RAPPORT DE SYNTHÈSE SUR LES REFUGIES MAURITANIENS AU SENEGAL ET AU MALI

RAPPORT DE SYNTHÈSE sur Réfugiés Mauritaniens Au Sénégal et au Mali

Des jeunes déportés mauritaniens au Mali qui n’attendent que leur retour au bercail en Mauritanie

Ce présent rapport de synthèse est motivé par le besoin d’une évaluation de la situation des réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali et de leur évolution. Ces derniers ont été déportés par leur pays en 1989.

En effet, en avril 1989, à la suite d’un banal incident frontalier entre éleveurs mauritaniens et cultivateurs sénégalais dans le village de Diawara (incident de Dounde khore) qui a fait  un mort et treize prisonniers du côté sénégalais, débuta une série de cruautés ponctuée  par un rapatriement réciproque de citoyens des deux pays ; et concomitamment à cela , selon le HCR, des dizaines de milliers de noirs mauritaniens essentiellement de l’ethnie peule (fulbe) seront expulsés de leur pays vers le Sénégal et le Mali. Exécutions sommaires, arrestations, viols, vols de biens et destruction de documents d’identification officiels ont précédé, accompagné et suivi ces expulsions. On compte parmi ces expulsés des fonctionnaires de l’administration, des intellectuels, des propriétaires terriens de vallée du fleuve Sénégal, des bergers nomades. Force est de reconnaître, que bien des années après ces tragiques événements de 1989, même si la situation des réfugiés a évolué à certains égards, des voix s’élèvent toujours pour dénoncer l’oubli dont sont victimes les réfugiés mauritaniens. Elles émanent tant des associations de réfugiés mauritaniens que des associations caritatives.

i) Situation des réfugiés mauritaniens au Sénégal

La situation difficile des réfugiés mauritaniens du Sénégal, dès les lendemains des évènements de 1989, a été dénoncée par les associations des réfugiés mauritaniens au Sénégal. Rappelons que ces réfugiés sont répartis pour la plupart dans près 280 sites tout le long du fleuve Sénégal. Ainsi, le secrétaire général de SOS réfugiés installé à Saint-Louis avait dénoncé la banalisation par l’état du Sénégal de la question des réfugiés mauritaniens et avait interpellé les parlementaires, les intellectuels et les autorités du pays d’accueil  » afin qu’une solution diligente soit apportée à leur sort », par la mise en application des conventions de Genève afin de corriger les discriminations dont sont victimes les réfugiés mauritaniens. Par ailleurs, plus tard, en 2000, dans un rapport de synthèse, l’Association des Réfugiés Mauritaniens Au Sénégal (AMRS) dans des termes similaires a dénoncé le peu d’intérêt que l’on accordait aux réfugiés mauritaniens. Selon l’AMRS les  » réfugiés sont abandonnés à eux-mêmes depuis 1995 date de désengagement de l’assistance alimentaire médicale et scolaire. A l’époque cette suspension de l’assistance aux réfugiés mauritaniens visait à obliger les réfugiés à rentrer dans leur pays clandestinement sans aucune garantie de recouvrer leurs droits. Comment pouvait-on demander à un réfugié de rentrer chez lui, à condition de prouver sa nationalité mauritanienne alors que ses documents d’identification avaient été déchirés avant son expulsion. S’il est arrivé que les réfugiés soient rentrés, c’est le chef de site qui venait avec la liste de réfugiés et la proposait aux autorités mauritaniennes qui fixaient les modalités de retour (nombre, dates et lieux). Cette solution du retour individuel en 1995 n’avait pas réglé le problème de fond.  Cette solution de retour individuel avait été soutenue par une autre association à savoir l’Association des réfugiés mauritaniens au Sénégal (ARMS) différentes de l’AMRS (mentionnée ci-dessus) qui était hostile aux retours individuels. Ceux qui sont rentrés individuellement, dans le cadre du programme spécial d’insertion rapide (PSIR) mis en place par le HCR et le croissant rouge, n’ont pas pour beaucoup retrouver leurs biens fonciers, emplois ou état civil, les conditions d’accueil variaient selon les régions.  Pour obliger les réfugiés à rentrer le HCR avait suspendu son assistance. Ainsi, en 1995 près de 15.000 réfugiés étaient rentrés individuellement. Le problème demeurait toujours puisque 19.777 réfugiés sont restés dans les camps selon les statistiques du HCR et auxquels, il faut ajouter 12.000 enfants nés dans les camps. Il faut souligner que les rapatriements n’ont pas empêché des candidats au retour de reprendre le chemin du retour dans les camps qu’ils avaient quittés. C’est au regard de cette situation que l’AMRS a posé les conditions de retour des réfugiés qui leur assureraient les garanties d’un retour satisfaisant :

–              Retour organisé sous l’égide du HCR pour garantir leur sécurité

–              Recouvrement de leur citoyenneté

–              Restitution de leurs biens à défaut une juste indemnisation. Dans l’immédiat, dans l’attente de leur retour et eu égard à la situation désastreuse des réfugiés, l’AMRS recommande :

–              Le retour de l’assistance alimentaire ou mise en place des projets agricoles

–              Le retour de l’assistance médicale pour personnes vulnérables (femmes, enfants et réfugiés urbains).

