseur. Il faut ce qu’il faut pour préparer le génocide et le justifier. Le grand projet de blanchiment et son corollaire l’effacement de la composante négro-africaine méritent un argumentaire à leur niveau. Le flic, expert ès tortures, se fait analyste et convoque la théorie de l’invasion, la variante mauritanienne du sinistre « Grand remplacement ». Les Mauritaniens noirs seraient venus d’ailleurs et principalement du Sénégal voisin. S’exprimant à la manière des racialistes bon teint, l’ancien super flic à l’imagination débridée innove même en insinuant que ces « nègres » (c’est son terme) se seraient établis dans le Trab El Bidhane en deux temps.
S’improvisant historien pour les besoins de la cause, il décrète que la dernière vague s’est établie en Mauritanie à la faveur de la colonisation. La preuve ? «Tout le monde sait, qu’à l’époque du colonialisme et du début de l’État-Nation, les étrangers avaient une présence importante dans les organes étatiques, que leur progéniture est restée ici ». Le mythe des infiltrés et ennemis de l’intérieur. Rien n’est explicite et tout est insinué. En somme, l’équation, grosse en potentialités éliminationnistes, est la suivante : Négro-africains= étrangers.
Autre explication, cette vague «d’étrangers noirs » nouvellement installés aurait fait de l’ombre à la première dont le commissaire, rangé des menottes,  concède du bout des lèvres la mauritanité. Euréka. Voilà « la raison des mouvements nègres survenus dans les années soixante-dix. « Ceux qui avaient publié ce Manifeste avaient soulevé le problème de leur harcèlement par des éléments noirs étrangers, qui ont occupé leur place en Mauritanie ». Allusion au «Manifeste des 19 » publié en 1966 et dénonçant le processus d’arabisation assimilationniste. On n’en est plus au stade de l’insinuation. Le propos est plus transparent Il est suffisamment clair mais d’une limpidité lamentable. En clair, il s’agit ni plus ni moins que d’une question de concurrence entre noirs. « Nègres » dirait notre policier en mal de matraques.
Peu lui importe que pas une ligne du Manifeste de 1966 ou de celui de 1986 ne fasse la moindre allusion à sa « thèse ». L’essentiel pour lui n’est pas là. Les preuves, quelle importance ? N’ayant pas la conscience tranquille, le sinistre retraité, tout à son imposture, «révèle» que les investigations minutieuses de ses services  en 1986, à la suite des arrestations de plusieurs cadres des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM), ont démontré que «ceux qui ont ordonné la fondation du mouvement FLAM et ceux qui ont été chargés de le créer étaient d’origine étrangère….Le mouvement des FLAM a été créé en 1983 et c’est à la suite des instructions avec ses éléments en 1986, que nous avons découvert, que c’est un non mauritanien qu’il est à l’origine de l’ordre de sa création». Une obsession.
Les FLAM sont évidemment présentées ensuite comme un mouvement violent, raciste soutenu par l’extérieur, autant dire le Sénégal, « cherchant à renverser le régime mauritanien au profit d’une certaine race ». Laquelle donc ? Chauffée à blanc par tout cela, la rue panarabiste ne cherche qu’à en découdre et à sceller le sort des « nègres ». On est en  1986 – 1989. Les années de plomb ! Trente ans plus tard, les braises restent ardentes, le triomphalisme et le sentiment d’une victoire définitive plus vivaces que jamais et brandis. «Nous avons tout ce que vous n’avez pas: l’argent, les armes et le pouvoir» prévient un des tenants de l’idéologie hégémonique et éliminationniste. Comprenne qui pourra. C’est là un versant de l’Etat-système protégé par la sentinelle Deddahi. Lequel se contente d’être « juste heureux de l’échec de la tentative de coup d’Etat », pourtant sanglant perpétré en 2003 par les Cavaliers du Changement.
Ici, point de mots haineux, pas davantage de jugement porté sur les auteurs, il sont vrais maures, et sur M .Saleh Ould Hanena, l’instigateur. Lequel a d’ailleurs été amnistié depuis et récompensé. Quel contraste avec «1987 » ! Trois officiers noirs accusés d’avoir fomenté un coup d’Etat avaient été fusillés alors même que le projet qui leur avait été prêté n’avait reçu aucun début d’exécution. Deux poids, deux mesures. L’entre-soi fonctionne pleinement et le système se protège en  protégeant ceux qui, malgré tout, étaient restés des siens.
De graves accusations pèsent sur l’ancien policier. Conscient de son fait, de sa responsabilité notamment dans les crimes commis contre des citoyens négro-africains et particulièrement ceux de la Vallée, l’homme fait tout pour enrayer la manifestation de la vérité. C’est peine perdue. Notre détermination et notre volonté de voir la justice triompher auront raison de toutes les entreprises de dissimulation et d’escamotage. Tôt ou tard, la justice passera.
Ciré Ba – Paris, le 04/11/2021
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Fausses concertations et vrais projets du pouvoir raciste mauritanien

