Candidature unique ou candidature de témoignage ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Il n’est nullement question ici du débat récurrent qui, une fois encore, agite les partis d’opposition à l’orée de la présidentielle. Il ne s’agit pas de savoir qui va y aller au nom de tous. ou, soyons réalistes, au nom du plus grand nombre. Non. Il s’agit plutôt de se demander si le scrutin à venir pourra accoucher, fût-ce au forceps, d’une candidature unique représentative de « la » ou, pour dire plus vrai, « des » communautés afro-mauritaniennes (ou négro-africaines si cette appellation plus convenue a votre préférence). A peine suggérée, une telle probabilité fait débat et soulève moult questions. Et pas des plus futiles. Retenons-en deux.

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Le 11 févier 1966, les auteurs du Manifeste des 19 sont arrêtés : Les risques d’une décohabitation cinquante-deux ans après

 

 

 

 

 

 

« Le 4 janvier 1966, les élèves noirs des lycées de Nouakchott et de Rosso ont déclenché une grève qu’ils déclarent illimitée en vue de faire supprimer la mesure rendant obligatoire la langue Arabe dans l’enseignement du Second Degré ».

Le Conseil des Ministres du 13 janvier 1966 décida de la suspension et du déclenchement de poursuites judiciaires contre les 19 signataires du Manifeste.Ils sont tous arrêtés le 11 février 1966. Il s’agit de :

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Mauritanie : nominations riment avec discriminations

 

 

 

 

 

 

Le 9 janvier dernier, le Chef de l’Etat étant en tête de cortège, des centaines d’habitants de Nouakchott (surtout des fonctionnaires contraints et forcés) ont marché « contre la haine, le racisme et pour l’Unité nationale » à l’invitation des autorités qui en avaient conçu les slogans. Depuis cet événement qui a reçu un accueil plutôt contrasté, la plus célèbre avenue de la capitale a été  renommée, dans la foulée, « Avenue de l’unité nationale». Beau nom de baptême et beau symbole en apparence ! Mais en apparence seulement.

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Baaba Maal, une vie de bien

 

 

 

 

 

 

Aucun écrit ne saura célébrer Baaba Maal aussi bien qu’il nous a chantés et enchantés. Depuis tant d’années! Nous, Haalpulaaren principalement. Mais, dieu merci, pas seulement. Le rejeton du Futa, icône planétaire grâce à son talent, sait, mieux que personne, commémorer nos grands hommes et, de ce fait, les rendre encore plus grands. Ils appartiennent à la sphère traditionnelle et religieuse avec Souleymane Bal, Alfa Yaya Diallo, Elimane Boubacar Kane, Mountacka Tall, Seydou Nourou Tall, guerrière avec Samba Gélajo, militante avec Lamine Senghor et Nelson Mandela voire sportive avec le lutteur Diouggal Diaw que célèbre la chanson Déliya.

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Les onze jours de Nouakchott (février 1966

 

 

 

 

 

Aux débuts de l’indépendance, plus des trois quarts de la fonction publique mauritanienne sont tenus par des noirs; plus de 80 % dans l’enseignement et les PTT. Ils avaient accepté l’école, parlaient et écrivaient le français. De nombreux Dahoméens qui étaient les commis de l’administration de Dakar à Brazzaville – surnommés les porte-plumes de l’Afrique -sont d’abord expulsés pour laisser place aux nationaux.

Puis se pose le problème de l’équilibre entre Noirs et Maures. Rien de religieux dans cette rivalité: les Toucouleurs sont encore plus pieux musulmans que les Maures chez lesquels quelques pratiques berbères ont subsisté.

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Afro-descendants : chez les « invisibles » de l’Argentine

 

 

 

 

 

 

Exclus d’une société qui se veut traditionnellement « blanche », les Afro-Argentins peinent à faire entendre leur voix. Reportage au cœur d’une communauté qui lutte pour son histoire et sa dignité.

« Vous devriez changer de voie, car même en obtenant les meilleurs résultats au monde, aucun Argentin ne prendra une Noire pour psychologue ». Ancienne étudiante en psychologie à l’Université de Buenos Aires, Laura Omega a changé d’orientation professionnelle suite au conseil de son professeur, à la fin des années 1990. « Et il avait raison », estime la jeune femme, aujourd’hui employée dans une enseigne de textiles. Sa passion, c’est la musique, mais « les artistes noires n’intéressent pas les maisons de disques », regrette-t-elle.

