L’État contre Mandela et les autres

« C’est un film sur l’engagement ! ». Gilles Porte et Nicolas Champeaux, les deux réalisateurs du film documentaire « L’État contre Mandela et les autres » , en sélection officielle du Festival de Cannes, ont accordé à l’Humanité leur toute première interview. Un long entretien, où ils reviennent sur la genèse du film et l’incroyable récit de cette aventure cinématographique, bâtit autour d’un document exceptionnel : l’enregistrement sonore du procès de Rivonia, qui eut lieu entre octobre 1963 et juin 1964 en Afrique du Sud, devant la haute cour du Transvaal. Il impliquait une dizaine de dirigeants d’Umkhonto we Sizwe, branche militaire du Congrès national africain (ANC). Le 12 juin 1964, Mandela, Sisulu, Mbeki, Motsoaledi, Mlangeni, et Goldberg sont condamnés à la prison à vie. Un entretien réalisé par Nicolas Bertrand, avec Pierre Barbancey, grand reporter à l’Humanité.

Source: l’humanité.fr

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La construction politique de la Mauritanie 1946 – 1960

 

 

 

 

 

 

Imaginée en Décembre 1899 par l’administration coloniale, la construction du cadre historique et géographique de la Mauritanie s’est poursuivie jusqu’en 1944. Mais c’est en novembre 1946 que commence sa construction politique.
A l’instar des ressortissants des autres colonies, les Mauritaniens sont appelés à voter pour élire leurs représentants : un député à l’Assemblée Nationale Française, un sénateur et un conseiller au Grand Conseil de l ‘Union de l’Afrique de l’Ouest. Ces élections symbolisaient le début d’une individualisation politique et territoriale par rapport au Sénégal.

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L’implantation du français en Mauritanie: contribution transmise par Ciré BA -Historien-chercheur

 

 

 

 

 

 

Les Français n’ont pas attendu la pénétration officielle de 1901 pour fonder des écoles en Mauritanie. La première école fut créée en 1898, à Kaédi….

Langue superposée dont l’implantation est étroitement dépendante du fait colonial, la diffusion du français fut, en Mauritanie, plus qu’ailleurs en Afrique Occidentale, confiée à la seule institution scolaire dans le cadre d’une politique linguistique qui,  » assimilationniste  » ou  » assimilatrice  » dans les textes, se révéla beaucoup plus pragmatique dans la réalité et s’adapta à la personnalité linguistique des colonisés.

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« Témoignages inédits sur la Mauritanie d’avant l’indépendance », Ibrahima Abou SALL (Novembre, décembre 1995)

 

 

 

 

 

 

 

 

DEBATS

(Débats faisant suite aux interventions de MM. MESSMER[1], LE BORGNE[2], CHEVANCE[3] et GASTON[4]: Un mois après le colloque, sur la demande de M. François BESLAY, le Secrétaire de l’Association des Amis de la Mauritanie, j’ai rédigé mes interventions que je lui ai envoyées pour une publication dans les actes du colloque. Dans le document qui a été publié, la direction de l’association n’a pas daigné intégrer ce texte. Elle a publié, par contre, dans ces actes des propos déformés. Et pourtant, les communications et les débats avaient été enregistrés).

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Soirée de Gala de Kisal et Bamtaré à Orléans( Photos et vidéos)

 

 

 

 

 

L’Association Kisal et Bamtaré (Sauvegarde et Développement) a organisé le Samedi 7 juillet 2018, sa soirée de gala à Orléans. Au programme de cette soirée : des conférences et débats (animés notamment  par messieurs BARRY Yacouba et Cheikh Oumar), Une projection de deux films région dont « retour sans cimetière » de Djibril DIAW sur la situation des réfugiés dans la sous-région. Côté spectacle, un repas africain sera servi aux convives suivi d’une chorégraphie des jeunes orléanaises.

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L’épopée de Samba Guéladio Diégui du Fouta Toro : un récit entre mythe et histoire

 

 

 

 

 

 

 

Les relations qui lient l’épopée à l’histoire et au mythe sont d’une complexité qui apparaît plus nettement dans la sphère africaine où ces notions sont parfois itératives et redondantes. L’épopée, en effet, y est perçue comme le véritable récit de la mémoire collective ; des faits que certains considèrent comme mythiques appartiennent ici à la réalité.
Cependant, tous les éléments de l’épopée appartiennent-ils à la réalité historique ? N’y a-t-il pas une césure entre la réalité du récit épique et celle de l’histoire réelle ?