Dès les premiers jours du pouvoir actuel, on nous parle de dialogue et de concertation. L’actualité s’est emballée récemment sur le sujet. Ceux qui y croient sincèrement courent le risque d’être floués et ceux qui feignent d’y croire salueront les résultats quoi qu’il arrive. Le système éducatif, à la dérive depuis de nombreuses années, supposé en être le thème principal, est le cadet des soucis de «nos» gouvernants. Et pour cause ! Leurs progénitures y échappent totalement. L’école publique, ou ce qu’il en reste, est faite pour les enfants des pauvres qui n’ont pas le choix. La jeunesse dorée, elle, se réfugie dans les écoles privées, françaises de préférence, et profite des enseignements dispensés en français, langue pourtant dont leurs parents demandent le bannissement. Ce n’est un secret pour personne que ceux qui, au nom d’une arabité paranoïaque, prônent la suppression pure et simple du français de l’enseignement et de la sphère publique plus généralement, sont les mêmes qui envoient leurs enfants étudier dans les écoles et universités françaises. Où quand le cynisme, l’incohérence et la mauvaise foi font bon ménage. Ce ne sont pas les concertations de façade qui y changeront grand-chose. La grande parade n’aura rien d’un débat démocratique. Elle marquera au contraire le triomphe du faux-semblant. Est-il besoin de concertation pour juguler le racisme systémique, les exclusions de certaines communautés de pans entiers de la vie publique, les discriminations, les nominations monocolores, les usurpations des terres, le nivellement culturel par une arabisation totalitaire? Des pratiques qui se sont amplifiées sous le pouvoir actuel qui parachève brutalement une dynamique minutieusement initiée et installée depuis des décennies.

Ce qui se prépare est en réalité le dernier étage d’une fusée qui se construit depuis plusieurs années. Le pouvoir se charge de la mettre en orbite avec un  programme final qui n’a jamais dévié. Il a pour nom arabisation totale et exclusive du pays. Un projet ouvertement assimilationniste qui ne s’embarrasse plus guère d’aucun complexe ni d’aucun scrupule. La politique du Grand effacement des composantes non arabes du pays a désormais atteint son paroxysme. Il ne faut surtout pas sous-estimer les annonces complaisamment relayées par les testeurs du pouvoir à ce sujet. Elles exposent des projets qui n’attendent que leur heure. Comment expliquer autrement que, piétinant des principes actés depuis plusieurs années  au plan interne et au plan international, le principe de la transcription des langues nationales en caractères dits latins soit bafoué au profit du choix absurde mais conforme à la nature du régime de les transcrire en caractères arabes ? L’objectif est clair. Il s’agit, outre de  gommer culturellement les composantes négro-africaines de Mauritanie, de les déconnecter de l’Afrique subsaharienne. Quant à l’arabisation intégrale, absurdité qui ferait de la Mauritanie le seul pays mono-linguistique de la planète, on en mesurera hélas les dégâts à très court terme. Encore une fois, les effets sur l’école affecteront surtout les enfants issus des franges déshéritées de la population.