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Cheikh Hamidou Kane : « L’Afrique n’existe plus, elle a été dépossédée de son espace »

Cheik Hamidou Kane, écrivain sénégalais né à Matam en 1928. Son livre «L’Aventure ambiguë» est un des grands classiques de la littérature africaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’auteur sénégalais de « L’Aventure ambiguë », 90 ans, revient sur l’histoire contemporaine du continent, marquée par des questionnements et des tourments identitaires.

C’est l’un des paradoxes de Cheikh Hamidou Kane. En cinquante-sept ans de carrière, l’écrivain sénégalais n’a publié que deux romans – L’Aventure ambiguë, en 1961, et Les Gardiens du temple, en 1995 –, devenus des classiques, traduits dans une dizaine de langues et inscrits au programme de nombreuses écoles et universités. Ils relatent le malaise des élites africaines désorientées par la colonisation française. Né en 1928 à Matam, sur les bords du fleuve Sénégal, Cheikh Hamidou Kane a traversé l’histoire contemporaine du continent, marquée par des questionnements et des tourments identitaires.

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Disparition de jeunes migrants mauritaniens en mer : Communiqué des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM)

 

 

 

Les Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM) ont appris avec consternation la disparition, au large des côtes espagnoles, de migrants dont tout semble indiquer qu’ils sont originaires du Guidimakha.

Nous tenons tout d’abord à exprimer aux familles et proches des compatriotes disparus nos  condoléances  attristées.

A ce stade, malgré des informations concordantes, les autorités de notre pays n’ont toujours pas fourni à nos concitoyens des informations dignes de ce nom au sujet  de cette tragédie qui affecte au plus haut point  la communauté nationale.

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CPI, Gbagbo : Le coup de grâce par Tijane BAL

 

 

 

 

 

« Le procès de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo devait sceller le triomphe du droit international sur la violence politique. Mais, révélant les carences d’une instruction à charge, les audiences mettent en lumière les responsabilités françaises dans le conflit et la puissance du réseau du président Alassane Ouattara ». Fanny Pigeaud. Le Monde diplomatique. Décembre 2017.

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Les Mauritaniens réfugiés au Sénégal. Une anthropologie critique de l’asile et de l’aide humanitaire, Marion FRESIA

 

 

 

 

 

En 1989, 120000 Mauritaniens noirs appartenant majoritairement au groupe ethnique haalpulaar sont expulsés de leur région par leur gouvernement et sont contraints de trouver refuge au Sénégal et au Mali. À la lumière d’une étude minutieuse d’une expérience d’exil – les Mauritaniens réfugiés au Sénégal -, Marion Fresia, enseignante et chercheure à l’Institut d’ethnologie de Neuchâtel, nous livre, ici, un passionnant essai d’anthropologie critique de l’asile et de l’aide humanitaire dans un pays du Sud. Celui-ci s’inscrit « à la croisée de la socio-anthropologie du développement, de l’anthropologie juridique et des études sur les migrations ».

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Avril 2019 : il ne marchera pas pour commémorer le trentième anniversaire du génocide par Ciré BA

 

 

 

 

 

Avril 2019, trente ans après le triomphe des idées extrémistes et racistes de la mouvance panarabiste, nous devons commémorer partout en Mauritanie et sous toutes les latitudes la déportation de dizaines de milliers de milliers de noirs mauritaniens au Sénégal et au Mali. Le pouvoir sera fortement tenté de s’opposer à toute manifestation publique de grande ampleur. Au meilleur des cas, il confinera sous haute surveillance policière dans des locaux de partis ou d’organisations de défense des droits humains. La tentation d’une interdiction est plus grande. Le temps et les hostilités ne doivent pourtant pas avoir de prises sur le devoir de mémoire, l’exigence de vérité et notre soif légitime de justice.

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Avançons ! par Tijane BAL

 

 

 

 

 

 

C’est décidé. Mercredi 9, jour de marche. L’initiative recèle les inconvénients de ses avantages présumés. Encore faut-il s’accorder sur son objet. Pour  l’essentiel, celui-ci  porte, semble-t-il, sur la dénonciation du racisme et de la haine. Objectif consensuel. Du moins en principe.  Là est pourtant son talon d’Achille. Un objectif trop fédérateur donne, en soi, peu de prise aux critiques. Qui, en effet, peut valablement s’opposer, pour elle-même, à la lutte contre le racisme, la haine, l’extrémisme… ?

