L’interminable calvaire des déportés négro-africains de Mauritanie

 

Avril 1989-avril 2021. L’interminable calvaire des déportés négro-africains de Mauritanie.

 Trente-deux ans qu’ils végètent dans des camps de fortune après «Diawara » ! Ce 9 avril 1989, des paysans de cette localité sénégalaise, excédés par les nuisances d’animaux en provenance de Mauritanie, décident de «reconduire» le bétail en divagation de l’autre côté de la frontière. L’entreprise se solda par un  drame. Deux Sénégalais sont tués et plusieurs autres sont retenus contre leur gré pour «interrogatoire» par les autorités mauritaniennes. Voilà comment un de ces incidents, somme toute routinier entre pays frontaliers, tourna au tragique. Quels rapports avec des citoyens mauritaniens vivant paisiblement à plusieurs kilomètres de là ? A priori aucun si ce ne sont une proximité culturelle présumée et la même couleur de peau. L’incident de Diawara a surtout été le prétexte à la réalisation d’un projet gouvernemental qui n’attendait que son heure. Le caractère systématique, soigneusement planifié, la coordination, l’ampleur et la rapidité avec lesquelles les déportations de citoyens négro-africains furent menées ne laissaient place au doute. Le projet était conçu de longue date. On s’en doutait. Les faits sont désormais reconnus sans complexes par leurs maîtres d’œuvre. Ces derniers admettent ainsi l’existence d’un plan éliminationniste ciblant toute une composante du pays. Dans un article hommage à l’artisan le plus cynique des déportations, l’ancien ministre de l’intérieur Gabriel Cimper, intitulé Administrer c’est prévoir, M. Vadili Mohamed Raiss, fonctionnaire du ministère, rapporte que le ministre de sinistre réputation l’avait missionné pour rédiger un rapport avec pour objectifs « l’urgente nécessité d’actualiser la monographie des villages situés de part et d’autre du fleuve». Il était précisé que «chaque village devait faire l’objet d’une étude distincte : date d’implantation, nature des habitants, équipements collectifs, cadres ressortissants, liens avec le Sénégal ». « Dans ce rapport, étaient consignées au détail près toutes les mesures à prendre dans l’hypothèse de la fermeture des frontières » ajoute M. Raiss. Explicite !  Les déportations ont affecté toutes les catégories de la population négro-africaine, tous les statuts sociaux. Et trente-deux ans après ? En trente-deux ans, le temps, on s’en doute, a fait son œuvre. Il y a eu des naissances et des morts en déportation. Des trajectoires différentes se sont dessinées. Il reste des vies brisées à jamais.  

Ils sont encore près de 24000 à survivre dans des camps de réfugiés au Sénégal ou au Mali. Les autorités mauritaniennes qui s’étaient engagées, voilà plus de dix ans, à organiser des retours, reconnaissant par là même la responsabilité de l’Etat, ont bafoué leur promesse. Quant aux rares rapatriés, ils  n’ont pu, comme on pouvait le craindre, retrouver leurs repères et leur place au sein d’une société qui a continué à vivre sans eux voire quelquefois contre eux. C’est le cas lorsque leurs biens ont été accaparés par d’autres. N’oublions pas que les déportations ont été précédées ou ont été suivies de spoliations en tous genres. Faute d’avoir pu retrouver leur vie et leur situation d’avant déportation, les déportés ont été réduits de nouveau au statut de réfugiés mais chez eux cette fois. 

Plus de trois décennies plus tard, qu’est-ce qui a changé ? Pas assurément le sort des Négro-africains de Mauritanie. Si l’heure n’est pour le moment pas aux pogroms d’il y a trente ans, aux incarcérations dans des bagnes mouroirs, l’œuvre d’effacement de la composante négro-africaine reste plus que jamais d’actualité. Seules ses formes ont changé.

Par sa dimension symbolique et matérielle, la confiscation des terres, en cours dans la Vallée, marque une étape essentielle d’un parcours soigneusement balisé. Le projet est clair désormais : élimination ou assimilation culturelle.

Les FLAM demandent instamment aux autorités mauritaniennes de mettre en place, en collaboration avec le HCR et les organisations de défense des droits de l’homme, un plan de retour viable de tous les déportés mauritaniens vivant au Sénégal et au Mali, de leur garantir le recouvrement plein et entier de  leur citoyenneté et les conditions d’une insertion véritable dans la vie nationale.

Il est grand temps que le pouvoir  et racial en place en Mauritanie comprenne que le pays est condamné à voir cohabiter tous ses citoyens, dans le respect de leur diversité, culturelle notamment. Les politiques discriminatoires sont vouées à l’échec car elles seront fermement combattues. Ni les projets génocidaires, ni les déportations, ni les obstacles à  l’accès à la fonction publique, à l’armée, à la police, aux forces de sécurité ne viendront à bout de notre volonté d’édifier une Mauritanie réconciliée. Tel a été et tel reste l’objectif des FLAM.