Enfin, ce à quoi nous assistons est surtout l’offensive d’un régime sûr de sa domination et soucieux par-dessus-tout de mettre en œuvre son projet éliminationniste  quoiqu’il en coûte. Ne l’acceptons pas. Combattons-le de toutes nos forces.

Attachées par principe au dialogue et à la concertation, les FLAM seront attentives à toutes les initiatives en ce sens. Notre organisation appelle néanmoins l’attention de nos concitoyens sur le fait que des choix inconsidérés affectant le système éducatif, pouvant mettre en péril l’avenir de nos enfants et de nos jeunes nous conduiront à adapter notre position en conséquence. Nous ne céderons pas.

La lutte continue.

le 26/10/2021

Département de la communication des FLAM.

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Témoignage de Ibirahiima Abu Sal sur la Mort de Jiggo Tafsiiru

Jam waali, jam weeti, jam nyalli, jam hiiri
Je vous rappelle que c’est aujourd’hui le 33ème anniversaire du décès de notre grand-frère militant,  un des précieux membres fondateurs des F.l.A.M,  Tafsiiru JIGGO. Décédé et enterré à Waalata, le mercredi 28 septembre 1988.
« Ibiraahiima, haa mi maaya, mami heddo wonnde e nder njuulu lislaam, Fuutaŋnke e F.l.A.M . Jaŋngo, so a denyii yaltude, jokku wittooji maaɗa. Eden potti anndu no feewi dartol men »(dimanche, 25 septembre 1988).
On avait sorti un groupe de prisonniers politiques dont je faisais partie pour apporter de l’eau depuis les puits situés dans une petite vallée de Waalata. Lorsque nous sommes revenus, au moment d’entrer dans le fort, nous avons entendu quelqu’un qui criait  » O maayi, o maayi ». Entre 09h et 10h.
 Nous entendions aussi Muusa Gomel BARO qui criait dans la cour et dans la salle de prison où nous étions enfermés depuis notre arrivée au fort de Waalata le vendredi 11 décembre 1987:
« Tafsiiru maayii, o maayi Jambaaro maayi ». Il était très, très, très choqué comme nombreux parmi nous.
J’ÉTAIS CHOQUÉ, CHOQUÉ,  CHOQUÉ.
TAFSIIRU JIGGO:  MON GRAND-FRÈRE ET CAMARADE COMPLICE POLITIQUE.
 A Waalata, il faisait partie d’un petit groupe de personnes qui faisaient un travail important pour me protéger des menaces de personnes qui souhaitaient ma mort; d’autres qui voulaient même donner mon nom aux reponsables de la prison. C’est ce qu’ils ont fait en septembre 1988).
« On te tue et on jette ton corps comme une pomme pourrie » ( Wul Bubakar  à Waalata et le responsable de la prison d’Ayuun el Atuurus en novembre 1988).
Pendant les moments de tensions Tafsiiru JIGGO,  Paate BAH, Abuubakri JALLO me faisaient coucher discrètement entre eux, et me faisaient couvrir de leurs draps.
Ces Informations ont été communiquées à Amnesty international et national français  et à Africa Watch. A Genève aussi. Des interlocutrices et des interlocuteurs qui étaient fortement choquées et choqués de défendre dans le monde des personnes qui avaient ce comportement inhumain vis-à-vis de leurs compagnons de prison.
Dans la publication de ma thèse (« Mauritanie du Sud. conquêtes et administration coloniales françaises. 1890-1945 » Karthala. Paris. 2007- 815 pages) je les remercie, lui Tafsiiru JIGGO , Alasan Umar BAH et mon cousin Abdul Kudduus BAH -Page 6).
Le jour du transfère des civils à  Ayuun-el-Atrouss (du 31 octobre au1er novembre 1988), pendant les préparations, je suis allé dehors, resté debout à quelques mètres de leurs tombes respectives.  « Saaŋnga maa aroy jaŋngo, min nawa on min mbirnoya on Fuuta Tooro: Kayhayɗi,  Calgu , Ɓoggee, Fimmbo (…..).Hare koo jokkata haa poolgu WAALFUUGI »
Je suis revenu au groupe dont certains, j’ai constaté,  me regardaient.  Deux d’entre eux m’ont posé la question :  « Pourquoi tu étais tourné vers les tombes ». Je suis resté dans le silence, et je ne répondis pas aux questions. C’est à Ayuun-el-Atrouss que j’ai répondu à certains  camarades de combat pour notre dignité humaine.
Retenons ce principe fondamental nationaliste : transférer un jour leurs corps  respectifs au Fuuta Tooro, dans leurs villes et villages respectifs, comme nous le ferons aussi pour tous les autres. INSTALLER LEURS CORPS RESPECTIFS DANS LA DIGNITÉ SOCIO-HUMAINE.
Le 28/09/2021
Ibiraahiima Abuu SAL
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Condoléances des FLAM à la famille de SY Abdoulaye Malikel