 À partir de 1996 va commencer pour les réfugiés une période difficile, en raison du retrait de l’assistance du HCR. C’est dans ce contexte et par rapport à une politique restrictive des autorités sénégalaises à l’égard des réfugiés mauritaniens faisant suite à la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays, que le mouvement des réfugiés mauritaniens au Sénégal portera plainte contre le Sénégal devant la Commission Africaines des Droits de l’Homme, pour violations des droits des réfugiés. Il faut attendre, le renversement du régime du président Moawiya Ould Taya en août 2005 pour qu’un début de solution soit trouvé à la question des réfugiés mauritaniens au Sénégal. En effet, entre janvier 2008 et Mars 2012 près de 25 000 réfugiés mauritaniens vont être rapatriés dans le cadre d’un accord tripartite signé en novembre 2007 entre le HCR, le gouvernement de Mauritanie et celui du Sénégal. Aussi faut-il reconnaître, qu’en raison des résultats mitigés des rapatriements des réfugiés mauritaniens du Sénégal, dans la mesure où ils n’ont pas recouvré l’essentiel de leurs droits, cela constituera un obstacle pour des milliers de réfugiés mauritaniens aux Sénégal qui étaient candidats au retour. C’est ainsi que ces derniers vont sursoir à leur retour dans leur pays. Pour ceux qui sont restés au Sénégal, leur situation juridique et socioéconomique a certes évolué mais reste encore précaire. Avant l’année 2012, les réfugiés mauritaniens au Sénégal ne bénéficiaient que d’un statut de demandeur d’asile. Il a fallu attendre 2012, pour qu’ils bénéficient d’un statut officiel de réfugié par l’obtention d’une carte de réfugié valant carte de séjour et renouvelable tous les 5 ans. Par ailleurs, le gouvernement du Sénégal avait reconnu Prima facie les réfugiés mauritaniens sur son territoire mais ne leur avait pas octroyé un statut juridique légal. Officiellement les réfugiés Mauritaniens n’étaient pas reconnus ; ceci en violation des conventions de Genève régissant le droit d’asile.  S’il est vrai que la situation juridique actuelle des réfugiés s’est améliorée, il n’en demeure pas moins qu’elle reste très précaire et ceci également dans d’autres domaines. Qu’en est-il précisément aujourd’hui ?  Pour le savoir nous livrons ici le compte rendu succinct du rapport de synthèse datant du 16/9/2022 sur la situation des réfugiés mauritaniens au Sénégal. Celui-ci émane de la coordination des organisations des réfugiés mauritaniens au Sénégal. Nous vous livrons ci-dessous le compte-rendu de la situation des réfugiés mauritaniens au Sénégal. 

Celle-ci porte sur trois points essentiels :

I – leur situation administrative liée à l’obtention, à la valeur et à la validité des documents d’identification).

II – leurs conditions de vie liées au problème de logement, de santé et d’éducation.

III – des questions diverses – la situation administrative   

a) les réfugiés mauritaniens voudraient que les autorités sénégalaises et le HCR soient informées de l’expiration de leurs documents d’identification et de leur invalidité et ceci touche une part très importante de réfugiés. La date de validité des cartes d’identité de réfugiés valant autorisation de séjour est, pour l’essentiel, dépassée.

b) la non-délivrance de titre de voyage conventionnel, bien qu’il existe une commission chargée de la délivrance dudit document. A cela, il faut ajouter la difficulté d’acquisition de documents administratifs comme le permis de conduire.

c) l’existence de réfugiés non recensés.

d) la non-reconnaissance de la carte de réfugiés, bien que le ministère de l’intérieur a émis une lettre-circulaire portant le No 004038 du 26/6/2015 demandant une meilleure vulgarisation de cette carte et son acceptation dans toutes les administrations notamment par les agents des forces de sécurité et des établissements bancaires ou financiers.