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Le récit poignant d’Omar Ibn Said, l’esclave américain originaire du Fouta Toro

 

 

 

 

 

Il y a de ces lectures dont on ne sort pas indemne, tant le flot d’émotions qu’elles suscitent, bouscule le lecteur jusqu’au tréfonds de son être. Tel est l’effet que procure la lecture de l’ouvrage, A Muslim American slave, The Life of OMAR IBN SAID. Il s’agit de la traduction en anglais de l’autobiographie rédigée en arabe par un natif du Fouta au Sénégal et vendu comme esclave en Amérique. Un livre émouvant où l’on s’imprègne du récit d’un homme qui exprime ses peines et joies, rusant pour garder intacte sa foi dans un milieu hostile, et où l’on découvre que l’esclave pouvait être plus docte que son propriétaire.

 

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Coly Tenguella BA par M. Amadou Bal BA

 

 

 

 

 

 

 

Koly Tenguella BA est un véritable personnage de légende autour duquel ont été brodés divers mythes. Les sources arabes, portugaises, françaises et ou issues des traditions orales sont parfois divergentes sur les causes de son départ du Mali, sur l’itinéraire (Guinée, Gambie) qu’il a emprunté pour arriver au Fouta-Toro et même sur ses origines ethniques. On s’accorde à dire que Coly Tenguella  est le fils du roi des Peuls de Kingui battu et tué en 1512 par le frère de Askia Mohamed, appelé Amar. Coly, qui était momentanément absent, prend la décision de se rendre au Sénégal.

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La place des wolofs et des des Sereers dans la formation du peuple Fuutanké par le Professeur Omar KANE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les anthroponymes d’origine wolof sont extrêment nombreux. La plupart d’entre eux se retrouvent dans les groupe socio professionnels des subalbé ou pêcheurs et des sébbé ou guerriers. Les subalbé en majorité se nomment Gaye , Faal , Diop , Mbodj , Guéye , Diack , Dieye , Niang , Wadd alors que les noms d’origine soninke (Konté , Bathily, Sumaaré) et peul (Bah, Soh, Sall , Thiam) sont très rares. Les anthroponymes sereer ( Saar, Ndiaye , Ngom, Thioubou , Diouf, Tine) sont majoritairement les subalbé. Au demeurant, ce sont les Saar qui fournissent toujours les doyens des subalbé. Les titres portés par leurs dignitaires sont Diaaltaabé, Teigne ,Dumel, Diagodin.
La majorité des groupes des sébbé est d’origine wolof, en particulier ceux de Nguenaar : Niang, Faal, Diop, Diack, Ndiaye, Dieng. La plupart des grands farba du Fuuta (Farmbaal, FarbaWaalaldé, Farba Erem, Farba Ndioum, etc..) sont des Wolof d’origine.

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Tidiane HANE éternellement vôtre !!!

 

 

 

 

 

 

 

Tidiane Elimane Sambarka Elimane Mamadou Ahmadou Racine Mouktar a vu le jour en 1955 à Saré Gamadi Tés tôt, il découvrira le Secret Majestueux du Coran. Homme intelligent, ses études furent couronnées de succès. Après son obtention de l’entrée en sixième et du CPE, il quitta la terre de ses aïeules, à l’époque le Fouta d’alors comptait peu sinon rarement de collèges et de lycées.

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Festival international : A Dakar, la culture soninké dans toute sa splendeur

 

 

 

 

 

La 5e édition du Festival international soninké (Fiso) se déroule jusqu’au 25 février à Dakar. Occasion pour cette communauté de remettre au goût du jour toutes les facettes –chants, danses, rythmes, qui font la grandeur de la culture soninké. Après Kayes, au Mali, et Nouakchott, en Mauritanie, c’est au tour de Dakar d’abriter la 5e édition du Festival international soninké (Fiso).

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Les Maures et les Noirs ou lettre ouverte au journal « échos d’Afrique noire »

 

 

 

 

 

 

Monsieur le Rédacteur en chef, Je viens de lire dans votre n° 334 du 21 au 27 avril 1958, un article qui m’a vivement frappé. En effet rien que le titre de cet article « Les Maures veulent se rallier au Maroc parce qu’ils ne veulent pas être commandés par des Noirs » suffit pour solliciter l’attention de tous les Noirs d’A.O.F.

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Comment les Français ont réellement conquis les pays Maures : la pacification française bénie par les chefs maures du Trarza, de l’Adrar , du Brakna etc.

 

 

 

La dernière idée des révisionnistes qui tiennent l’esprit d’Aziz, est d’inspirer au peuple fanatisé qu’il faut réécrire l’histoire de la colonisation et surtout de la résistance car elle aurait été altérée par le colon. Dans tout autre pays que le nôtre,ce serait légitime pour éviter la propagande du vainqueur. Hélas chez nous il n’y a pas vraiment eu de vainqueurs car il n’y a pas vraiment eu de résistance…

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Histoire des Waalo-Waalo

 

D’après les historiens et scientifiques, comme Cheikh Anta Diop, Aboubacry Moussa Lam ou encore Théophile Obenga, les Wolofs (comme la plupart des ethnies d’Afrique) seraient originaires de la vallée du Nil (l’actuelle Égypte).

