Histoire : au royaume des esclaves par Jules Crétois

 

 

 

 

 

 

Durant des siècles, appuyé par un racisme assumé et légitimé, l’esclavage a perduré au Maroc. Entre volontés impériales, religion et logique économique, retour sur un douloureux passé.

Nous sommes au milieu du XIXe siècle. Ahmed Khaled Naciri, savant et historien slaoui, publie des diatribes antiesclavagistes. S’il reconnaît la validité religieuse de l’esclavage, il condamne sa pratique et sa légitimation par les différences raciales. À cette époque en effet, des milliers de noirs — entre 50 000 et 300 000 selon les sources — connaissaient toujours les affres de la servitude. Même si l’islam incite à libérer les esclaves, cette pratique était largement répandue dans le monde musulman, et l’empire chérifien ne dérogeait pas à cette règle. C’est ainsi que, depuis l’installation de la dynastie des Almovarides au XIe siècle, des centaines de milliers de noirs — plus de trois millions selon d’autres sources — sont raflés et acheminés à travers le désert jusqu’aux marchés de Sijilmassa, Marrakech, Fès ou Rabat.

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Voile noir par Tijane BAL

 

 

 

 

 

 

 

Après 50 ans, tout homme s’attend à apprendre le décès de son père écrit Dany Laferrière, écrivain haïtien et membre de l’Académie française. C’est un grand-père que l’Afrique et, au-delà, le pays littérature pleurent aujourd’hui. Nous devons être nombreux à avoir le coeur lourd ce matin. Cela est particulièrement vrai pour les gens de ma génération. Ceux de l’entre deux. Plus très jeunes. Pas encore trop vieux.

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242 ans après la Révolution torodo : Thierno Souleymane Baal toujours actuel

 

 

 

 

 

Au 18e siècle, Thierno Souleymane Baal a mené la plus grande révolution du Fouta, connue sous le nom de Révolution torodo. Surnommé le Briseur du mouddo horma (paiement d’une dîme aux maures), Thierno Souleymane Baal est décrit comme un homme pieux, intègre, humble et dont l’action a permis d’instaurer au Fouta une institution solide reposant sur l’imamat.Grand intellectuel et homme d’éthique, il a combattu dans le Fouta la corruption, l’impunité, l’enrichissement illicite et la dévolution monarchique du pouvoir pour asseoir l’audit, la transparence, la déclaration de patrimoine, la reddition des comptes, la compétence, l’efficacité.

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Baaba Maal, une vie de bien

 

 

 

 

 

 

Aucun écrit ne saura célébrer Baaba Maal aussi bien qu’il nous a chantés et enchantés. Depuis tant d’années! Nous, Haalpulaaren principalement. Mais, dieu merci, pas seulement. Le rejeton du Futa, icône planétaire grâce à son talent, sait, mieux que personne, commémorer nos grands hommes et, de ce fait, les rendre encore plus grands. Ils appartiennent à la sphère traditionnelle et religieuse avec Souleymane Bal, Alfa Yaya Diallo, Elimane Boubacar Kane, Mountacka Tall, Seydou Nourou Tall, guerrière avec Samba Gélajo, militante avec Lamine Senghor et Nelson Mandela voire sportive avec le lutteur Diouggal Diaw que célèbre la chanson Déliya.

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Cheikh Hamidou Kane : « L’Afrique n’existe plus, elle a été dépossédée de son espace »

Cheik Hamidou Kane, écrivain sénégalais né à Matam en 1928. Son livre «L’Aventure ambiguë» est un des grands classiques de la littérature africaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’auteur sénégalais de « L’Aventure ambiguë », 90 ans, revient sur l’histoire contemporaine du continent, marquée par des questionnements et des tourments identitaires.

C’est l’un des paradoxes de Cheikh Hamidou Kane. En cinquante-sept ans de carrière, l’écrivain sénégalais n’a publié que deux romans – L’Aventure ambiguë, en 1961, et Les Gardiens du temple, en 1995 –, devenus des classiques, traduits dans une dizaine de langues et inscrits au programme de nombreuses écoles et universités. Ils relatent le malaise des élites africaines désorientées par la colonisation française. Né en 1928 à Matam, sur les bords du fleuve Sénégal, Cheikh Hamidou Kane a traversé l’histoire contemporaine du continent, marquée par des questionnements et des tourments identitaires.

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Ndiawar Kane emprunte le “Sentier Sinueux”, un ouvrage qui retrace le parcours d’un jeune Foutanké

Citoyen Mauritanien, originaire du Fuuta Tooro, Ndiawar Kane est diplômé de géographie des universités de Dakar et de Paris VII. Consultant indépendant, Ndiawar Kane est de cette génération de “militants anti-impérialistes des années soixante qui continue de lutter pour la protection des droits humains. Il vient de sortir un roman intitulé “ le Sentier Sinueux” qui retrace le parcours d’un jeune foutanké. La cérémonie de dédicace a eu lieu ce samedi, dans les locaux de la librairie L’harmattan Sénégal…

Source: Dakaractu.com

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Pour la réhabilitation de la mémoire de Baidy Kathié Pam, ce héros anticolonialiste oublié

Source: AfriqueMidi.com

 

 

 

 

 

 

 

Baydi Kathié Pam, « celui qui avait lavé l’affront : Momtunoodo yawaare).