Département de la communication des FLAM

Le 11/04/2021

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Conférence de presse des FLAM à l’occasion de leur 38ième anniversaire

A l’occasion du 38ème anniversaire de la naissance des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM), la section mauritanienne du mouvement a organisé dimanche après-midi une conférence de presse à Nouakchott, au siège de la Coalition Vivre Ensemble (CVE) dont elle est membre.

Les dirigeants du mouvement présents à cette conférence de presse sont :Bâ Kalidou, Secrétaire Général de la section Mauritanie, Aboubakry Souleymane Bâ membre du Bureau National, Abdoulaye Ali Diallo chargé des Relations Extérieures, Abou Samba Bâ Trésorier, le Chargé de communication Diakité ainsi que deux représentants basés en Europe de l’Ouest Samba Dia et Cheikh Athié.

Ont également pris part à cette conférence de nombreux dirigeants et cadres appartenant aux mouvances négro-africaine et haratine.

Cette conférence de presse a été placée sous le thème : « Non à l’expropriation des terres de la vallée.

Les FLAM toujours fidèles à leur discours

Dans la déclaration lue devant la presse les FLAM dénoncent avec la même verve et le même vocabulaire ce qu’elles considèrent comme étant les grands maux du pays et qui se résument à la discrimination raciale.

La déclaration met au pilori la politique d’arabisation qui a commencé sous feu Me Moktar Ould Dadah et qui s’est accentuée sous le régime de Ould Taya. « Maintenant la réalité du pouvoir politique, la haute administration, la justice et l’armée sont entre les mains des arabo-berbères. Les noirs sont exclus aussi de tous les secteurs vitaux de l’économie (banques, pêche, commerce, immobilier service…) dont la dernière étape est l’occupation des terres de la vallée grâce à une réforme foncière taillée sur mesure qui épargne curieusement l’espace des palmeraies. » note la déclaration.

Sont également pointés du doigt la diplomatie tournée vers le monde arabe ainsi que la longue litanie des crimes et des exactions provoqués par la crise de 1989 : des dizaines de milliers de mauritaniens noirs dépossédés de leurs biens et déportés au Sénégal et au Mali, d’autres ont été tués et leurs villages détruits ou réoccupés.

La déclaration ajoute que : « En 1990-1991, 509 militaires négro-africains (Foulani) sont arrêtés et assassinés, 28 militaires pendus pour célébrer l’indépendance du pays. Les auteurs de ces crimes restent impunis parce que protégés par une loi d’amnistie de 1993.»

Autres problèmes évoqués « le génocide biométrique », l’exploitation des haratines, l’ethnicisation des corps militaires et de l’administration « Le Sud majoritairement noir est administré par des blancs qui ne font aucun effort pour parler les langues locales. »

En 1986, les FLAM affirment avoir attiré dans leur manifeste l’attention sur « les dangers de ces politiques racistes panarabistes » mais la « seule réponse du régime a été et demeure la répression. » Pour elles : « L’arrivée du Général Ghazwani n’a fait qu’accentuer la pente observée depuis. »

Les FLAM persistent et signent tous les problèmes de la Mauritanie sont liés « à la construction identitaire du pays  qui n’a pas pris en compte les caractères multiraciaux et multiculturels du pays. »

De ce fait elles demandent l’organisation d’un débat national et demandent au nouveau président de poser des actes forts dont entre autres la prise en compte du problème des déportés de 2008, le retour de ceux qui sont installés au Sénégal et au Mali, le règlement du passif humanitaire, l’éradication de l’esclavage, l’arrêt de la dépossession des terres de la vallée, la refondation de l’Etat Civil et la réintroduction des langues nationales et leur officialisation.

Enfin les FLAM lancent un appel aux leaders haratines pour s’investir dans la sensibilisation afin d’éviter le piège du pouvoir dont l’objectif est d’opposer les haratines aux n égro-africains.

Un discours qui s’est avéré vrai

Les dirigeants des FLAM se sont évertués à donner des réponses aux nombreuses questions soulevées par les journalistes.

Au sujet de l’extrémisme des FLAM et de leur diabolisation qui a bien pris au niveau de l’opinion publique, ils ont soutenu que leur mouvement est pacifique qui prône la non violence : « Nous n’avons jamais tué une mouche »

Le mouvement se limite à dénoncer les inégalités et son discours s’est avéré juste car aujourd’hui notent ses dirigeants locaux : « C’est ce même discours qu’ils dénonçaient hier qui est repris actuellement par beaucoup de dirigeants politiques. »

Les FLAM seraient les premiers à demander de s’assoir sur une table et ce avant la valse des conférences nationales en Afrique.

Sur la question de l’autonomie la réponse est sans équivoque : nous voulons bien vivre dans un Etat unitaire mais ça paraît compliqué. L’enseignement des langues nationales qui avait été une réussite a été bloqué. De ce fait l’autonomie pourrait bien être une option.