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Mohamed OULD Abdel Aziz : Portrait de l’actuel chef du système beydane

 

 

 

 

 

 

 

Issu de la tribu des Ouled Bousbaa, Mohamed Ould Abdel Aziz Ould est né le 20 décembre 1956 à (62 ans), à Darou Mousty (non loin de Louga, au Sénégal). Il dit être né à Akjoujt, une ville située à quelques 250 km au nord de Nouakchott.

Sorti de l’Académie royale militaire de Meknès, au Maroc, il rejoint l’armée mauritanienne en 1977

En 1984, il est nommé aide de camp du président de la République ;

* 1986 – 1987. Il intègre l’Ecole militaire inter armes d’Atar (E.m.i.a.) où il obtient le brevet de capitaine. Maouya Ould Sid’Ahmed Ould TAYA le rappellera de 1987 à 1991 à son ancien poste d’aide de camp du président de la République et de commandant du bataillon de sécurité de la présidence de la république (Ba.se.p.) ;

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Ndiawar Kane emprunte le “Sentier Sinueux”, un ouvrage qui retrace le parcours d’un jeune Foutanké

Citoyen Mauritanien, originaire du Fuuta Tooro, Ndiawar Kane est diplômé de géographie des universités de Dakar et de Paris VII. Consultant indépendant, Ndiawar Kane est de cette génération de “militants anti-impérialistes des années soixante qui continue de lutter pour la protection des droits humains. Il vient de sortir un roman intitulé “ le Sentier Sinueux” qui retrace le parcours d’un jeune foutanké. La cérémonie de dédicace a eu lieu ce samedi, dans les locaux de la librairie L’harmattan Sénégal…

Source: Dakaractu.com

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L’enjeu du génocide des peuls au Mali par Cire BA

 

 

 

 

 

 

La réalisation d’une fédération du Mali avec « l’Azawad » explique en grande partie ce génocide des peuls. Un temps imaginée pendant la colonisation, la création d’un Etat regroupant Maures de Mauritanie et Touaregs du Mali au sein de l’Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS) a laissé progressivement place à l’idée de l’indépendance du nord du Mali puis a une fédération avec le Mali. Acculé et tenu en laisse, Bamako s’est placé sous la tutelle de Nouakchott qui a un autre agenda : soutenir la lutte des « frères » et régler la question peule, déstabiliser le Sénégal et la sous – région jusqu’en Guinée pour définitivement assujettir sa composante noire.

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Les vœux de Monsieur Mamadou Sidy BA, Président des Flam

 

 

 

 

 

 

 

Mes chers concitoyens,

Je tiens, en tout premier lieu, à vous adresser mes meilleurs vœux.  De santé à tous et en particulier à ceux qui  sont en butte à la maladie. De liberté avec une pensée particulière pour ceux qui en sont arbitrairement privés. De concorde et d’unité pour notre pays. De bonheur et de réussite dans votre vie personnelle et professionnelle. A ceux d’entre vous-hélas nombreux- qui sont privés d’emploi, soyez assurés de ma solidarité et de mon empathie.

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Monsieur Mamadou Sidy BA, Président des Flam salue la libération de Birame Dah Abeid

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes chers concitoyens,

Comme beaucoup de nos compatriotes, je me réjouis de la libération de Birame Dah Abeid. Je salue cette figure politique dont je continue de croire que l’arrestation arbitraire avait été motivée par des considérations politiciennes.

Pour avoir subi, avec mes camarades, la prison, la torture et l’humiliation dans des conditions autrement plus tragiques, j’imagine ce que doit ressentir Birame en recouvrant la liberté et en retrouvant les siens.

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C’est Mandela qu’on profane

 

 

 

 

 

 

« L’institut Mandela » vient d’attribuer le « Prix Mandela » au président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz. Cette récompense ne laisse pas de surprendre compte tenu du parcours politique du récipiendaire et surtout de la nature du régime qu’il préside. Associer le nom de Nelson Mandela au dirigeant, de surcroît putschiste, d’un système fondé sur la discrimination et l’exclusion raciales de ses citoyens noirs est pour le moins paradoxal, voire pervers. Il semble que « l’Institut »  soit coutumier de distinctions aberrantes et à contre-courant.

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Enquête sur le mystérieux « Institut Mandela », qui honore le Burundais Pierre Nkurunziza

 

 

 

 

 

Le 19 mars, dans un hôtel parisien cossu, se tenait la seconde cérémonie de remise des « Prix Mandela ». Des récompenses honorifiques décernées par l’Institut éponyme, un think-tank qui revendique la promotion des valeurs de l’ancien président sud-africain… mais dont la crédibilité, remise en cause par plusieurs de ses « partenaires », ne laisse pas d’interroger.

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