II – les conditions de vie   

a) Accumulation des arriérés de loyers   

b) les problèmes liés à la promiscuité en raison des espaces d’habitats réduits     

c) difficulté liée à l’accès aux soins de santé suite à l’échec de la mise en place d’une mutuelle de santé jugée trop chère.   

d) la non prise en compte du suivi des malades chroniques et des handicapés.   

e) l’absence de l’assistance sociale bien que l’écoute de la part des services sociaux en direction des intéressés est quand même bien assurée 

f) éducation        – difficultés liées au remplacement de la bourse scolaire par une simple aide   – une diminution drastique des bourses de l’enseignement secondaire   – Imposition de la nationalité sénégalaise aux élèves et étudiants réfugiés lors de leur passation aux examens et du retrait de leurs diplômes ; et ceci sans leur consentement et de celui de leurs parents.   – le retard de payement des bourses octroyées aux formations professionnelles portant préjudice aux bénéficiaires et impactant sur des familles vulnérables   – difficulté d’accès au stage et à l’emploi après la formation  

III – Divers 

En conclusion, Nous réfugiés mauritaniens au Sénégal demandons l’application rigoureuse de la convention et protocole relatifs au statut de réfugié. A cet égard, nous demandons au haut-commissariat des nations unies pour les réfugiés qui a pour mandat d’assurer la protection des réfugiés, de nous aider à rechercher une solution durable. Il existe trois solutions durables que sont : le rapatriement volontaire, l’intégration locale, la réinstallation dans un pays tiers.  

II- Situation des réfugiés mauritaniens au Mali

La situation des réfugiés mauritaniens au Mali est moins documentée que celle du Sénégal. Toutefois, la situation de cette population mauritanienne déplacée de force au Mali est comparable sous certains aspects avec celle des déportés mauritaniens au Sénégal ; notamment sur le plan des difficultés socio-économiques.

Les réfugiés mauritaniens au Mali ont été longtemps ignorés par les autorités du pays. Il faut attendre fin 2008 et début 2009 pour que commence un profilage des déplacés mauritaniens au Mali. Cette opération va aboutir, en 2013, à la délivrance de cartes de séjour de réfugié valable 5 ans et renouvelables.  Ces cartes délivrées aux réfugiés mauritaniens ne sont plus pour nombre d’entre elles en cours de validité depuis 2018. Nous sommes en 2022. Les autorités maliennes et le HCR maliennes doivent veiller aux droits des réfugiés mauritaniens d’obtenir des documents en cours de validité, de circuler librement, de voyager. Il faut ajouter que cette carte de réfugié même en cours de validité ne donne aux réfugiés mauritaniens aucune opportunité de posséder un abonnement téléphonique ou d’ouvrir un compte bancaire, sinon très rarement.  Il faut noter le fait que très souvent les agents de sûreté du pays hôte soutirent de L’argent aux réfugiés mauritaniens du Mali lors des contrôles d’identité prétextant que leurs documents ne sont pas reconnus ou ne sont pas en cours de validité. Sur le plan de la santé, la prise en charge médicale est insignifiante ; compte tenu de la précarité juridique, économique et sociale des réfugiés mauritaniens au Mali, il est indécent de leur faire payer des frais médicaux dont le taux de remboursement qui leur est accordé ne tient pas compte de leur vulnérabilité. Selon les associations des réfugiés mauritaniens au Mali, la plupart des réfugiés ne possèdent pas de documents d’état civils. Par ailleurs, selon les informations du HCR 16 réfugiés mauritaniens du Mali vont bénéficier de la procédure de naturalisation et sont en possession de certificats de nationalité maliennes à l’instar des réfugiés mauritaniens au Sénégal dont cinquante d’entre eux seront naturalisés sénégalais.  Concernant cette question, 1171 réfugiés mauritaniens ont obtenu la nationalité malienne en vertu de l’article 227 du code de protection familiale (CPF) qui attribue la nationalité malienne à tout enfant de père ou de mère né au Mali de nationalité d’origine d’un État africain. Sur le plan de l’éducation, les enfants des réfugiés mauritaniens au Mali des Communes de la Région de Kayes doivent parcourir des kilomètres par jour, empruntant des charrettes, pour accéder aux écoles. Ils sont victimes de la malnutrition car les cantines connaissent souvent des problèmes de fonctionnement.

