Novembre 1987 : Quand le MND demandait l’exécution  des lieutenants Ba Seydi, Sy Saidou et Sarr Amadou

 Le  22 octobre 1987, une vague d’arrestations sans précédent s’est abattue sur les éléments noirs des forces armées mauritaniennes. Plusieurs officiers, sous-officiers et soldats noirs mauritaniens  sont arrêtés et sauvagement torturés. Le pouvoir raciste et génocidaire du colonel  Maouiya OULD Sid’Ahmed Taya saisit le prétexte d’une tentative de coup d’état sans début d’exécution pour entamer la plus cruelle entreprise de dénigrification des éléments noirs mauritaniens au sein des forces armées.

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Avril 1989:coup d’envoi des déportations de Négro-Mauritaniens par l’Etat: Témoignages de Mme Habsa BANOR SALL

Au mois d’avril 1989, des centaines de noirs sont massacrés à Nouakchott, Nouadhibou et dans plusieurs autres localités mauritaniennes, avec la complicité des plus hautes autorités de l’état. Dans la foulée de ces pogroms anti-Noirs, le pouvoir Beydane procédait à l’épuration de l’administration et de ces entreprises publiques de leurs éléments Noirs, à l’arrestation et à l’exécution de dizaines de Négro-africains et leur déportation. Mme Habsa BANOR SALL fait partie de ces milliers de Noirs mauritaniens déportés vers le Sénégal.

Source vidéo: Avenir Vivable

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Témoignage d’un rescapé du génocide :  »La mort ne voulait pas de moi »

Il avait le visage sombre, sans expression, sans vie, peut-être á cause de ses yeux presque éteints. Un instant seulement il s´est animé, en sortant une liasse de papiers de sa serviette, qu´il m´a tendue. Il y en avait des pages et des pages photocopiées, où s´alignaient des noms, des grades, des lieux, des dates….

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Prison-mouroir de Walata : La nuit infernale des 22, le 22 mars 1988

II était 22 heures ou 23 heures ce 22 mars 1988. La nuit était calme. Les détenus restés dans la salle, malgré la fatigue et le sommeil ne purent dormir. Ils étaient angoisses et se posaient mille et une questions sur le sort de leurs 22 camarades quand, soudain, plusieurs cris de douleurs, tels un coup de tonnerre dans un ciel Serein, vinrent oppresser ce calme et cette tranquillité nocturnes. Ces cris dont 1’echo était amplifié par la nuit devenaient de plus en plus forts. Ils émanaient de plusieurs personnes et semblaient provenir du côté Est du fort. II n’y avait pas de doute possible : nos 22 camarades étaient soumis à une véritable séance de torture en guise de punition pour leurs cadenas cassés.

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Nouveau témoignage accablant contre le tortionnaire Ghali Ould Soufi

 

 

 

 

 

 

Monsieur Kane Ibrahima Amadou, ex-brigadier de la Garde nationale mauritanienne, ancien prisonnier au fort de Oualata, « rescapé du mouroir de Oualata » selon ses propres termes, a tenu à témoigner sur « 28.Com » des conditions d’incarcération, des tortures et mauvais traitements qui lui furent infligés ainsi qu’à à ses co-détenus par celui qu’il nomme le « génocidaire». L’ex brigadier se dit prêt à toute confrontation avec son ex gêolier. Le texte ci-dessous est une traduction d’un témoignage réalisé initialement en langue Pulaar.

Je m’appelle Kane Ibrahima Mamadou, ex brigadier de la Garde nationale, rescapé du mouroir de Oualata. J’appartiens à la première promotion des sous-officiers de la Garde nationale, corps que j’ai intégré le 1er octobre 1981.

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Ghaly  Ould SOUFI : le lieutenant « flingueur », un tortionnaire en liberté

«… Je m’en fous, celui qui décorne je le flingue et je rends  compte qu’il est mort de diarrhée ». C’est le lieutenant Ghaly, nouveau patron du fort qui parle. II s’adresse a un groupe de détenus. Et c’est pendant ses tout premiers jours au fort. Des énormités de  cette facture-la, a base de cynisme, d’enfantillage ou de vulgarité, qui illustrent bien certains traits de sa personnalité, le lieutenant  Ghaly nous en fournira une bonne quantité. Presque quotidiennement, pendant tout le temps qu’il fera au fort. Cette sortie sadique et gratuite lui vaudra de la part de certains détenus le surnom de « Flingueur ».