Le président des FLAM et tous les membres des FLAM présentent leurs condoléances les plus attristées a la famille de Abdoulaye MaIikel Sy, décédé aujourd’hui à Dakar. Il fut un homme qui a lutté toute sa vie pour la bonne cause et pour la dignité humaine en Mauritanie.  Il avait survécu à la prison mouroir de Oualata avec les détenus  FLAMistes en 1986. Le président des FLAM et tous ses militants  présentent leurs condoléances a toute la classe politique de notre pays la Mauritanie. Car sa vie fut militante, combattante jusqu’à son dernier souffle. Paix à ton âme doyen.

le 14/09/2021

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l’ONU recrute un génocidaire mauritanien : lettre des FLAM au secrétaire général des nations unies

Le Président des forces de libération africaines de Mauritanie: FLAM

A

Monsieur Jean-Pierre LACROIX

      Secrétaire général des Nations Unies

Ampliation à :

Madame Michelle BACHELET, haut commissaire des Nations Unies pour les droit de l’homme,

Monsieur Mankeur NDIAYE, représentant spécial du secrétaire général des nations unies en république Centrafricaine RCA,

 

Objet : l’ONU recrute un génocidaire mauritanien

Monsieur le Secrétaire Général,

Les Forces de libération africaines de Mauritanie -F.L.A.M.- sont une organisation à caractère plurinational, non ethnique et non raciale qui lutte pour l’avènement d’une société égalitaire et démocratique.

Elles prennent en charge l’ensemble des questions qui se posent au pays, en particulier celle vitale de la discrimination raciale érigée en système de gouvernement, en ce qu’elle menace l’unité et l’existence même du pays. La finalité poursuivie demeure de construire un Etat de droit, démocratique, fondé sur l’égalité, la justice entre toutes les composantes nationales, pour l’unité et la paix entre les peuples, dans le respect des identités respectives.

A ce titre, au nom de mon mouvement et en mon nom personnel, je ne peux que soutenir le courrier ci-dessous qui dénonce le recrutement, par les Nations Unies, d’un génocidaire clairement identifié par ses victimes. Ce dernier n’échappant à la justice de son Pays, la Mauritanie, que par le vote d’une loi d’amnistie n° 93-23 du 14 juin 1993 qui absout les auteurs « d’infractions commises entre le
1er janvier 1989 et le 18 avril 1992 ». Ce qui n’est qu’un aveu de culpabilité.

«Par la présente, je souhaite attirer votre attention sur la nomination du général mauritanien Ely Zayed ould Mbarek au poste de chef de la Task Force conjointe pour Bangui (RCA).  Le Général Ely Zayed Ould M’Bareck est totalement disqualifié pour occuper ces hautes fonctions pour avoir activement participé á la campagne de tortures et d’exécutions extrajudiciaires visant á éliminer les officiers, sous-officiers et soldats noirs de l’armée nationale mauritanienne. Une campagne essentiellement motivée par la discrimination raciale et la politique de nettoyage ethnique. Au moment des faits, le General Ely Zayed Ould M’Bareck était officier de sécurité militaire á F’Derik (2ème région militaire) durant la période allant du 10 août 1990 au 30 avril 1991.

