Mon hommage à Cheikh Oumar BA par Salif BA

Depuis ce coup de tonnerre  du 26/03/2020 annonçant la fin de vie de notre frère et camarade de lutte Cheikh Oumar BA  je suis inconsolable. Ma tristesse est immense, mon espoir dans le combat que nous menons contre l’injustice en Mauritanie est assombri. Car la Mauritanie, le Fouta, l’Afrique a perdu un illustre fils, un sachant sur le plan politique et culturel sur des mutations que nous devrions opérer pour avoir des lendemains meilleurs que ce que nous vivons aujourd’hui. Ecoutons et réécoutons ses poèmes (jime) en pulaar qui sont pleins d’enseignements et de sagesse.

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Au revoir l’ami, par Tijane BAL

 

 

 

 

 

 

« On peut se préparer à la fin. Pas au chagrin». A présent, je crois avoir compris en quoi. Nous étions quelques-uns à pressentir le pire espérant qu’il serait déjoué. Le pire est hélas advenu ce funeste 26 mars. Un « jour de tristesse». «Ton» président, M. Ba Mamadou Sidi, ne pouvait mieux dire. «Ton» parce que je sais à quel point tu t’es et à quel point tu es identifié au mouvement auquel tu as concédé une large part de ta vie. Les FLAM ont grandi avec toi.

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 Cheikh Oumar Ba (1956- 2020) :  une vie de combat

Oui, je suis membre des FLAM depuis leur création. Comme je réside en France, mon comité de base se trouve ici, dans la région parisienne. Ce comité de base s’appelle Tafsiiru JIGGO. Donc, je milite dans la Section Europe de l’Ouest.
Je suis né le 06 janvier 1956 à Boghé DOW, dans le Fuuta mauritanien. Je suis le fils d’un marabout coranique qui, fut mon maitre dans ce domaine.

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Prison-mouroir de Walata : La nuit infernale des 22, le 22 mars 1988

II était 22 heures ou 23 heures ce 22 mars 1988. La nuit était calme. Les détenus restés dans la salle, malgré la fatigue et le sommeil ne purent dormir. Ils étaient angoisses et se posaient mille et une questions sur le sort de leurs 22 camarades quand, soudain, plusieurs cris de douleurs, tels un coup de tonnerre dans un ciel Serein, vinrent oppresser ce calme et cette tranquillité nocturnes. Ces cris dont 1’echo était amplifié par la nuit devenaient de plus en plus forts. Ils émanaient de plusieurs personnes et semblaient provenir du côté Est du fort. II n’y avait pas de doute possible : nos 22 camarades étaient soumis à une véritable séance de torture en guise de punition pour leurs cadenas cassés.

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37ème anniversaire des Flam , Message de Monsieur BA Mamadou Sidy, Président des Forces de Libération Africaines de Mauritanie

Les Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM) célèbrent leurs trente-sept ans. A cette occasion, Monsieur BA Mamadou Sidy, Président de notre mouvement, évoque le chemin parcouru, les succès et les embûches rencontrés sans oublier les priorités politiques, les mutations affectant le paysage politique mauritanien et les enjeux du moment.

La lutte continue

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En Mauritanie, ces femmes en servitude (En images)

© Seif Kousmate

Bien que l’esclavage ait été officiellement aboli en 1981 par l’Etat mauritanien, et érigé en infraction en 2007, puis en crime contre l’humanité en 2012, l’esclavage dit  » traditionnel  » et la discrimination à l’égard de la caste des Haratines de Mauritanie sont encore monnaie courante.

Ce phénomène concerne en premier lieu les femmes et les enfants haratines dont une partie travaillerait encore comme esclaves pour les  » Maures blancs  » ou Beidanes, qui sont des Arabo-Berbères. Durant leurs vie d’esclave, les Haratines sont souvent maltraités, les femmes violées, et des familles entières se retrouvent à réaliser des travaux forcés pour les maîtres, sans contrepartie. Quand ils sont libérés, les Haratines sont délaissés par le gouvernement, livrés à eux-mêmes ; ils vivent dans des bidonvilles en marge de la société, n’ont pas accès à la santé, l’éducation ou encore, l’état civil. Il n’existe pas de données officielles sur cette pratique mais, selon les estimations de groupes internationaux antiesclavagistes (Global Slavery Index), jusqu’à 43 000 personnes subissaient cette situation en 2016, soit environ 1 % de la population totale.