Selon eux, les traces les plus anciennes d’une culture, surtout en ce qui concerne la langue et les principes religieux et culturel dont les Wolofs ont hérité, remonteraient à l’époque de l’Égypte pharaonique, aussi bien en Basse-Égypte qu’en Haute-Égypte.

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Hommage : Le Professeur Oumar BA (9 mars 1917 – 12 février 1998)

 

Oumar Bâ né le 9 mars 1917 à M’Bagne en Mauritanie et mort le 12/02/1998 à Nouakchott) exerce comme professeur, chercheur et conseiller technique à l’Institut des langues nationales de Mauritanie.

Titulaire en 1934 du diplôme d’aptitude pédagogique, il enseigne successivement à Tambacounda puis à Diouloulou (Sénégal) avant de se faire admettre en 1936, par voie de concours, dans le corps des agents des Postes et télécommunications.

 

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Alpha Oumar Thierno Baila : Chef d’Etat-major Général de l’armée d’El Hadj Oumar Al Foutiyou (que Allâh l’agrée)

Alpha Oumar Thierno Baila est un illustre général de l’armée omarienne

Un général, mais aussi un homonyme de Cheikh Oumar Foutiyou Tall, qui a tout donné au jihâd ou guerre sainte (1846-1864) disparu onze mois avant son homonyme en mars 1863. C’était l’un des guerriers, un compagnon de la première heure au jihâd avec El hadj Omar Tall. « Alpha était un général d’armée, un combattant intrépide, animé d’un sens élevé du sacrifice, d’un courage téméraire d’une fine connaissance des hommes, d’un humanisme éclairé, marqué de pudeur, d’ascétisme de scrupule, de sincérité et de vérité », affirme le professeur Iba Der Thiam qui ajoute : « Elhadj Omar Tall a eu la chance de bénéficier du compagnonnage d’Alpha Oumar Thierno Bailla Wane ».

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Elimane Boubacar Kane : « Un Patriarche éclairé et fédérateur en Islam »

 

Elimane Boubacar KANE est né en 1721 à Tichikel, près de R’Kiz (Mauritanie, Kadiar en Pulaar); il est décédé en mars 1851 à Dimat (Dialmath, Sénégal). Son exceptionnelle longévité, 130 ans selon les sources traditionnelles, fait de lui le témoin du début de la domination coloniale sur la partie occidentale de notre continent.
Considéré au début du XIXe siècle comme « le plus puissant de la Nigritie » (cf. Baudin, Schmaltz et Madina Ly Tall), il fut un grand rénovateur, pour avoir été l’un des sept disciples du foyer du Cadi Amar Fall de Pire Sagnokhor, qui pensèrent et organisèrent l’avènement de l’almamyat du Fouta Toro (1776 – 1881) contre le joug d’une monarchie « denyanke » fortement liée à la traite négrière.

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Matriarcat berbère Maure Beydane face à l’islam : plus tu as de maris, plus tu es respectable

 

« Je vous assure que nous respectons bien les hommes. D’ailleurs, c’est l’islam qui nous guide en ce sens ».

Les Maures (ou Mauri) est le nom donné aux populations arabo-berbères métissés vivant au Sahara et dans les territoires sud, côtoyant les populations noires. Ils n’ont pas grand chose à voir avec les Maures d’Espagne, étant donné que ni leur dialecte ni leur culture ne sont apparentés. Le terme « Maure » leur a été attribué car ils étaient la seule population d’origine nord-africaine trouvée dans le sud du Sahara.

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Une page de notre histoire: Les révoltes politico-religieuses anticoloniales (1906 – 1909) Gidimaxa (1906 – 1908) par Ibrahima Abou SAL

 

Rappelons aussi que, durant la période comprise entre 1896 et 1905, l’administration coloniale avait été représentée exclusivement par la chefferie de province. Nous connaissons déjà les circonstances dans lesquelles celle-ci fut supprimée, avec la révocation de Gujaa Baccili. Au Gidimaxa, le système de l’administration directe ne posait pas de problèmes majeurs tant qu’il s’agissait seulement des populations sédentaires. La surveillance des villages n’exigeait pas de contraintes policières importantes à cause de la petite superficie de la province.

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Le « Magno Kompe », une tradition ancestrale Soninke malmenée par l’immigration et la modernité

Ils ne se voyaient pas en privé. Leurs fréquentations étaient contrôlées. Point de contact entre les futurs époux. Les familles respectives se chargeaient des préparatifs du mariage. Généralement, quand la somme matérialisant l’accord définitif ( fuute ) était payée, on fixait naturellement une date pour le mariage. De chaque côté, les familles des futurs mariés fêtent en grande pompe l’heureux événement.

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