Les crimes que nous dénonçons sont fondamentalement en contradiction avec l’esprit et la lettre, aussi bien de la Charte des Nations Unies que de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Malheureusement le Général Ely Zayed Ould M’Bareck, comme tant d’autres bénéficiant de la protection de l’état mauritanien, principal responsable ici en cause n’a jamais répondu des crimes de torture qu’il a commis. Et par la loi d’amnistie n° 93-23 du 14 juin 1993  adoptée par l’Assemblée nationale inféodée au gouvernement (qui du reste n’a aucune légitimité sur le plan international), les autorités ont assuré une impunité totale aux auteurs de ces actes de torture.

 

Dans l’attente de votre retour, je vous prie d’agréer, madame, monsieur mes salutations distinguée.

Pour plus d’information, veuillez contacter :

le  Président Demba NIANG  : Email: dembadjinda@hotmail.fr

Boubou NJIM, chargé de Communications: Email: bouboundjim@hotmail.fr »

 

Nous espérons que les Nations Unies porteront une attention particulière à ce signalement.

La Mauritanie, malheureusement regorge de cas similaires qui ont fait l’objet d’une liste non exhaustive. Ces officiers supérieurs actuels ont joué un rôle macabre dans la purge de l’armée mauritanienne qui s’est déroulée pendant la période 1990-1991 et les Nations-Unies sont invités à faire des enquêtes approfondies pour ne pas recycler des génocidaires militaires mauritaniens qui n’ont pas été poursuivis par la justice de leur Pays.

Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de mes salutations les plus distinguées

 

Mamadou Sidi BA

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Spoliations foncières: les FLAM appellent à la vigilance face aux promesses et aux illusions

 

Spoliations foncières: les FLAM appellent à la vigilance face aux promesses et aux illusions.

Quelle est en définitive la position du pouvoir ethno-racial mauritanien sur la question foncière et le devenir des terres des populations négro-africaines du sud ?

Le 29 mai, un ministre du gouvernement décrétait, sentencieux, qu’il n’était plus possible de « laisser ces terres sans valorisation» et affirmait que « les populations locales n’ont pas les moyens d’en tirer tout le potentiel». Le ministre n’avait d’yeux que pour le secteur privé allant jusqu’à avouer: « on a été tenté de faire venir des investisseurs internationaux sans le consentement des populations». Il s’agissait aussi de pallier la défaillance du secteur privé mauritanien qui a « essayé de venir en appoint». On escomptait le pire. Depuis quelques jours, les autorités veulent faire croire à un changement d’approche. Le 8 juin, une délégation de représentants de l’administration et d’«experts» s’est rendue dans la région du Gorgol dans le cadre d’un programme gouvernemental portant sur les modalités d’établissement des titres de propriété foncière et sur le rôle des structures locales en la matière. Le maire de la commune de Diowol s’est fait le porte-parole des pouvoirs publics pour promettre un assouplissement et une diversification des moyens de preuve dans l’établissement des titres fonciers. L’élu a également annoncé un renforcement du rôle des associations locales qui pourraient devenir des interlocutrices des services déconcentrés de l’Etat. L’avenir nous dira ce qu’il adviendra de ces engagements. En attendant, les FLAM invitent les populations et nos concitoyens à la plus grande prudence. Il s’agit de tirer les leçons des expériences précédentes et ce, dans des domaines aussi essentiels que l’enrôlement. N’oublions pas les obstacles persistants programmés et dressés par le pouvoir et ses nervis zélés pour faire barrage à l’enrôlement de citoyens négro-africains. Qui s’en étonnera ? L’enrôlement, véritable génocide biométrique, avait précisément pour objectif de dépouiller de leur citoyenneté cette catégorie de mauritaniens. Résultat des courses, nombreux sont aujourd’hui les Négro-mauritaniens privés de papiers d’identité et tout logiquement de tous autres titres de propriété. Ces parias ne seront évidemment pas en mesure de prouver qu’ils sont détenteurs d’un quelconque titre de propriété. Les pouvoirs publics prouveraient leur bonne foi en leur permettant de recouvrer leurs droits et en 1er lieu de leur droit spolié à la citoyenneté. Les FLAM exhortent tous nos compatriotes et tous les démocrates à porter une attention particulière au sort des Négro-africains déportés et privés depuis des décennies de tout, à commencer de documents d’identification. De quels moyens de preuve pourront-ils se prévaloir pour récupérer leurs terres qui leur ont été indument arrachées ?