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Génocide de 1989 : découverte du charnier de Wothie en 1992

En 1989, en pleine crise entre le Sénégal et la Mauritanie, le régime raciste mauritanien de Mâaouiya Ould Sid’Ahmed Taya, procède à une véritable politique d’extermination des populations noires mauritaniennes. Au bout du compte, plusieurs villages de la vallée du fleuve Sénégal seront vidés de leurs populations, déportées vers le Sénégal. Des centaines de villageois noirs mauritaniens seront sauvagement massacrés par les éléments beydanes de l’armée mauritanienne. Selon des témoignages recueillis, beaucoup de personnes ont été froidement abattues puis jetées dans des fosses communes quelque part dans la nature.

Selon des statistiques fournies par des organisations de défense des droits de l’Homme, comme Human Rights Watch, plus de 476 localités habitées par des populations à majorité halpularen, ont été touchées par cette campagne de terreur par l’armée de l’Apartheid mauritanien, 355 victimes recensées et 4 charniers découverts entre Wothie, Sorimalé, Wending et Teydoumal.

Source vidéo:Oumar LO via sa page Facebook et avec son aimable autorisation.

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Informations générales sur le génocide et les tueries de masse en Mauritanie

Le « passif humanitaire »* est la charge pesant sur les gouvernements mauritaniens pour les violations des droits de l’homme menées depuis l’indépendance. En particulier celles résultant du nettoyage ethnique mené dans l’administration et l’armée pendant les années 1990-1991. Sous le premier régime mauritanien post-indépendance, la problématique des droits de l’homme n’était pas au centre des préoccupations nationales.

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Témoignage d’un rescapé du génocide en Mauritanie: « La mort ne voulait pas de moi »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il avait le visage sombre, sans expression, sans vie, peut-être à cause de ses yeux presque éteints. Un instant seulement il s´est animé, en sortant une liasse de papiers de sa serviette, qu´il m´a tendue. Il y en avait des pages et des pages photocopiées, où s´alignaient des noms, des grades, des lieux, des dates…

– Tous ceux-là sont morts, m´a-t-il dit d´une voix sourde. Regardez bien, lisez.
Ensuite, il a raconté son histoire:

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Évènements Mauritanie-Sénégal: Nous sommes restés debout (Salimata Lam)

 

 

 

 

 

Tout le mois de mai Kirinapost donne la parole à des ressortissants sénégalais et mauritaniens impliqués ou habitant la région frontalière entre les deux pays, histoire de replonger dans un des épisodes les plus sombres des relations entre les deux peuples. Salimata Lam est une mauritanienne. Elle est coordinatrice de programmes à SOS-Esclaves depuis 2010. Héroïne discrète et engagée, Salimata se bat au quotidien en faveur des droits humains. En 1989, la fonctionnaire qu’elle était a vécu dans sa chair les troubles entre la Mauritanie et le Sénégal puisqu’elle a été déportée vers le Sénégal avec son époux, brusquement coupée de sa fille d’un an, en sevrage chez ses parents… Continuer la lecture de « Évènements Mauritanie-Sénégal: Nous sommes restés debout (Salimata Lam) »

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Déportations de 1989 en Mauritanie: «Pas de pardon sans coupable»

 

 

 

 

 

En Mauritanie, voilà trente ans que quelque 70000 hommes, femmes et enfants ont été expulsés de leur propre pays par le régime du colonel  Ould Taya. Depuis cette date, quelque 25000 sont rentrés avec l’aide du HCR mais sans récupérer tout ce qu’ils avaient perdu, loin de là. Et les autres sont toujours au Sénégal et au Mali. Ibrahima Aly Dia est l’un de ces déportés. Il est membre des Forces de libération africaine de Mauritanie (Flam) et témoigne.

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Témoignages sur les déportations de Noirs mauritaniens de 1989 : le cas du Tagant

 

 

 

 

 

 

La déportation est l’action  d’obliger quelqu’un, le plus souvent un groupe de  personnes, de quitter son  habitat, son territoire  ou son pays.

Dans le droit français, la déportation occupe la troisième place après la  peine de mort et  les travaux forcés à perpétuité pour sanctionner ceux qui ont commis des crimes  contre la sûreté de l’état ; dan…s certains cas, la déportation a pour objectif  la destruction physique  notamment  dans le génocide des Arméniens, des Juifs et des Tsiganes.

C’est cette destruction physique que visaient les déportations en Mauritanie dont les victimes ne sont coupables d’aucun crimes ; sinon d’être nés noirs et de vouloir le rester.

