La résistance des femmes de Nder (talaata i Nder) 7 mars 1820 -7 mars 2020: un épisode marquant et symbolique de la lutte contre l’esclavage maure

D’eux, on ne savait jamais à l’avance s’ils débarqueraient en clients pour échanger des marchandises ou en ennemis pour se ravitailler en captifs. Toujours est-il que depuis l’installation des troupes françaises à Saint-Louis, les Maures ne cessaient d’accentuer leur pression contre le Walo, qu’ils voulaient faire passer sous leur contrôle, afin d’empêcher la région de tomber sous domination européenne.

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Une page de notre histoire : le 2 septembre 1890, Baydi Katie Pam tue l’administrateur colonial Abel Jeandet à Grand Aéré

Nommé administrateur commandant au Sénégal, Abel Jeandet est d’abord affecté au cercle de Louga vers la fin des années 1880. Il est ensuite rappelé à Saint-Louis où il servira à la direction des affaires politiques. Après un bref séjour à Saint-Louis, Jeandet prend le commandement du cercle de Podor. Mais ses agissements ne seront pas du goût de certains dignitaires de la région. Il sera assassiné le 2 septembre 1890 à Grand Aéré (actuel Aéré Lao).

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Le processus de l´occupation des territoires actuels de la Mauritanie et la question de la frontière du Sud

Dans l’histoire de la colonisation de la Mauritanie, la thèse généralement admise veut que la conquête se caractérise d’abord par un mouvement “(…) en hauteur vers le Maroc (…) qui a poussé ensuite (…) en largeur, vers l’est, gagnant chaque année une province sur le Sahel soudanais”. Cette vision réduit donc la conquête coloniale de la Mauritanie à celle des territoires habités exclusivement par les populations bidan. Il faut toutefois relever une ambiguïté ou une imprécision chez les auteurs de cette thèse. Certains intègrent totalement le « Sud » dans ce qu’ils appellent « l’unité territoriale maure » (Coppolani, Gouraud, Marty, etc).

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Grande figure de l’Histoire: Louis Hunkanrin : Une vie de luttes, d’abnégation et de convictions

 

 

 

 

 

 

 

« Avec la disparition de Louis Hunkanrin, le Dahomey pleure un de ses meilleurs fils qui, par son courage, son cran inégalable, sa ténacité, sa culture immense et sa capacité inouïe de travail, demeurera la fierté du pays, sa gloire, son héros.» Salomon Biokou.

Au début des années 1970, un établissement d’enseignement secondaire portant le nom de Louis Hunkanrin a été ouvert à Porto-Novo. Il était situé en face de l’actuel château d’eau du quartier Ayimlonfidé. L’ouverture de ce cours secondaire a été effectuée sans aucune manifestation particulière, et dans la ville qui portait avec une fierté légitime, à cette époque, son titre de Centre intellectuel du Dahomey, le Cours Louis Hunkanrin était un parmi tant d’autres. Et pourtant, ce nom était chargé de symboles pour des générations de Dahoméens.

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Louis HUNKANRIN, un forfait colonial : l’esclavage en Mauritanie

Louis Hunkanrin (1886-1964), originaire du Dahomey (actuel Bénin), grand activiste des droits de l’homme, journaliste courageux et fervent combattant de la traite des noirs pratiquée par la caste maure, écrit ce pamphlet pendant son exil dans le désert mauritanien, pour accuser le système colonial français de collaborationnisme et de corruption. C’est avec grand respect que nous rééditons ce pamphlet presque tombé dans l’oubli.

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Histoire : au royaume des esclaves par Jules Crétois

Durant des siècles, appuyé par un racisme assumé et légitimé, l’esclavage a perduré au Maroc. Entre volontés impériales, religion et logique économique, retour sur un douloureux passé.