En Mauritanie, ces femmes en servitude (En images)

 

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Nouveau témoignage accablant contre le tortionnaire Ghali Ould Soufi

 

 

 

 

 

 

Monsieur Kane Ibrahima Amadou, ex-brigadier de la Garde nationale mauritanienne, ancien prisonnier au fort de Oualata, « rescapé du mouroir de Oualata » selon ses propres termes, a tenu à témoigner sur « 28.Com » des conditions d’incarcération, des tortures et mauvais traitements qui lui furent infligés ainsi qu’à à ses co-détenus par celui qu’il nomme le « génocidaire». L’ex brigadier se dit prêt à toute confrontation avec son ex gêolier. Le texte ci-dessous est une traduction d’un témoignage réalisé initialement en langue Pulaar.

Je m’appelle Kane Ibrahima Mamadou, ex brigadier de la Garde nationale, rescapé du mouroir de Oualata. J’appartiens à la première promotion des sous-officiers de la Garde nationale, corps que j’ai intégré le 1er octobre 1981.

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La résistance des femmes de Nder (talaata i Nder) 7 mars 1820 -7 mars 2020: un épisode marquant et symbolique de la lutte contre l’esclavage maure

D’eux, on ne savait jamais à l’avance s’ils débarqueraient en clients pour échanger des marchandises ou en ennemis pour se ravitailler en captifs. Toujours est-il que depuis l’installation des troupes françaises à Saint-Louis, les Maures ne cessaient d’accentuer leur pression contre le Walo, qu’ils voulaient faire passer sous leur contrôle, afin d’empêcher la région de tomber sous domination européenne.

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Ghaly  Ould SOUFI : le lieutenant « flingueur », un tortionnaire en liberté

«… Je m’en fous, celui qui décorne je le flingue et je rends  compte qu’il est mort de diarrhée ». C’est le lieutenant Ghaly, nouveau patron du fort qui parle. II s’adresse a un groupe de détenus. Et c’est pendant ses tout premiers jours au fort. Des énormités de  cette facture-la, a base de cynisme, d’enfantillage ou de vulgarité, qui illustrent bien certains traits de sa personnalité, le lieutenant  Ghaly nous en fournira une bonne quantité. Presque quotidiennement, pendant tout le temps qu’il fera au fort. Cette sortie sadique et gratuite lui vaudra de la part de certains détenus le surnom de « Flingueur ».

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Génocide, en toute circonstance et s’y tenir par Ciré BA

La première grande victoire pour la réconciliation nationale sera celle de la vérité, de la requalification des faits. Pour y parvenir, Il est indispensable d’utiliser, en toute circonstance, les mots qui conviennent pour désigner les maux causés au risque de tomber dans le négationnisme et l’impunité. Il n’existe pas de période de soldes pour un disparu. On ne solde pas les mots et les morts.

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Conflit ethnique de 1989 : 14 000 réfugiés mauritaniens vivent encore au Sénégal

Sans papiers pour justifier leurs origines ou demander la citoyenneté sénégalaise, une population apatride vit sur les rives du fleuve Sénégal.

En avril 1989, un différend frontalier entre la Mauritanie et le Sénégal avait dégénéré en violences intercommunautaires. Plus de 60 000 Mauritaniens avaient alors fui vers le Sénégal et le Mali. En fait, le conflit a servi de prétexte à une vaste épuration ethnique en Mauritanie. Les classes dirigeantes arabes et berbères ont expulsé manu militari la population noire d’origine peule. D’une pierre deux coups : d’une part, le pouvoir a éliminé une opposition militante bien représentée chez les fonctionnaires et, d’autre part, a mis la main sur des terres très convoitées le long du fleuve Sénégal. Un fleuve que la population noire a été priée de traverser au plus vite.

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Les Forces de Libération Africaines de Mauritanie condamnent les arrestations  de militants politiques en Mauritanie

De la part d’un pouvoir qui se targue de renouveau, il y avait plus prometteur comme message à faire passer en matière de libertés publiques fondamentales.  Nous n’en sommes que d’autant plus consternés par l’arrestation aussi expéditive qu’inexpliquée de douze cadres et militants de l’Alliance pour la Refondation de l’Etat mauritanien (AREM).