Concernant la stratégie actuelle des FLAM elles ont salué les efforts des antennes étrangères qui ont contribué à la sensibilisation de l’opinion internationale sur la situation des noirs en Mauritanie.

D’autre part les FLAM soulignent ne jamais avoir demandé un récépissé car disent-elles cela ne va jamais marcher avec le régime anti-démocratique.

Actuellement elles évoluent sous l’aile de la CVE et espèrent user de ce tremplin pour faire pression sur les autorités. Dans ce cadre un document est fin près en vue du dialogue qui s’annonce.

A la question d’une éventuelle jonction entre négro-africains et Haratines elles répondent qu’elle n’a pas été possible jusque-là à cause du travail des renseignements qui arrivent toujours à étouffer dans l’œuf toutes les velléités de coordination entre ces deux composantes.

Mais notent les dirigeants de la section, les leaders noirs doivent comprendre qu’ils ont les mêmes objectifs.

Le manifeste falsifié par le régime

Les FLAM estiment qu’elles sont incomprises, le Manifeste du négro-africain opprimé qui est le document de référence du mouvement prône l’égalité et la justice pour tous les mauritaniens et c’est justement ce qui est défendu par tous les démocrates.

Ce document paru en Avril 1986, n’avait rien de dangereux et d’ailleurs il avait été distribué à tous les officiers et aux membres du Comité Militaire. C’est dire qu’il n’y avait rien à cacher. Mais le hic selon les responsables des FLAM c’est que ce document avait été traduit en arabe et falsifié par le régime de l’époque en connivence avec l’Irak, la Syrie et la Libye. Il a été distribué dans le monde arabe.

Bakari Guèye

Le 04/04/2021

 

 

 

 

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Mauritanie: La solution ultime est en marche.

 

Il n’y a plus de limites une fois les bornes dépassées. Le pouvoir ethno-racial de Mauritanie ne fixe plus aucune limite à son programme éliminationniste. C’est de plus en plus clair. Concours bidonnés et recrutements arrangés se suivent et se ressemblent obéissant à la même implacable logique : toujours les mêmes! D’ailleurs, pourquoi encore cette mascarade ? Monsieur Ghazouani est allé en deux ans plus loin dans le blanchiment et l’ethnicisation de l’Etat que tous ses prédécesseurs qui, pourtant, n’y allaient pas de main morte. Tous les verrous ont sauté. Il n’est plus question de faux-semblants. L’éliminationnisme est devenu plus que jamais ouvertement un projet d’Etat. Il est conduit sans complexes par un Etat qui ne prend même plus de gants et ne s’embarrasse plus d’apparences. La voie vers la solution ultime est pavée. Le message est clair. Les Négro-africains doivent assimiler une fois pour toutes qu’ils n’ont plus leur place en Mauritanie. Sans s’être concertés, certains, dont des représentants des pouvoirs « publics» se chargent de le leur rappeler très régulièrement. Ainsi, le député Idrissa Camara s’est vu expulser d’un commissariat et refuser le dépôt d’une plainte au motif qu’il ne parlait pas hassania. Comme si le Hassania n’était pas qu’une des quatre langues nationales du pays. Pour s’être s’exprimé en français, l’élu a été tout bonnement éconduit au motif que le français n’était pas une langue du pays. De retour au commissariat, il « surprit» pourtant les policiers censeurs devisant tout naturellement en français. Classique ! Dans le même ordre d’idées, par un courageux communiqué du 22 mars, le Syndicat National des Etudiants mauritaniens rapporte le comportement discriminatoire d’un enseignant à l’université de Nouakchott qui, le 8 mars dernier, se permit de stigmatiser en plein amphithéâtre un étudiant négro-africain. « Si tu ne parles pas hassania, ce n’est pas ta place ici » proféra l’enseignant. Un fait non anodin, ce dernier dispensait le plus tranquillement du monde son cours de comptabilité des sociétés en hassanya alors que ce cours devait être dispensé en français. L’histoire ne dit pas si les étudiants ne parlant pas les autres langues «afro-mauritaniennes» avaient leur place au sein de l’amphi et dans le pays ou si l’exigence ne vaut que dans un sens.

Ce n’est pas davantage la rubrique concours, recrutements, nominations et promotions qui apportera du réconfort comme l’illustrent quelques exemples tirés d’une actualité plus ou moins récente.

 En août 2019, une campagne de recrutement de l’armée « nationale» aboutit au recrutement de 47 personnes appartenant toutes à la communauté maure.

Le 11 juin 2020, un site mauritanien réputé publiait la liste de dix gradés nommés par le nouveau chef d’Etat-major des armées (lui-même maure comme les chefs des 3 armes, de la police, de la gendarmerie de la garde…) pour diriger des commandements et des régions militaires. Les dix promus sont maures. L’armée, dirigée des années durant par l’actuel chef de l’Etat, est de toutes les institutions celle où le blanchiment et l’éliminationnisme ont été les plus radicaux. Les récentes manœuvres militaires dites « Zemour II» ont permis de visualiser à quel point cette institution censée participer de l’intégration nationale est devenue monocolore, mono-ethnique, renfermée sur elle et sur une communauté.