Aujourd’hui en Afrique on célèbre ceux qui ont collaboré avec le colonisateur contre les intérêts des Africains et on efface de nos mémoires ces braves africains qui ont donné leur vie pour la défense de leur pays, de leur société contre les envahisseurs. Ils sont nombreux ces africaines et africains qui ont donné leur vie et à qui on n’a pas été du tout reconnaissant. Baydi Kathié Pam fait partie de ces héros oubliés.

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Plaidoyer pour l’enseignement de l’œuvre du chef de guerre, Thierno Souleymane Baal

 

 

 

 

 

 

 

L’historien sénégalais, Iba Der Thiam, et le mathématicien Mamadou Youry Sall, soutiennent que ‘’la vie, l’œuvre, la vision, les tactiques et les modes de gouvernance’’ du chef de guerre, Thierno Souleymane Baal, une grande figure du Fouta Toro (Nord) du 18eme siècle doivent être enseignés aux générations actuelles.

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L’État contre Mandela et les autres

« C’est un film sur l’engagement ! ». Gilles Porte et Nicolas Champeaux, les deux réalisateurs du film documentaire « L’État contre Mandela et les autres » , en sélection officielle du Festival de Cannes, ont accordé à l’Humanité leur toute première interview. Un long entretien, où ils reviennent sur la genèse du film et l’incroyable récit de cette aventure cinématographique, bâtit autour d’un document exceptionnel : l’enregistrement sonore du procès de Rivonia, qui eut lieu entre octobre 1963 et juin 1964 en Afrique du Sud, devant la haute cour du Transvaal. Il impliquait une dizaine de dirigeants d’Umkhonto we Sizwe, branche militaire du Congrès national africain (ANC). Le 12 juin 1964, Mandela, Sisulu, Mbeki, Motsoaledi, Mlangeni, et Goldberg sont condamnés à la prison à vie. Un entretien réalisé par Nicolas Bertrand, avec Pierre Barbancey, grand reporter à l’Humanité.

Source: l’humanité.fr

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La construction politique de la Mauritanie 1946 – 1960

 

 

 

 

 

 

Imaginée en Décembre 1899 par l’administration coloniale, la construction du cadre historique et géographique de la Mauritanie s’est poursuivie jusqu’en 1944. Mais c’est en novembre 1946 que commence sa construction politique.
A l’instar des ressortissants des autres colonies, les Mauritaniens sont appelés à voter pour élire leurs représentants : un député à l’Assemblée Nationale Française, un sénateur et un conseiller au Grand Conseil de l ‘Union de l’Afrique de l’Ouest. Ces élections symbolisaient le début d’une individualisation politique et territoriale par rapport au Sénégal.

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L’implantation du français en Mauritanie: contribution transmise par Ciré BA -Historien-chercheur

 

 

 

 

 

 

Les Français n’ont pas attendu la pénétration officielle de 1901 pour fonder des écoles en Mauritanie. La première école fut créée en 1898, à Kaédi….

Langue superposée dont l’implantation est étroitement dépendante du fait colonial, la diffusion du français fut, en Mauritanie, plus qu’ailleurs en Afrique Occidentale, confiée à la seule institution scolaire dans le cadre d’une politique linguistique qui,  » assimilationniste  » ou  » assimilatrice  » dans les textes, se révéla beaucoup plus pragmatique dans la réalité et s’adapta à la personnalité linguistique des colonisés.

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« Témoignages inédits sur la Mauritanie d’avant l’indépendance », Ibrahima Abou SALL (Novembre, décembre 1995)

 

 

 

 

 

 

 

 

DEBATS

(Débats faisant suite aux interventions de MM. MESSMER[1], LE BORGNE[2], CHEVANCE[3] et GASTON[4]: Un mois après le colloque, sur la demande de M. François BESLAY, le Secrétaire de l’Association des Amis de la Mauritanie, j’ai rédigé mes interventions que je lui ai envoyées pour une publication dans les actes du colloque. Dans le document qui a été publié, la direction de l’association n’a pas daigné intégrer ce texte. Elle a publié, par contre, dans ces actes des propos déformés. Et pourtant, les communications et les débats avaient été enregistrés).

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Soirée de Gala de Kisal et Bamtaré à Orléans( Photos et vidéos)

 

 

 

 

 

L’Association Kisal et Bamtaré (Sauvegarde et Développement) a organisé le Samedi 7 juillet 2018, sa soirée de gala à Orléans. Au programme de cette soirée : des conférences et débats (animés notamment  par messieurs BARRY Yacouba et Cheikh Oumar), Une projection de deux films région dont « retour sans cimetière » de Djibril DIAW sur la situation des réfugiés dans la sous-région. Côté spectacle, un repas africain sera servi aux convives suivi d’une chorégraphie des jeunes orléanaises.