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Les FLAM dénoncent, une fois de plus, la banalisation du racisme et de la xénophobie au sommet de l’Etat mauritanien

Monsieur Cheikh Ould Baya, président de l’Assemblée nationale et second personnage de l’Etat mauritanien, s’est illustré par des propos inqualifiables.

Monsieur Baya s’est permis d’interdire avec la brutalité qui le caractérise à une élue négro-africaine de s’exprimer en français au prétexte qu’ «un discours en français n’a plus de sens dans l’assemblée».

Il a d’autorité sommé la députée humiliée de s’exprimer dans une langue que ses électeurs peuvent comprendre. Décryptons.

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De l’autre côté du fleuve : les Négro-Mauritaniens restent hantés par les expulsions massives vers le Sénégal

Trente années se sont écoulées depuis que des milliers de Mauritaniens ont été expulsés de chez eux et contraints de traverser le fleuve Sénégal par le gouvernement arabe

Mariame Dia ne connaît pas son âge mais ses yeux fatigués en ont vu assez pour une vie entière.

Les visages des policiers qui l’ont expulsée de chez elle. Les regards désespérés de ses enfants alors qu’ils étaient contraints de traverser le fleuve en bateau. Ils ont versé des larmes pour les frères et sœurs qu’elle a été forcée de laisser derrière elle en Mauritanie.

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Génocide de 1989 : découverte du charnier de Wothie en 1992

En 1989, en pleine crise entre le Sénégal et la Mauritanie, le régime raciste mauritanien de Mâaouiya Ould Sid’Ahmed Taya, procède à une véritable politique d’extermination des populations noires mauritaniennes. Au bout du compte, plusieurs villages de la vallée du fleuve Sénégal seront vidés de leurs populations, déportées vers le Sénégal. Des centaines de villageois noirs mauritaniens seront sauvagement massacrés par les éléments beydanes de l’armée mauritanienne. Selon des témoignages recueillis, beaucoup de personnes ont été froidement abattues puis jetées dans des fosses communes quelque part dans la nature.

Selon des statistiques fournies par des organisations de défense des droits de l’Homme, comme Human Rights Watch, plus de 476 localités habitées par des populations à majorité halpularen, ont été touchées par cette campagne de terreur par l’armée de l’Apartheid mauritanien, 355 victimes recensées et 4 charniers découverts entre Wothie, Sorimalé, Wending et Teydoumal.

Source vidéo:Oumar LO via sa page Facebook et avec son aimable autorisation.

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Journée de réflexions des Flam à Orléans : pari tenu

Le comité de base « Anne Dahirou » des Flam et les jeunes du mouvement ont organisé, ce samedi 30 novembre 2019 à Orléans, une journée de rencontre et de réflexion. Cette journée a connu un grand succès avec une grande mobilisation des jeunes, de nos nombreux militants et sympathisants venus de partout.  Avant l’ouverture des travaux, le public présent a tenu à observer une minute  de silence en hommage aux 28 soldats noirs mauritaniens lâchement assassinés à Inal dans la nuit du 28 novembre 1990 et aux nombreuses victimes civiles et militaires du système beydane.

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Bagne de Jreïda : témoignage d’un juste nommé Cheikh Fall

Flam

 

 

 

 

 

 

 IIème partie : Jreïda, le calvaire : humiliations, tortures, faux aveux et exécutions.

Flam-mauritanie.org : Comment se passaient les choses concrètement à l’intérieur du camp ?

Cheikh FALL : On recevait un message du Service Transmissions qui nous prévenait de l’arrivée de « colis ». C’est comme cela que les prisonniers étaient désignés. Jreïda était situé à l’opposé de Nouakchott. Il fallait donc traverser toute la ville pour y arriver.

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Journée de réflexions des Flam à Orléans

Dans le cadre de ses activités, le comité de base « Anne Tahirou » d’Orléans  (sections Europe de l’Ouest des Flam) organise  une  demi-journée  de réflexions  le samedi 30 novembre  2019  à  la Maison de la Réussite 10 Avenue de la  Bliere  45100 Orléans,  à partir de 12 heures.

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