Le 21 mars 2021, la direction générale de la police nationale publiait les résultats d’un concours interne. Trente « admis » et trente maures. Pour une fois, comme s’il s’agissait d’un fait de trop, la chose donna lieu à des réactions indignées, bien qu’isolées, de compatriotes maures. Nous ne pouvons évidemment que nous réjouir de ce début d’évolution et nous espérons qu’il gagnera en ampleur car nous croyons au combat commun.

Heureusement que par sa réussite notre sélection nationale de football est là pour nous mettre du baume au cœur et prouver que, pluriel, notre pays est plus attrayant et plus performant parce qu’il sollicite tous ses talents. Cet épisode heureux ne nous fera hélas pas oublier un quotidien fait d’exclusions et d’humiliations à l’image de celles infligées récemment à Kankossa à une concitoyenne bafouée, injuriée, traitée avec une vulgarité inqualifiable pour avoir voulu tout simplement exercer son droit à l’enrôlement.

Que dire du sort des paysans de Feralla qui, tel David face à Goliath, se battent avec l’énergie du désespoir pour que leurs terres ne leur soient pas confisquées au profit d’exploitants puissants et véreux? Les FLAM appellent à ce propos l’attention de nos concitoyens et celle de l’opinion démocratique internationale sur les manipulations et l’instrumentalisation habituelles par les pouvoirs publics visant à dresser les unes contre les autres des communautés qui ne demandent qu’à vivre ensemble en bonne intelligence. Nous savons à quoi ces entreprises meurtrières ont conduit notre pays dans le passé et appelons tous les responsables politiques à la vigilance pour contrer les plans diaboliques en cours.

Chers concitoyens. Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous dressons un tableau sombre de notre pays. Il est hélas, vous le savez, en deçà de la réalité. Les choses sont allées trop loin et cela ne date pas d’aujourd’hui. D’aucuns pourraient légitimement penser qu’un point de non-retour a été atteint. Il appartient à chacun de nous et à nous tous collectivement de faire en sorte qu’il en aille différemment. Nous en appelons à un sursaut patriotique. L’avenir et la survie du pays en dépendent.

 

Département de la communication des FLAM

Le 04/04/2021

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38ième anniversaire des FLAM

Les FLAM, notre organisation, célèbrent leurs 38 ans. C’est l’occasion pour M. Ba Mamadou Sidi, président de notre mouvement, de revenir sur les faits marquants de l’actualité, de la pandémie à l’hypothétique dialogue national sans oublier les tribulations judiciaires de l’ancien président Aziz, parrain politique de  son successeur et de ses acolytes. Bien entendu, la question nationale, socle de notre projet, la question foncière et toutes les thématiques relatives aux discriminations et au racisme d’Etat seront au centre de son intervention.

Le 14/03/2021, département de la communication des FLAM

 

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Ferallah : les confiscations des terres, un maillon dans la chaîne du Grand Effacement des populations noires de la vallée

Et si des faits similaires, aussi graves, s’étaient déroulés en Palestine ou au Brésil pays emblématique de la confiscation illégitime des terres indigènes avec Jair Bolsonaro? Des flots de réactions et de condamnations internationales auraient inondé. Eh oui! Mais chez nous, seuls les partis politiques reconnus ou pas dits de « mouvance négro-africaine » ostracisée, qui sont pourtant tous des organisations politiques avec un projet global pour une Mauritanie juste, généreuse, une vision internationale cohérente, et l’UFP ont clairement condamné la confiscation de terres agricoles et la dispersion violente de la manifestation pacifique organisée le 22 février 2021 par les habitants spoliés du village de Ferallah, de Mbagne et ses environs. Silence radio pour les autres à notre connaissance.

Les autres partis politiques ne semblent préoccupés que par un possible dialogue national ou une concertation avec le pouvoir. Ils n’ont rien vu, rien entendu. Alors, aucune condamnation connue ou rendue publique sur Ferallah. Nous espérons nous tromper. Rien ne doit gêner ou fâcher le taiseux sultan « double face » qui sait se montrer généreux avec des amis de circonstance. La connexion avec la question nationale et le racisme systémique y est certainement pour quelque chose.

Décryptage de la chaîne du Grand Effacement

Les confiscations récurrentes de terres agricoles ancestrales ont pour cadre le Sud mauritanien, espace vital et terrain de jeu du pouvoir éliminationniste et négrophobe du pays. Le Land Act à la sauce mauritanienne est le fait de l’Etat d’Apartheid sahélien qui sévit en Mauritanie et y a implanté patiemment, dans l’indifférence quasi générale, un système de discrimination raciale des plus sophistiqués. La cible en est les populations négro-africaines, soumises depuis des décennies à des politiques successives mais constantes d’indigénisation conduites dès l’indépendance du pays. L’ethnocide culturel a été le point de départ de la dynamique d’effacement planifiée et mise en œuvre ensuite avec minutie.  Il a été mené et a culminé avec une maestria qui n’a de comparable que son cynisme. La suite était prévisible. Les citoyens ou plutôt les « indigénisés» sont progressivement effacés de l’espace public, de la fonction publique au moyen d’une arabisation assimilatrice.