Il faut souligner que la situation des réfugiés mauritaniens au Mali est spécifique par rapport à ceux du Sénégal. Traditionnellement les relations entre le Mali et la Mauritanie sont bonnes et ne sont pas de nature conflictuelle ; ce qui a contribué à traiter la question des déplacés mauritaniens au Mali de sorte de ne pas froisser la Mauritanie qui n’a reconnu la citoyenneté des Mauritaniens expulsés en 1989 qu’en 2008 et suite à une transition démocratique. Il est surprenant à cet égard que seuls les réfugiés mauritaniens au Sénégal ont pu bénéficier d’un rapatriement dans le cadre d’un accord tripartite en 2007, alors que ceux du Mali jusqu’ici n’en a toujours pas bénéficié.  Pourtant une recommandation avait été faite en 2013 au gouvernement mauritanien par le comité des Nations-Unies pour les droits de l’homme afin que celui-ci envisage la signature d’un accord tripartite avec le Mali et le HCR, pour permettre le retour le retour des réfugiés mauritaniens du Mali. La Mauritanie a adressé à ce propos un refus catégorique prétextant qu’elle n’a pas expulsé de mauritaniens vers le Mali mais seulement vers le Sénégal. Elle va réitérer ce refus au Conseil des droits de l’homme lors de son deuxième examen périodique universel (EPU). Ce qui font des réfugiés mauritaniens du Mali des apatrides. Est-ce l’absence d’enjeux vitaux entre le Mali et la Mauritanie ou bien les relations traditionnellement cordiales entre les deux pays qui expliquent le peu d’intérêt porté au réfugiés mauritaniens du Mali ? L’avenir nous le dira.

Toutefois, il faut souligner davantage, que c’est de la commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) que va émaner la première réprimande internationale, concernant les violations graves et massives des droits humains de la période 1989-92 perpétrées par la Mauritanie.  Ceci lors de sa session en 2000 à Alger. Celles-ci comprennent les expulsions massives des citoyens mauritaniens au Sénégal. Aussi, la CADHP   recommande au gouvernement » l’ouverture d’une enquête indépendante sur les violations afin de punir les auteurs, de restituer les pièces d’identité nationales et les biens confisqués et d’assurer le retour des ressortissants mauritaniens expulsés, d’indemniser les veuves, de réparer les dommages subis par les victimes des violations et de réhabiliter dans leurs droits les travailleurs abusivement licenciés et/ou mis à la retraite forcée. « Par ailleurs, le comité des Nations-Unies pour les droits de l’homme, dans son rapport 2022 concernant la Mauritanie recommande que son gouvernement mette fin à l’impunité liée aux violations des droits de l’homme. Aujourd’hui, officiellement près de 15 000 et 18 635 réfugiés mauritaniens sont toujours installés respectivement au Sénégal et au Mali. Au Mali les réfugiés mauritaniens Sont répartis dans près de 445 sites pour la plupart des hameaux qui sont regroupés autour de six principaux Sites (commune de Kayes, Melga, Hoore Gniwa, Haute, Teysibe, Nagara). Le nombre important de ces sites fait que le recensement ou plutôt ce que l’on appelle le profilage des réfugiés n’est pas facile, surtout lorsque l’on sait qu’il s’agit ici d’une population pastorale en perpétuel mouvement. Nombre de réfugiés mauritaniens au Mali ne sont pas inscrits ne sont pas enregistrés ou bien enrôlés. S’ils le sont au cours de certaines opérations d’enregistrement, ils peuvent rater les suivantes. Ce qui explique en partie qu’ils se retrouvent avec des cartes dont la durée de validité est dépassée et l’obtention d’une nouvelle carte en cours de validité devient problématique. La mobilité des réfugiés mauritaniens au Mali et leur dispersion est véritablement

sources de problème quant à leur enregistrement.

Nous sommes arrivés au terme de ce rapport de synthèse sur la situation des réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali. Nous interpellons tous les acteurs nationaux et internationaux impliqués dans le dossier des réfugiés mauritaniens de veiller à se conformer aux lois internationales régissant le droit d’asile et des protocoles y afférents

Moustapha Touré secrétaire national de la communication des Forces de libération africaines de Mauritanie (FLAM) .

    Fait le 11 janvier 2023

  
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Déclaration suite à la rencontre entre la CVE et la CVE/VR

Les forces de libération africaines de Mauritanie ( FLAM ) se félicitent de l’union de la CVE et de la CVE /VR qui porte en elle l’espoir de tous les mauritaniens.

Ce regroupement des forces de l’opposition a été un souhait permanent des FLAM qui encouragent toutes les forces progressistes à se retrouver ensemble pour permettre une réelle alternance aboutissant à la refondation d’une Mauritanie nouvelle, démocratique, unie et réconciliée avec elle même.