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L’épopée de Samba Guéladio Diégui du Fouta Toro : un récit entre mythe et histoire

 

 

 

 

 

 

 

Les relations qui lient l’épopée à l’histoire et au mythe sont d’une complexité qui apparaît plus nettement dans la sphère africaine où ces notions sont parfois itératives et redondantes. L’épopée, en effet, y est perçue comme le véritable récit de la mémoire collective ; des faits que certains considèrent comme mythiques appartiennent ici à la réalité.
Cependant, tous les éléments de l’épopée appartiennent-ils à la réalité historique ? N’y a-t-il pas une césure entre la réalité du récit épique et celle de l’histoire réelle ?

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Le récit poignant d’Omar Ibn Said, l’esclave américain originaire du Fouta Toro

 

 

 

 

 

Il y a de ces lectures dont on ne sort pas indemne, tant le flot d’émotions qu’elles suscitent, bouscule le lecteur jusqu’au tréfonds de son être. Tel est l’effet que procure la lecture de l’ouvrage, A Muslim American slave, The Life of OMAR IBN SAID. Il s’agit de la traduction en anglais de l’autobiographie rédigée en arabe par un natif du Fouta au Sénégal et vendu comme esclave en Amérique. Un livre émouvant où l’on s’imprègne du récit d’un homme qui exprime ses peines et joies, rusant pour garder intacte sa foi dans un milieu hostile, et où l’on découvre que l’esclave pouvait être plus docte que son propriétaire.

 

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Coly Tenguella BA par M. Amadou Bal BA

 

 

 

 

 

 

 

Koly Tenguella BA est un véritable personnage de légende autour duquel ont été brodés divers mythes. Les sources arabes, portugaises, françaises et ou issues des traditions orales sont parfois divergentes sur les causes de son départ du Mali, sur l’itinéraire (Guinée, Gambie) qu’il a emprunté pour arriver au Fouta-Toro et même sur ses origines ethniques. On s’accorde à dire que Coly Tenguella  est le fils du roi des Peuls de Kingui battu et tué en 1512 par le frère de Askia Mohamed, appelé Amar. Coly, qui était momentanément absent, prend la décision de se rendre au Sénégal.

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La place des wolofs et des des Sereers dans la formation du peuple Fuutanké par le Professeur Omar KANE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les anthroponymes d’origine wolof sont extrêment nombreux. La plupart d’entre eux se retrouvent dans les groupe socio professionnels des subalbé ou pêcheurs et des sébbé ou guerriers. Les subalbé en majorité se nomment Gaye , Faal , Diop , Mbodj , Guéye , Diack , Dieye , Niang , Wadd alors que les noms d’origine soninke (Konté , Bathily, Sumaaré) et peul (Bah, Soh, Sall , Thiam) sont très rares. Les anthroponymes sereer ( Saar, Ndiaye , Ngom, Thioubou , Diouf, Tine) sont majoritairement les subalbé. Au demeurant, ce sont les Saar qui fournissent toujours les doyens des subalbé. Les titres portés par leurs dignitaires sont Diaaltaabé, Teigne ,Dumel, Diagodin.
La majorité des groupes des sébbé est d’origine wolof, en particulier ceux de Nguenaar : Niang, Faal, Diop, Diack, Ndiaye, Dieng. La plupart des grands farba du Fuuta (Farmbaal, FarbaWaalaldé, Farba Erem, Farba Ndioum, etc..) sont des Wolof d’origine.

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Tidiane HANE éternellement vôtre !!!

 

 

 

 

 

 

 

Tidiane Elimane Sambarka Elimane Mamadou Ahmadou Racine Mouktar a vu le jour en 1955 à Saré Gamadi Tés tôt, il découvrira le Secret Majestueux du Coran. Homme intelligent, ses études furent couronnées de succès. Après son obtention de l’entrée en sixième et du CPE, il quitta la terre de ses aïeules, à l’époque le Fouta d’alors comptait peu sinon rarement de collèges et de lycées.

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Festival international : A Dakar, la culture soninké dans toute sa splendeur

 

 

 

 

 

La 5e édition du Festival international soninké (Fiso) se déroule jusqu’au 25 février à Dakar. Occasion pour cette communauté de remettre au goût du jour toutes les facettes –chants, danses, rythmes, qui font la grandeur de la culture soninké. Après Kayes, au Mali, et Nouakchott, en Mauritanie, c’est au tour de Dakar d’abriter la 5e édition du Festival international soninké (Fiso).

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Les Maures veulent se rallier au Maroc parce qu’ils ne veulent pas être commandés par des Noirs

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Maures et les Noirs ou lettre ouverte au journal « échos d’Afrique noire »

Monsieur le Rédacteur en chef, Je viens de lire dans votre n° 334 du 21 au 27 avril 1958, un article qui m’a vivement frappé. En effet rien que le titre de cet article « Les Maures veulent se rallier au Maroc parce qu’ils ne veulent pas être commandés par des Noirs » suffit pour solliciter l’attention de tous les Noirs d’A.O.F.

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