Nous avons une trop grande expérience du pouvoir mauritanien, de son système discriminatoire et éliminationniste pour lui faire confiance. Nous appelons en conséquence nos compatriotes à la plus grande des vigilances face à des promesses qui pourraient déboucher sur des désillusions et un cauchemar. Ainsi les FLAM mettent en garde ces populations contre les pièges qu’on leur tend dans le seul but de s’accaparer du seul bien et combien vital qui leur reste. 

Département de la communication des FLAM

Le 13/06/2021

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Mauritanie : la campagne d’accaparement des terres de la Vallée est lancée

Dans une interview accordée récemment à un hebdomadaire étranger, Monsieur Ousmane Kane, ministre des Affaires économiques et de la promotion des secteurs productifs affirme être «en train de travailler avec la Banque mondiale afin d’attirer le privé international pour investir dans l’agriculture» mauritanienne. Son diagnostic est des plus clairs : «nous ne pouvons plus laisser ces terres sans valorisation, les populations locales n’ont pas les moyens d’en tirer tout le potentiel». Sa thérapie révélée dans un audio diffusé par la radio de Dar El Barka, il y a quelques semaines, l’est moins. Son évaluation des avantages de l’investissement international occulte le fait qu’elle repose sur l’accaparement de ses terres, les dépossessions des uns qui subissent l’exclusion et les appropriations par d’autres considérés comme propriétaires exclusifs de l’espace national, de la mer, du ciel, des richesses et du pouvoir mauritaniens.

Le ministre est dans son rôle

Nul ne songera à le lui reprocher. Dans le même temps, nul ne peut méconnaître que venant de Monsieur Ousmane Kane, le propos revêt des significations politiques et même symboliques particulières. Il n’ignore rien des discriminations dont sont victimes les populations noires. Il avait fait état de ces discriminations lors de la conférence organisée par le Collectif des Cadres Mauritaniens Expatriés fin 2018. Il n’avait pas de charge politique.

Ministre technique à la compétence reconnue, Monsieur Kane est également perçu, à son corps défendant, comme une des cautions négro-africaines du gouvernement Ghazouani dont on sait à quel point il est peu soucieux de la représentation de cette communauté. Monsieur Ghazouani est en effet celui qui a poussé le plus loin l’entreprise de blanchiment tranquille et par contrecoup celle de l’effacement des Négro-africains de tous les pans du paysage mauritanien : forces armées et de sécurité, administration, magistrature, enseignement, monde médical… Les concours et les recrutements se suivent et se ressemblent dans leur implacable monotonie chromatique. Plus blanc que blanc. L’ensemble fait système. Il faut être aveugle pour ne pas le voir.

Quel rapport avec le foncier diriez-vous?

Un rapport évident : en Mauritanie, seul l’État, par le jeu de l’Ordonnance de 1983, peut accorder des concessions aux citoyens (et pour la circonstance aux investisseurs internationaux) qui en font la demande. Les concessions entre 30 000 et 100 000 ha sont soumises à une autorisation du ministre des finances. Celles de plus de 100 000 ha sont cédées par décision du conseil des ministres, auquel il siège. La déclaration du ministre ne peut se lire en ignorant l’arrière-plan qui en est le socle et le soubassement. Ceux-ci ont pour nom réforme foncière. On sait aussi comment l’Institution de Bretton Woods profite des lois floues de certains pays dans lesquels l’État, en « immatriculant » des terres faisant auparavant l’objet de droits traditionnels, droits reconnus au demeurant jusqu’au moment où il décide du contraire, pour exproprier des populations rétives à la modernité ou hostiles au pouvoir.