Le 11 janvier 2023

 Département de la communication des FLAM

Déclaration en Pulaar

Déclaration en Arabe

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Les vœux pour l’année 2023 du Président des FLAM BA Mamadou Sidi

les VŒUX POUR L’ ANNÉE 2023 DU PRÉSIDENT DES FLAM BA MAMADOU SIDI

Vœux en français

رغبات العام الجديد

Duwaaw hitaande hesere

Vœux en soninké

Mauritaniennes, mauritaniens, Militantes, militants des FLAM, Chers compatriotes

Ce nouvel an m’offre l’agréable occasion d’adresser mes vœux de bonne et heureuse année 2023 au peuple mauritanien et aux militantes et militants des FLAM.

Je souhaite que cette année 2023 soit une année de bonheur, de paix et de réconciliation nationale sur la base de la justice et de la vérité.

Militantes et militants des FLAM

L’année 2022 a été marquée par la tenue de notre 8ème congrès dédié à notre martyr Tapsirou Djigo.

Ce congrès nous a permis d’adopter à l’unanimité l’orientation générale de notre mouvement, les FLAM, ses statuts et règlement intérieur et de déterminer une ligne politique conforme à la situation nationale et internationale.

Ce congrès a mis enfin en place les organes de décision de notre organisation.

Le congrès a été un franc succès et il a permis, pour une fois, la participation des représentants de toutes les sections. Nous nous félicitons de ce succès et nous renouvelons notre confiance à tous les membres du Bureau exécutif national, du Comité permanent du conseil national et à tous nos militantes et militants dans nos sections respectives. Avec eux, guidés par leur confiance et conformément à notre ligne directrice contenue dans l’appel du « manifeste du négro-mauritanien opprimé » publié en avril 1986, nous sommes déterminés à appliquer les recommandations décidées par notre congrès.

Mauritaniennes et mauritaniens, Militantes et militants des FLAM

Je renouvelle ici mon appel du 25 septembre 2018 au lendemain des élections législatives et municipales et à la veille de celle présidentielle afin d’unir nos forces, cette unité des forces que nous avons concrétisée en nous engageant fortement au sein de la « Coalition vivre ensemble » (CVE) que nous encourageons dans ses efforts d’union la plus large.

Cette recherche d’unité qui nous guide nous a fait adhérer au cadre de concertation et de dialogue dénommé « Engagés pour une Mauritanie Unie » (EMU) parce que nous sommes convaincus qu’il faut parler à tous les Mauritaniennes et mauritaniens pour trouver des solutions aux différents maux qui gangrènent cette unité nationale et la bonne coexistence de nos communautés dans notre espace vital qui est la Mauritanie.

Forces de Libération Africaines de Mauritanie

C’est par conviction profonde, dans le respect de nos principes et fidéles à notre ligne politique que nous nous engageons dans cette démarche qui vise à faire tomber les barrières pour unir les mauritaniens, tous les mauritaniens.

Les FLAM tendent et continueront à tendre la main à tous les patriotes mauritaniens pour la refondation de notre chère Mauritanie.

Mauritaniennes, mauritaniens Militantes, militants,

Chers compatriotes

Bonne et heureuse année 2023.

BA Mamadou Sidi, Président des FLAM

le 31/12/2022

EMU : Communiqué des FLAM

Sur proposition des forces de libération africaines de Mauritanie (FLAM), le camarade Moustapha Mamadou Touré est désigné comme leur représentant au sein de la plateforme de dialogue et de concertation EMU.

Il a ainsi été confirmé coordinateur général adjoint de la plateforme Engagés pour une Mauritanie Unie (EMU).

Département de la communication des FLAM.

Le 03/12/2022

Communiqué des FLAM

Les Forces de Libération Africaines de Mauritanie condamnent les arrestations  survenues suite aux manifestations du 28 novembre en Mauritanie

Le 28 novembre est devenu pour une partie de la population de Mauritanie un jour de deuil. Ce jour ne sera plus vécu de la même façon depuis l’année 1990 à cause des fossoyeurs de notre unité nationale qui ont immolé 28 soldats negro-africains en les pendant haut et court pour commémorer le 30eme anniversaire d’une république islamique. Par ordre des autorités, un militaire noir a été pendu chaque minute pour célébrer cette fête de l’indépendance d’un Pays qui nie notre citoyenneté, nous Noirs de Mauritanie.

Ce jour funeste fait l’objet, chaque année, de manifestations des veuves et orphelins pour marquer leur colère et leur tristesse face à un système raciste qui refuse de sécher leurs larmes. Cette année encore, la police mauritanienne a, sans base légale, procédé à plusieurs arrestations préventives de jeunes de la ville de Bababe et Djowool. Ces arrestations illégales visaient à empêcher l’organisation d’une journée de deuil ayant lieu tous les ans le 28 novembre, pour honorer la mémoire des 28 militaires mauritaniens assassinés en 1990 dans le camp de Inal.