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Les Flam: du manifeste du négro mauritanien opprimé à la prison mouroir de Walata [Vidéo]

Le 4 septembre 1986 a débuté une série d’arrestations d’intellectuels et de cadres Noirs mauritaniens qui avaient publié en avril de la même année un document intitulé «Le Manifeste du Négro mauritanien opprimé. De la guerre civile à la lutte de libération nationale».

Un document dans lequel, ils dénonçaient la politique de la discrimination raciale et culturelle en faveur de l’arabisation, la politique d’exclusion ethnique dont leur Communauté noire (Bambara, Fulbe, Sooninko et Wolof) fait l’objet depuis l’indépendance de la Mauritanie en 1960.

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Mauritanie : être esclave de mère en fille

 

 

 

 

 

 

Malgré son interdiction, l’esclavage demeure une pratique encore courante en Mauritanie. Les dirigeants ont peu de raisons de vouloir changer ce système issu des divisions raciales. Témoignages.

“J’ai été frappée, torturée, humiliée.J’étais toujours la première levée et la dernière couchée”, raconte Habi Mutraba en éclatant en sanglots. Comme600 000 de ses compatriotes, cette Mauritanienne a été esclave dès sanaissance. Sa mère ayant été mise enceinte par son “maître”, Habi a été donnéeà un parent de celui-ci.

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Témoignages: Lieutenant Abderahmane Demba DIALLO, un Rescapé du camp de zereïda 1990-1991

 

 

 

 

 

 

A ZEREÏDA nous étions plus de 800 détenus tout grade confondu. Pour la rigueur de l’enquête, les officiers faisaient quartier à part. Ils étaient répartis dans plusieurs cellules éparpillées dans la base. Quant aux sous-officiers et soldats, ils croupissaient dans la misère enfermés dans 4 salles transformées en forteresse.

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Ely OULD DAH, Portrait du bourreau de Jreida

Le capitaine Ely Ould Dah, d’ethnie Haratine, de la tribu Zombotti, est natif la région de Rosso au Sud de la Mauritanie. Avant les faits incrimines de 1990 et 1991, il occupe le poste de chef de section au 2eme Bureau de l’armée. Des le début des arrestations des Negro-mauritaniens, il devient chef du secrétariat mobile au 2eme Bureau de l’armée. A ce titre, il a pour mandat non seulement de transmettre les ordres issus de sa hiérarchie aux chefs des différents sites militaires (les ordres émanent de la présidence – du chef de l’Etat et de son Directeur de cabinet – et sont transmis aux chefs d’Etats-Majors qui le relayent eux même a leur 2eme Bureau) mais aussi de rendre compte quasi quotidiennement a sa hiérarchie de l’exécution des ordres.

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La nuit du 28 novembre 1990, Un rescapé du camp de la mort d’Inal raconte

 

 

 

 

 

 

Ce fut une nuit longue, terrible et cauchemardesque. Il s’agit-là des mots d’un rescapé. J’insiste pour qu’il me dise plus détails, mais il refuse en me confiant ces mots : « On ne peut pas se rappeler d’un cauchemar… car ça fait toujours peur de voir un homme mourir sous tes yeux. Voir un homme pendu comme un mouton aux yeux exorbitants est une malédiction ».

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« Je vois deux soldats rudoyer un officier de la marine, le sous-lieutenant Tambadou Abdoulaye »

Le 23 novembre, vers dix-heures la porte de la prison s’ouvre à nouveau, deux minutes coulent sans que personne n’entre. Mon intuition n’est pas pour me rassurer lorsque, comme un gaillard, le caporal étrangleur s’encadre dans la porte, de son index il me fait signe de venir. Mon cœur se met à battre plus vite, tout d’un coup, les séances d’étranglement me reviennent à l’esprit…Il invite les lieutenants Sall Abdoulaye Moussa et Mansour Kane à quitter eux aussi la cellule.

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Verdict du procès des officiers noirs mauritaniens en 1987

Le 28 octobre 1987, Gabriel Cymper devenu entre-temps Djibril Ould Abdallahi, ministre mauritanien de l’intérieur annonce qu’un complot visant à renverser le régime a été déjoué dans la nuit du 22 au 23 octobre 1987.Un complot impliquant bizarrement une cinquantaine d’officiers. Ces derniers furent accusés, suivant les articles 83 à 90 du code pénal, d’«atteinte à la sécurité de l’Etat en participant à un complot dont le but est de renverser le régime en place et de porter le massacre et la dévastation dans la population ».

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