Associer les populations! Qu’à Dieu ne plaise, elles ne demandent que ça

Oui, Monsieur le ministre. Du moins au principe : « La mise en valeur des terres de la Vallée du fleuve Sénégal débouche sur processus gagnant-gagnant, afin d’en faire une source de croissance et d’emplois au profit d’une région que les habitants quittent».

Les investisseurs internationaux visent des objectifs commerciaux internationaux. Ils n’ont pas le souci de la satisfaction des besoins alimentaires locaux. Au Mali, une société libyenne exploite dans l’Office du Niger, à forte chimisation, motorisation et irrigation, 100 000 ha pour cultiver du riz destiné à l’exportation. En Éthiopie, 4 millions de personnes dépendent de l’aide alimentaire. Dans le même temps, l’État vend des terres à des investisseurs internationaux pour produire des produits agricoles non alimentaires. En Guinée, 100 000 ha sont affectées à une société américaine pour produire du maïs ou du soja destinés à l’exportation ou à la production d’agrocarburants. Aucun véhicule dans ce pays, ni dans nul autre pays africain, ne roule à de tels carburants. Si dans le deal qui se trame, les paysans de la Vallée, détenteurs des terres, ne retrouvent «que» des emplois, non seulement ils n’y gagnent pas (il faudra désormais travailler selon des méthodes jusque là inconnues), mais ils perdent au passage la possession de leurs terres.Une approche gagnant-gagnant ? Éminemment souhaitable. Reste à en voir la traduction réelle.

Mais aurez-vous les moyens de vos ambitions affichées? De tenir vos engagements? Vous en laissera-t-on la possibilité? Le doute est permis

Il y a tout lieu d’en douter compte tenu des précédents et des pratiques traditionnellement brutales qui ont eu cours jusqu’ici. Faut-il rappeler que la politique foncière en Mauritanie est à l’image de la politique mauritanienne? Qu’elle est basée sur un système foncièrement raciste et discriminatoire? Qu’elle a pour levier un Land Act à la mauritanienne fondé sur la confiscation des terres négro-africaines au profit d’opérateurs privés issus tous de la même communauté et appartenant à la même couleur de peau? « Le privé mauritanien» a essayé de venir en appoint » dites-vous Monsieur le ministre.

Existe-t-il réellement un «privé mauritanien»? Les rares qui disposent de la puissance financière nécessaire ont mis à l’abri leurs terres en les mettant en valeur, au grand bonheur de leurs familles. N’avons-nous pas plutôt affaire à une caste monocolore d’hommes d’affaires avides et sans scrupule portée par un pouvoir racialiste jouant les communautés les unes contre les autres? Au risque de générer de nouveaux affrontements et des pogroms alors même que les plaies des pogroms anti négro-africains restent béantes? Les événements récents de Dar El Barka, Feralla et plus généralement dans le sud du pays n’incitent pas à l’optimisme. N’eût été le courage des populations, les terres ancestrales seraient à ce jour aux mains d’affairistes sans vergogne. Ce n’est pas avec la logique mercantile de ces rapaces que les populations tireront de l’exploitation des terres «tout le potentiel » comme vous l’appelez de vos vœux monsieur le ministre.

Vous voulez faire œuvre de «pédagogie»? Dieu vous entende

Ce serait une nouveauté. «La bonne approche» réside dans une bonne gouvernance financière impliquant populations locales via leurs représentants réunis par exemple en conseils ruraux ou collectifs d’exploitants. Ou toute autre forme qu’elles auraient choisie. En tout cas, «la bonne approche» ne saurait être la gouvernance actuelle dans laquelle l’État et ses démembrements imposent toute leur puissance, les paysans opposent leur courage.