Les Forces de Libération Africaines de Mauritanie (Flam) :

– font part de leur indignation et condamnent fermement ces arrestations arbitraires,

– exigent la libération immédiate et inconditionnelle de tous ces détenus politiques  dans les prisons des capitales régionales (Boghe et Kaedi) ainsi que leur retour à une vie normale.

Les FLAM exigent que  justice soit enfin rendue et que réparation soit apportée  aux proches des disparus. Nous faisons de l’abrogation définitive et sans délai de l’inique loi d’autoamnistie de 1993, par laquelle les autorités s’exonèrent honteusement  de toute  responsabilité dans les crimes d’Etat, une exigence pour tourner cette page sombre de notre histoire.

Les Flam réaffirment  leur foi en la construction d’une Mauritanie démocratique, unie, juste et égalitaire, seule alternative viable au système discriminatoire et ségrégationniste en place.

Département de la communication

Le 01 décembre 2022

Declaration des FLAM

« Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé. » Nelson Mandela

Prenant prétexte de la participation des Forces de Libération Africaine de Mauritanie (FLAM) à la création, le 12 novembre 2022, de la plateforme « Engagés pour une Mauritanie Unie » (EMU) qui a pour objectif d’unir tous les mauritaniens autour de principes de paix, de justice, de vérité, de réconciliation et de développement pérenne, un groupe de militants désengagés a, le 14 novembre 2022, publié sur les réseaux sociaux un document avec l’entête officiel des FLAM sans autorisation, ni légitimité.

En effet, ce petit groupe non représentatif de l’organisation a adressé un courrier en date du 20 septembre 2022 au bureau exécutif national élu au cours du congrès des 26, 27 et 28 août 2022 pour déclarer le gel de toutes leurs cotisations et activités dans l’organisation, pas pour un désaccord sur la ligne politique dégagée par ce congrès, mais sur le refus d’accepter l’élection des personnalités composant le nouveau bureau exécutif national qu’il nomme toujours « bureau provisoire » dans leur communiqué.

Pendant que des pourparlers étaient en cours pour ramener nos camarades (pas plus de sept (7) à la raison, d’autant plus qu’ils avaient participé au congrès et avaient été mis en minorité, la création de la plateforme de concertation EMU a été l’occasion pour eux de se faire une publicité mensongère, arguant du fait que la base n’avait pas été informée, alors qu’après enquête, il s’est avéré que certains noms avaient encore une fois été rajoutés sur la liste des signataires sans l’accord de ces derniers, comme pour leur premier courrier du 20 septembre dernier.

Ils ont profité de l’engouement médiatique suscité par cette rencontre pour usurper des documents officiels de l’organisation et faire une déclaration dans le but de nuire aux personnalités élues lors du dernier congrès des FLAM alors que leur action n’a porté préjudice qu’à l’image et à la crédibilité des FLAM et au combat que nous menons depuis des années pour permettre aux mauritaniens de réellement et sincèrement se réconcilier autour des valeurs universelles d’égalité, de fraternité et de justice.

Les quelques marginaux ayant participé à cette nouvelle déclaration de rejet des décisions prises par le bureau national des FLAM après celle du rejet des instances élues, ont réaffirmé leur volonté de ne pas reconnaître les décisions prises par le congrès des FLAM et de rejeter toute idée de fonctionnement démocratique au sein de notre institution.

Après avoir reçu de nouveau le soutien massif des militants, de nos différents responsables de sections à l’intérieur du pays et à l’étranger ainsi que de nos amis, alliés et soutiens politiques, les FLAM, membres de la coalition vivre ensemble ont décidé de confirmer leur participation à cette plateforme de concertation et de dialogue ouverte à tous les mauritaniens désireux de s’engager de manière sincère pour contribuer à donner un avenir meilleur à la Mauritanie.

En effet, cet engagement n’est que la poursuite de la volonté des FLAM de continuer à tendre la main et de dialoguer avec toute force politique qui reconnaît les mêmes droits à tous les mauritaniens et souhaite l’effectivité d’une Mauritanie multiculturelle, démocratique et unie.

C’est dans ce contexte que nous appelons donc toutes les mauritaniennes et tous les mauritaniens à se saisir de cette opportunité unique que nous offre l’histoire de notre pays afin d’apporter le vrai changement et bâtir ensemble une Nation unie et prospère.