Le général Mohamed Ould Ghazouani, homme du sérail et acteur discret mais déterminé du système d’apartheid sahélien, fut le maître d’œuvre méticuleux du blanchiment des forces armées quand il en était le chef militaire. Il y a conduit avec minutie une entreprise de gommage systématique. Comme chef de l’Etat, il s’est « révélé » un spécialiste des nominations et promotions monocolores. Il est, en la matière, un adepte du grand chelem. Il est  désormais habituel que les vagues de nominations ou de promotions des cadres profitent exclusivement à des personnes de la même ethnie et de la même couleur de peau. Racialo-ethnocentrées!

Les Négro-mauritaniens invisibilisés sont ensuite balayés des leviers et centres de décisions de toutes les institutions qui comptent : de l’armée dite nationale à toutes les forces de sécurité du pays en passant par la magistrature. « Nous avons tout ce que vous n’avez pas : l’argent, les armes et le pouvoir» fanfaronnait récemment, non sans raison, un de ces amateurs de l’effacement final dont le pays regorge. Ceux-là ne demandent qu’à en découdre sûrs d’avoir la force d’anéantissement de leur côté.

En attendant, pour les nouveaux indigènes, l’humiliation et les vexations en toute impunité sont monnaie courante. Révélatrice à cet égard est la mésaventure subie il y a peu par un élu dont de simples agents de police ont refusé d’enregistrer la plainte au prétexte qu’il ne parlait pas le Hassaniya, langue de la classe dominante. Des anecdotes de ce type sont légion. Au-delà de ces petites humiliations, il y a tout lieu de s’inquiéter car le pire est à venir. L’irréparable est programmé. Après les pogroms, les déportations massives de citoyens négro- africains à la fin des années 1980, le pouvoir raciste a désormais changé son fusil d’épaule. Dans un texte récent, intitulé Administrer c’est prévoir, un sbire du pouvoir explique comment, en 1988, peu avant les déportations, il avait été missionné par le puissant ministre de l’intérieur de l’époque, Djibril Ould Abdallahi alias Gabriel Cimper, l’un des artisans zélés de ces déportations, pour «actualiser la monographie des villages situés de part et d’autre du fleuve». L’on devine aisément à quoi a servi la sinistre cartographie.

Désormais, le pouvoir racialo-ethnique a opté pour le Grand effacement des Négro-africains mais à bas bruit et, si possible, « en douceur». L’objectif reste identique. Seule la méthode change. Il s’agit d’écoeurer, de harceler, d’humilier constamment les parias de manière à leur rendre le pays invivable et de faire en sorte qu’ils partent d’eux-mêmes. Ce qu’on a appelé le génocide biométrique s’inscrit exactement dans ce cadre. Rappel: prétextant des opérations dites d’enrôlement des populations, les autorités et leurs agents ont multiplié les tracasseries et les vexations en tous genres pour dégoûter les candidats mauritaniens négro-africains à l’enrôlement. Une raideur qui n’a d’égale que la facilité avec laquelle des naturalisés de fraîche date mais de la bonne couleur obtiennent leur enrôlement.

Victoire symbolique de Ferallah et amorce d’un mouvement citoyen ma terre, ma vie!

Dans ce contexte global, les confiscations des terres des paysans du sud, loin d’être un épiphénomène, font figure d’illustration d’une dynamique globale. Après Dar El Barka l’année dernière et d’autres villages négro-africains avant, les événements récents de Ferallah dans le département de Mbagne prouvent que le pouvoir racialiste poursuit avec minutie sa politique de génocide par substitution. Mais le Remplacement suppose au préalable l’effacement. Or quelle meilleure manière de vider un village de ses habitants que de confisquer les terres de ceux-ci avec lesquelles ils font corps depuis plusieurs générations?

A Ferallah, on nous parle de mise en valeur des terres et de travaux de réhabilitation de 25 hectares de la plaine de Koylal dans le cadre du projet d’appui à l’initiative pour l’irrigation au Sahel financé par la Banque mondiale. Cet objectif louable dans d’autres pays est détourné ici par les autorités sur fond de spoliations de populations autochtones et d’expropriations de terres. Ces mêmes autorités obsessionnellement racistes poussent le bouchon jusque dans la substitution des noms ancestraux ayant une forte charge historique, culturelle et identitaire par des noms arabes plaqués artificiellement du genre coopérative Ibn Khaldoun sans lien historique avec le village de Ferralah, les provinces concernées du Yirlaa6e ou du Hebbiyaa6e.