Puissiez-vous, Monsieur le ministre faire preuve de la même prudence que vos partenaires potentiels de la Banque mondiale qui, dans un communiqué du 26 février dernier, se sont engagés à prendre en considération toutes les dimensions et tous les enjeux du sujet. Oui, Monsieur le ministre une problématique foncière ne peut être perçue sous le seul angle technocratique et économique. Elle recèle des dimensions de caractère humain, identitaire, symbolique et de justice sociale. Toutes choses allègrement ignorées jusqu’ici par le pouvoir dominateur, éliminationniste et raciste de Mauritanie.

Il est encore temps de changer. L’avenir de la cohabitation paisible entre nos communautés en dépend. Refusons toutes entreprises visant à liguer les unes contre les autres et toutes spoliations injustes de nos paysans. Leurs terres, c’est leur vie, leur dignité.

Pour rappel dans son article 17 la déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans, adoptée par résolution du Conseil des droits de l’homme en septembre 2018, stipule :« Les États prendront des mesures appropriées pour veiller à la reconnaissance juridique des droits fonciers, y compris les droits fonciers coutumiers actuellement dépourvus de protection légale …. Les États protégeront les formes d’occupation légitimes et veilleront à ce que les paysans et les autres personnes travaillant dans les zones rurales ne fassent pas l’objet d’expulsions arbitraires ou illégales et à ce que leurs droits ne soient pas éteints ni bafoués de quelque autre manière ». Dès lors, les terres des déportés aussi et toute terre considérées «vacantes» faute de moyens d’exploitations ne doivent faire l’objet d’expropriations.

Boubacar Diagana et Ciré Ba – Paris, le 03/06/2021

Source Kassataya

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Mauritanie : clairement un Etat d’Apartheid sahélien Par Ciré Ba

L’actuel Chef de l’Etat, le général Mohamed Ould Ghazouani change la méthode de ses prédécesseurs. Il poursuit l’exclusion mais à bas bruits, en « douceur ». Son objectif est double : finir le travail et polir son image. On ne devrait pas laisser passer cette double peine.

La cooptation et l’entre-soi sont la règle de leur système sophistiqué.

Les recrutements et concours sont, dans les faits, remplacés par la sélection sur des bases raciale, ethnique et tribale. Toute la stratégie d’exclusion de la composante noire est conçue en fonction de cet objectif obsessionnel de « dénégrification ». Chacun à sa place et le tour est joué.

Le général Mohamed Ould Ghazouani, homme du sérail et acteur discret mais déterminé du système d’Apartheid sahélien, fut le maître d’œuvre méticuleux du blanchiment du commandement des forces armées quand il en était le chef militaire. Il y a conduit avec minutie une entreprise de gommage systématique.

Comme Chef de l’Etat, il s’est « révélé » un spécialiste des nominations et promotions monocolores. Il est, en la matière, un adepte du grand chelem. Il est désormais habituel que les vagues de nominations, de promotions des cadres ou de réussites aux concours profitent exclusivement à des personnes de la même ethnie et de la même couleur de peau. C’est le cas de cette nouvelle promotion monocolore de médecins Maures qui a bénéficié de cette cooptation depuis l’ère du général Mohamed Ould Abdel Aziz qui fut garant et bouclier du système d’exclusion.

Tous bénéficient de soutiens de la mouvance panarabiste destructrice. « Nous avons tout ce que vous n’avez pas : l’argent, les armes et le pouvoir» fanfaronnait récemment, non sans raison, un membre de cette mouvance raciste dont le pays regorge. Ceux-là ne demandent qu’à en découdre, sûrs d’avoir la force d’anéantissement de leur côté.

Cette idéologie raciste est à l’origine du génocide de l’ère du colonel Maawiya Ould Sid’Ahmed Taya qui était garant et promoteur du système d’exclusion et de Grand Effacement de la composante noire de la vallée. C’était sa mission. Une mission poursuivie et consolidée par les deux généraux présidents cités qui l’ont succédé.

 

Ciré Ba

Paris, le 23/05/2021    Source Kassataya

 

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