Le département de la communication

Le 19 novembre 2022

 

Conseil national des FLAM

Conseil national des FLAM

Chers camarades, chers militants,
Suite au congrès qui s’est tenu du 26 au 28 août 2022, Mamadou Sidi BAH, président des FLAM a réuni
conformément aux textes de l’organisation, le conseil National le dimanche 02 octobre 2022.
Le quorum a été largement atteint, 13 membres présents sur 15 membres attendus. Deux membres du conseil national sont excusés, l’un présent au Sénégéal et l’autre présent en Mauritanie.
Le président après avoir pris en compte les compétences des militants tout en ayant comme volonté de respecter la représentativité territoriale du mouvement, a proposé une liste des membres de son bureau au
conseil national. Les délibérations ont porté sur la validation des noms des militants proposés par le président. Suite à ces délibérations, le bureau proposé a été validé par un vote à l’unanimité moins 1 voix
(abstention).
Suite à ce conseil national du 02 octobre, les membres du bureau national des FLAM sont :
– Président : Mamadou Sidi BAH
– Vice-Président : Abibou SALL
– Secrétaire Général : Yakhya THIAM
– Secrétaire nationale aux finances et aux affaires sociales et porte parole : Habsa BANOR
– Secrétaire général adjoint en charge de l’organisation : Abou bacry Souleymane BA
– Secrétaire général adjoint en charge de la formation idéologique : Maïkor DIOUF
– Secrétaire national aux relations extérieures : Ibrahima Ali DIA dit Yaya Mabel
– Secrétaire national à la communication : Moustapha TOURE
– Adjoint : Abou Samba BA
– Secrétaire national aux droits de l’Homme à la jeunesse et aux affaires culturelles : Saidou yaya BA
Le président a demandé au conseil national la possibilité de pourvoir aux postes vacants sans repasser devant
le conseil national. Ce qui a été accepté à l’unanimité.
Le conseil national, sur proposition du président, a acté une amnistie générale des arriérés de cotisation qui
s’étend jusqu’au 30 septembre 2022. Les militants ont l’obligation de reprendre leurs cotisations à compter du mois d’octobre pour le troisième trimestre 2022 (octobre, novembre et décembre). Avant la levée de la
séance, le président a renouvelé son appel à tous les militants à mettre leurs ambitions et leurs compétences au service de la cause commune.

A Jacksonville, le 02/10/2022
Forces de Libération Africaines de Mauritanie
Le Président
BAH Mamadou Sidi

Communiqué : Congrès des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM).

Le 8ème congrès des FLAM s’est tenu les 26, 27 et 28 août 2022. L’utilisation des nouvelles technologies a permis pour une fois, la participation de toutes les sections implantées à travers le monde.
Le quorum ayant été largement atteint, le congrès a pu valablement siéger. Les militants ont pu s’exprimer sur la situation nationale et internationale. Des échanges ont eu lieu sur les orientations du mouvement à travers des discussions sur les statuts, les résolutions et sur la politique générale qui va être mise en œuvre.
Après les débats sur les orientations politiques que souhaitent prendre les membres du mouvement, les congressistes ont procédé à l’élection du Président.
Les membres du congrès ont réélu à une large majorité Mamadou Sidi Ba comme président de l’organisation. Les membres du comité permanent, organe qui veille sur le respect des orientations du mouvement, ont également été élus. Monsieur Moussa LAM a été élu en tant que Coordinateur de ce comité permanent.
Le nouveau président élu après son message de remerciement a souhaité disposer d’un délai pour constituer son bureau. En attendant, il a nommé Abibou SALL comme vice président et Yakhya THIAM comme secrétaire général. Il a été prévu la convocation du conseil national dans un rapide délai.
Le Secrétaire général

Les FLAM combattent la loi inique et raciste de destruction du système éducatif

Dans quelques heures, nous serons de nouveau nombreux devant l’Assemblée nationale, à braver la répression et le danger pour un sit in de protestation contre la loi inique de division et de fragmentation nationales portant sur une prétendue réforme du système éducatif. Ce nouvel acte de mobilisation est la preuve, s’il en fallait, de notre détermination à faire reculer le pouvoir ethnoraciste qui étrangle notre pays. Il démontre la vanité des intimidations et des violences policières qui se sont abattues ces derniers jours sur des manifestants pacifiques, n’exerçant que leur droit constitutionnel à l’expression. Les sévices ne viendront jamais à bout de notre détermination à mener le combat contre les discriminations, le racisme systémique d’Etat, la marginalisation, l’invisibilisation des composantes négro-africaines, l’assimilation et l’effacement culturels, socle du texte. Par leur dérobade, une majorité de députés de la prétendue « majorité » n’a pas osé l’assumer. Pourquoi cette défection de 94 des 157 députés lors du vote d’un texte vendu pourtant comme crucial ? Mépris ou couardise ? Les deux sans doute. Preuve que le pouvoir tient sa «majorité» avec la même efficacité qu’il gouverne le pays. Mal ! Nous savions qu’il n’y avait pas de pilote dans l’avion. En voici une nouvelle preuve. Continuons quant à nous à tenir le cap quoiqu’il nous en coûte.