Il est à cet égard réjouissant de constater que la Banque mondiale, à travers ses représentants à Nouakchott, ait pris conscience des enjeux réels de ce qui se trame et plus généralement de ceux liés à la question foncière. Elle rappelle dans un communiqué daté du 26 février 2021 que « la protection des droits des communautés ainsi que la préservation de l’environnement occupent une place centrale dans ses activités liées à des projets d’investissement». La Banque mondiale devra être attentive quant à l’accompagnement de ces projets. Elle doit se rappeler que, au lancement du programme de l’OMVS, c’est sur ses recommandations/injonctions à favoriser l’investissement privé que l’Etat mauritanien, jusque-là peu enclin à accompagner la mise en valeur de la vallée qui a ses yeux profiterait aux seuls paysans noirs du Sud, édicta dans la précipitation la plus totale une reforme foncière donnant la part belle à l’entrepreneuriat privé (maure, il faut le dire). On connaît les tensions qui allaient en naître. Près de quarante ans après, l’institution de Bretton Woods, ainsi avertie, devrait veiller à ne pas être complice une énième fois d’un projet politique cynique d’expropriation. Ce serait l’inverse de sa mission.

Grâce à la mobilisation des vaillantes populations de Ferallah, le rouleau compresseur des dépossessions et de l’Effacement final peut être arrêté. Pour combien de temps? Fort de cette victoire symbolique assistera-t-on, comme au Brésil, à la naissance d’un mouvement des sans terre?

 

Ciré Ba et Boubacar Diagana – Paris, le 03/03/2021

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Les confiscations des terres sont un maillon de la chaîne du pouvoir raciste mauritanien.

Après ceux de Dar-el-Barka, Dar el Avia, Ould Birom, Donaye…, les événements récents à Feralla reflètent la logique d’un Système. L’accaparement des terres de paysans négro-africains concrétise un credo : l’escamotage de cette composante. Cet effacement est déjà à l’œuvre dans la fonction publique, le monde économique, l’enseignement, les forces armées et de sécurité. Bref de tous les secteurs de la vie publique. Il est servi par une politique d’arabisation assimilatrice. Les confiscations des terres appellent une suite logique dont on voit les prémices. La substitution programmée de populations en est une. Pour les FLAM, ce n’est pas une surprise. Dès avril 1986, notre «Manifeste du Négro-mauritanien opprimé », alertait sur les plans du système raciste et éliminationniste de faire main basse sur les terres du Sud.
Depuis, est survenue la tragédie de 1989 marquée par les pogroms, les déportations massives et planifiées, de l’aveu même d’un acteur  du  pouvoir, de populations négro-africaines. L’un des objectifs de l’entreprise était clairement  de faire le vide et de  redistribuer à des colons maures les terres arrachées. Une cartographie des villages avait été soigneusement établie à cet effet. « …L’objectif de l’Etat raciste est la confiscation des terres alluviales du fleuve Sénégal qui prennent une importance économique pour la classe politico-bourgeoise, du fait de la sécheresse  notamment» souligne le Manifeste ajoutant que «l’histoire des terres du Waalo se confond avec celle des populations soninké, wolof, haalpulaaren qui habitent dans cette partie de la vallée du Sénégal ».  Cette imbrication explique les réserves du gouvernement du 1er président Ould Daddah à l’égard de l’Organisation des Etats Riverains du Sénégal (OERS), puis de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Sénégal (OMVS), suspectes à ses yeux d’avoir vocation à valoriser le Sud mauritanien. Ce qu’il fallait éviter à tout prix afin de décourager les velléités, souvent fantasmées, prêtées aux autorités sénégalaises. Ainsi, de nombreux projets, envisagés dans le Sud, seront purement et simplement délocalisés au nord à dominante maure. C’est plus tard que l’Etat raciste prendra la mesure de l’impact agricole du Sud du pays. Il y entreprend alors une politique multiforme de « colonisation» rendue possible notamment grâce à la solidarité financière de pays arabes. Expulsions, substitution de populations accrue notamment par la sécheresse seront le prélude à de nouveaux aménagements. Dans le même temps, l’OMVS retrouve désormais un intérêt dans la mesure où ses objectifs peuvent être instrumentalisés en vue d’une occupation du Sud par des populations dont l’implantation rappelle d’autant plus  une colonisation de peuplement qu’elle s’adosse à une politique d’Apartheid. Parallèlement, émerge une théorie de l’Espace vital qui ne dit pas son nom. Plus encore, se  déploie une dynamique soigneusement pensée : redistribution des terres à des ressortissants d’une même communauté, mobilisation d’une société de gestion des aménagements administrée par des responsables choisis sur la base de leur appartenance raciale, adoption d’une « réglementation » foncière orientée et de circonstance. En effet, est adoptée dans la foulée, en juin 1983, une ordonnance tendant à légitimer la confiscation  des terres et leur rachat grâce à des prêts consentis exclusivement à une frange de la population, à l’intervention partiale d’un Fonds national qui est davantage communautaire que national, au concours financier de pays arabes.  Une caste issue de l’appareil militaro-affairiste maure entre en lice. Non sans cynisme, est brandie la volonté de répondre aux demandes- par ailleurs légitimes- de nos concitoyens haratines, victimes  d’un racisme endémique. On notera au passage que la sollicitude à l’égard de cette composante passe, aux yeux du pouvoir dominant, par une spoliation des populations du sud. A aucun moment, il n’est proposé à nos compatriotes haratines d’accéder à des terres sanctuarisées du nord, du centre et du centre-est du pays sur lesquels ils triment pourtant depuis des décennies. La manœuvre est évidente. Il s’agit de semer les germes du conflit entre les communautés noires du pays. Il s’agira ensuite de recouvrir l’entreprise d’oripeaux pseudo sociaux ou historiques mais révisionnistes en fait ; antériorité de la composante maure en Mauritanie, autosuffisance alimentaire, attribution des terres à ceux qui les travaillent… En l’espèce, la terre est arrachée et redistribuée complaisamment à ceux à qui un Etat partial, raciste a donné les moyens de l’exploiter. Il n’aura échappé à personne que la réforme foncière susmentionnée, support de toutes les dérives actuelles, est un texte de circonstance portant exclusivement sur les terres de la vallée du Sénégal, autrement dit la quasi-totalité des surfaces aménageables indispensables à l’autosuffisance alimentaire du pays et ce, au mépris des réalités civilisationnelles d’une société (Haalpulaar, Wolof, Soninké) pour qui la terre est le socle de la structure socio-économique, politique et culturelle. « La terre appartient au village. La seule réforme foncière acceptable pour nous est celle qui permet sa redistribution proportionnellement aux besoins de tous ses membres ». Il est peu probable qu’engagé dans sa fuite en avant éliminationniste, le pouvoir racialo-militaire mauritanien l’entende de cette oreille. Seule la mobilisation des forces démocratiques, à l’image de celle des habitants des différents villages, pourrait l’arrêter.
Département de la communication des FLAM
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Déclaration : Les impasses d’une manœuvre de propagande