Nous sommes au milieu du XIXe siècle. Ahmed Khaled Naciri, savant et historien slaoui, publie des diatribes antiesclavagistes. S’il reconnaît la validité religieuse de l’esclavage, il condamne sa pratique et sa légitimation par les différences raciales. À cette époque en effet, des milliers de noirs — entre 50 000 et 300 000 selon les sources — connaissaient toujours les affres de la servitude. Même si l’islam incite à libérer les esclaves, cette pratique était largement répandue dans le monde musulman, et l’empire chérifien ne dérogeait pas à cette règle. C’est ainsi que, depuis l’installation de la dynastie des Almovarides au XIe siècle, des centaines de milliers de noirs — plus de trois millions selon d’autres sources — sont raflés et acheminés à travers le désert jusqu’aux marchés de Sijilmassa, Marrakech, Fès ou Rabat.

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Voile noir par Tijane BAL

Après 50 ans, tout homme s’attend à apprendre le décès de son père écrit Dany Laferrière, écrivain haïtien et membre de l’Académie française. C’est un grand-père que l’Afrique et, au-delà, le pays littérature pleurent aujourd’hui. Nous devons être nombreux à avoir le coeur lourd ce matin. Cela est particulièrement vrai pour les gens de ma génération. Ceux de l’entre deux. Plus très jeunes. Pas encore trop vieux.

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242 ans après la Révolution torodo : Thierno Souleymane Baal toujours actuel

Au 18e siècle, Thierno Souleymane Baal a mené la plus grande révolution du Fouta, connue sous le nom de Révolution torodo. Surnommé le Briseur du mouddo horma (paiement d’une dîme aux maures), Thierno Souleymane Baal est décrit comme un homme pieux, intègre, humble et dont l’action a permis d’instaurer au Fouta une institution solide reposant sur l’imamat.Grand intellectuel et homme d’éthique, il a combattu dans le Fouta la corruption, l’impunité, l’enrichissement illicite et la dévolution monarchique du pouvoir pour asseoir l’audit, la transparence, la déclaration de patrimoine, la reddition des comptes, la compétence, l’efficacité.

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Baaba Maal, une vie de bien

Aucun écrit ne saura célébrer Baaba Maal aussi bien qu’il nous a chantés et enchantés. Depuis tant d’années! Nous, Haalpulaaren principalement. Mais, dieu merci, pas seulement. Le rejeton du Futa, icône planétaire grâce à son talent, sait, mieux que personne, commémorer nos grands hommes et, de ce fait, les rendre encore plus grands. Ils appartiennent à la sphère traditionnelle et religieuse avec Souleymane Bal, Alfa Yaya Diallo, Elimane Boubacar Kane, Mountacka Tall, Seydou Nourou Tall, guerrière avec Samba Gélajo, militante avec Lamine Senghor et Nelson Mandela voire sportive avec le lutteur Diouggal Diaw que célèbre la chanson Déliya.

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Cheikh Hamidou Kane : « L’Afrique n’existe plus, elle a été dépossédée de son espace »

Cheik Hamidou Kane, écrivain sénégalais né à Matam en 1928. Son livre «L’Aventure ambiguë» est un des grands classiques de la littérature africaine.

L’auteur sénégalais de « L’Aventure ambiguë », 90 ans, revient sur l’histoire contemporaine du continent, marquée par des questionnements et des tourments identitaires.

C’est l’un des paradoxes de Cheikh Hamidou Kane. En cinquante-sept ans de carrière, l’écrivain sénégalais n’a publié que deux romans – L’Aventure ambiguë, en 1961, et Les Gardiens du temple, en 1995 –, devenus des classiques, traduits dans une dizaine de langues et inscrits au programme de nombreuses écoles et universités. Ils relatent le malaise des élites africaines désorientées par la colonisation française. Né en 1928 à Matam, sur les bords du fleuve Sénégal, Cheikh Hamidou Kane a traversé l’histoire contemporaine du continent, marquée par des questionnements et des tourments identitaires.

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