Les FLAM saluent notre action, notre détermination et expriment toute leur solidarité et leur sympathie à l’égard de toutes les victimes de la répression en ayant une pensée particulière pour Madame Salimata Ba, brutalisée dans l’enceinte même de l’Assemblée nationale au mépris des règles élémentaires des droits de l’homme et même des principes de l’Islam. Aurait-elle subi un sort identique si elle avait été beydane? Qui a ordonné l’acte ignoble dont le vigile n’est qu’un simple exécutant?

Les FLAM exigent la libération des personnes détenues arbitrairement ainsi que la fin du harcèlement et des pressions exercés sur les militants politiques et des droits de l’homme. Le projet de loi actuel n’est qu’une pierre supplémentaire à l’édifice raciste et discriminatoire. Il doit, en l’état, être relégué aux oubliettes. Le combat dans cette perspective ne fait que commencer.     

Département de la communication des FLAM,

Le 29/07/2022

Démonstration du racisme d’état mauritanien au siège de l’UNESCO à Paris

Les recrutements mono-ethniques dans les écoles d’excellence en Mauritanie, les noirs quasiment exclus car anciens esclaves ou non-arabes.

Les FLAM vous montrent ici la manifestation du racisme d’état à ciel ouvert en Mauritanie. Nous avions lancé l’alerte sur les orientions politiques qui excluent les noirs mauritaniens dans la gestion des affaires du pays à travers un document intitulé ‘le manifeste du négro-mauritanien opprimé’ en 1986. Ce qui avait entrainé l’emprisonnement de nos membres fondateurs à la prison mouroir de Oualata où plusieurs d’entre eux y laissèrent leur vie suite à des tortures et des conditions de détention inhumaines. Aujourd’hui, dans ce pays trait d’union entre l’Afrique subsaharienne et le  Maghreb, situé sur le continent africain, le racisme et l’exclusion des noirs dans la gestion du pays se fait au vu et au su de tout le monde et malheureusement la communauté internationale ferme les yeux sur ce qui se passe en Mauritanie.

Recrutement ciblé qui exclue les femmes noires : Hratine, Pulaar, Sonninko et wolofs.

Année après année, on reprend dans la même communauté maure et on recommence… Même le système colonial français n’avait pas fait ça.

Recrutement ciblé dans la marine nationale : Le processus de blanchiment en phase de finalisation.

Les officiers supérieurs de l’armées Mauritanienne : Toujours la même communauté, les noirs sont exclus alors que les soldats sont majoritairement noirs. La logique du maitre blanc et de la main d’œuvre noire perdure à travers une politique voulue par le régime d’apartheid mauritanien.

A l’image d’une « jeunesse hitlérienne », formation des adolescents pour perpétuer le commandement du pays par la même communauté.

L’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz qui comme ses prédécesseurs et son successeur, pour renforcer l’endoctrinement, promouvait cette politique exclusiviste dès le plus jeune âge.

Conclusion :

La communauté internationale avait combattu en son temps l’apartheid qui prévalait en Afrique du Sud. Aujourd’hui les noirs mauritaniens vivent sous un système de domination pire que l’apartheid et le système colonial réunis. Ils sont totalement exclus dans la gestion des biens communs de la Mauritanie et dans une logique d’assimilation et d’effacement de leurs cultures, ces communautés qui ne sont pas arabo-berbères sont obligées par l’Etat d’éduquer leurs enfants en langue arabe et non dans leur langue maternelle. L’UNESCO qui est une institution internationale dont le crédo est l’Education, la science et la culture devrait regarder de très près ce qui se passe en Mauritanie afin de pousser ce pays à respecter le vivre ensemble dans la diversité et la multiculturalité. Car la Mauritanie n’est pas qu’arabo-berbère elle est à la fois pulaar, sonniko et wolof et bambara. La communauté internationale doit faire pression sur la Mauritanie pour qu’elle respecte cette diversité culturelle. Un arabe n’est pas un pulaar, un sonninké n’est pas un wolof et vice versa donc à chacun de choisir l’éducation et la culture qu’il souhaite donner à ses enfants. La langue et la culture arabes doivent rester des outils de partage et d’ouvertures entres les peuples et non être instrumentalisés pour dominer, asservir et détruire les langues et les cultures qui partagent son espace géographique.  La gestion des affaires du pays doit être partagée entre tous les mauritaniens sans exclusion aucune. Il en va de la sécurité de tous.

Les FLAM à la journée de célébration des droits humains à l’UNESCO le 22/04/2022 Paris.

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