Le pouvoir éliminationniste a choisi la presse sénégalaise pour s’autocélébrer et célébrer Ghazouani, l’artisan de l’effacement soft de la composante négro-africaine. Le choix d’un journal sénégalais relève de la psychanalyse, d’un cynisme assumé et du mépris ancré pour notre voisin.

Faut-il rappeler le sort peu enviable des ressortissants sénégalais en Mauritanie, boucs émissaires perpétuels?

Faut-il rappeler que lors même de la prise de pouvoir de Ghazouani, les troubles post-électoraux dus à une contestation légitime d’élections truquées avaient été attribués à la fameuse déstabilisation du Sénégal, pays dont les Négro-africains de Mauritanie ne seraient qu’une tête de pont, que des citoyens sénégalais en avaient fait les frais en termes de répression, d’humiliations et d’expulsions sommaires.
Le régime raciste a dit, sur 32 pages toute son autosatisfaction au terme de plus d’un an d’un pouvoir léthargique et somnolent. Voilà ce qu’il a « oublié» de dire et que les FLAM se chargent de lui rappeler.
Le Sénégal est le pays où croupissent depuis plus de 30 ans des concitoyens arbitrairement déportés du fait d’un racisme systémique dont Ghazouani est un des acteurs les plus acharnés autant que discret. De l’aveu même d’un sbire du régime, ces déportations furent soigneusement planifiées. Ce que nous savions. Ghazouani est le maître d’œuvre des nominations et promotions systématiquement monocolores, de l’épuration méthodique des Négro-Africains d’une armée devenue raciale et raciste comme le prouve l’assassinat de sang-froid d’Abass Diallo, de l’administration, des responsabilités politiques, de l’enseignement. Le ministre de l’éducation a reconnu -l’heure est décidément aux aveux-  que le système éducatif était racialisé. On n’a pas eu besoin de lui pour observer que l’enseignement de qualité, le privé, était réservé à ceux qui en avaient les moyens, c’est-à-dire à la composante qui détient tous les leviers de pouvoir. On n’a pas eu besoin de lui pour noter que la politique hypocrite d’assimilation culturelle par une arabisation instrumentale avait exclu les Négro-africains de l’enseignement, notamment supérieur, des bourses et partant de la fonction publique plus que jamais colonisée par la même composante. Le coup de pub de Ghazouani, dont on se demande au passage combien il a coûté, ne dissimulera pas que depuis son arrivée au pouvoir, il a accentué l’effacement tous azimuts de la composante négro-africaine, la confiscation des terres des paysans négro-africains, le processus de génocide par substitution des villages du sud. Bref de la racialisation définitive du pays. Voilà ce que la propagande a tu.
La propagande à coup de millions, les audiences folkloriques des « opposants » ne servent qu’à faire oublier cette avance forcée vers l’arabisation qui laisse sur le côté la composante négro-africaine, pourtant, dès l’origine  partie intégrante de ce pays.
21 février 2021
Madame Habsa BANOR SALL
Porte parole des Forces de libération africaines de Mauritanie
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Expropriations des terres de la vallée dans le département de M’Bagne, une mission du ministère de l’intérieur sur les lieux

La crise de la plaine de Koylal, rebaptisée “Ibn Khaldoum” par provocation, durant les années de braise, vient de connaître une évolution notable par l’arrivée d’une délégation du ministère de l’intérieur, venue écouter les protagonistes d’une affaire d’expropriation, arrivée aux oreilles des grands décideurs mauritaniens.

Conduite par Monsieur Wane Birane, conseiller du  ministre de tutelle et  comprenant le Préfet de Mbagne, le commissaire de police et le chef de brigade de la gendarmerie, la délégation est arrivée le vendredi 19 février 2021 dans le département pour s’enquérir du problème foncier défrayant la chronique au niveau de la cuvette de Dirol, sise dans le hebbiya. En elle-même, l’arrivée de la délégation est une reconnaissance tacite de l’existence d’un litige ancien que l’État, très réactif, entend traiter  pour juguler les conflits que la terre suscite partout dans le monde.

La délégation a commencé ses entretiens avec les rapatriés de 1989 habitant la ville de Mbagne, principaux bénéficiaires des expropriations des terres appartenant aux populations du Hebbiya. Cette communauté, issue de plusieurs villages du département, possède ses terres ancestrales et elle fut utilisée, lors des années de braise, comme une colonie préparant la grande invasion des terres de cette partie du pays.

Après Mbagne, la délégation est arrivée à Feralla où elle a eu un entretien avec les villages de la zone du Hebbiya représentés par les localités de Feralla, Bagodine, Dawalel, Mbahé et M’Bagne, conduites par de fortes suites tellement les enjeux sont importants aux yeux de tous.

Après les propos introductifs du chef de la mission, monsieur Wane Birmane, venu écouter les parties, les représentants des villages cités ci-haut ont pris la parole, tour à tour, dans une belle unanimité, pour dénoncer l’attitude curieuse d’une délégation étatique visitant d’abord les responsables de la forfaiture au grand dam des plaignants, rencontrés en dernier. Tous les orateurs, dans une synchronie naturelle, ont martelé les mêmes exigences: restitution des terres à leurs propriétaires légitimes, arrêt des travaux sur la plaine.

Après le mot de bienvenue du Président des jeunes de Feralla Monsieur Ba Moussa Sabirine, ce fut Moussa Thiam du village de Feralla qui ouvrit les interventions et ses larmes, versées publiquement, attestent de son profond désarroi face à une délégation semblant faire le jeu d’un camp.

Ce fut ensuite au tour de Ngam Hamadi Debe, ci-devant ancien maire de Bagodine, de lui emboiter le pas et de dénoncer une expropriation déguisée. Monsieur Sy Abdoulaye, ancien député et maire de la commune de Mbagne, prit le relai pour réitérer les mêmes revendications du retour des terres à leurs propriétaires initiaux.

Le chapitre des intervenants fut clos par le représentant du village de Mbagne, monsieur Chérif Bâ, un propriétaire terrien, qui ne s’est pas embarrassé de fioritures en disant son fait aux représentants de l’État déroulant, dans un cynisme froid, un plan machiavélique d’exclusion  des populations de la vallée touchant leurs terres, derniers paravents contre  la machine infernale productrice des apatrides.

La réunion s’est achevée dans un tollé indescriptible d’où est montée une curieuse déclaration du Préfet affirmant que l’État saurait, hic et nunc, sauvegarder les intérêts des mauritaniens, comme si l’assistance accueillait des étrangers venus des pays frères voisins. Curieux lapsus ou terrible bévue d’une autorité censée arbitrer avec équité!

Chérif Ba
M’Bagne- Mauritanie
Ville natal de Feu Dr Murtudo Diop

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HOMMAGE A ALJOUMA CISSOKHO

Nous avons appris avec une grande tristesse le décès d’Aljouma CISSOKHO, le lundi 1er février 2021 à Matam.

Il travaillait dans la fonction publique d’état au ministère des pêches et de l’économie maritime à Nouadhibou avant d’être    déporté lors des événements de 1989 avec des dizaines de milliers de négro-mauritaniens  par le système beydane sous le commandement de Maouiya Sidi O/ TAYA vers le Sénégal, le Camarade Aljouma CISSOKHO fut le président de l’association des réfugiés mauritaniens au Sénégal et son porte-parole. Il fut un combattant infatigable pour le droit de retour sous conditions de ces réfugiés dans leur pays et le recouvrement de leurs biens et droits.

Les FLAM présentent leurs condoléances les plus attristées à sa famille, ses proches, ainsi qu’à tous les réfugiés mauritaniens au Sénégal, que sa dernière demeure soit pour lui un lieu de repos éternel après tant d’années de souffrance en exil.

Paris le 2 février 2021

Département de la communication

 

 

 

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