Informations générales sur le génocide et les tueries de masse en Mauritanie

Le « passif humanitaire »* est la charge pesant sur les gouvernements mauritaniens pour les violations des droits de l’homme menées depuis l’indépendance. En particulier celles résultant du nettoyage ethnique mené dans l’administration et l’armée pendant les années 1990-1991. Sous le premier régime mauritanien post-indépendance, la problématique des droits de l’homme n’était pas au centre des préoccupations nationales.

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Témoignage d’un rescapé du génocide en Mauritanie: « La mort ne voulait pas de moi »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il avait le visage sombre, sans expression, sans vie, peut-être à cause de ses yeux presque éteints. Un instant seulement il s´est animé, en sortant une liasse de papiers de sa serviette, qu´il m´a tendue. Il y en avait des pages et des pages photocopiées, où s´alignaient des noms, des grades, des lieux, des dates…

– Tous ceux-là sont morts, m´a-t-il dit d´une voix sourde. Regardez bien, lisez.
Ensuite, il a raconté son histoire:

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Évènements Mauritanie-Sénégal: Nous sommes restés debout (Salimata Lam)

 

 

 

 

 

Tout le mois de mai Kirinapost donne la parole à des ressortissants sénégalais et mauritaniens impliqués ou habitant la région frontalière entre les deux pays, histoire de replonger dans un des épisodes les plus sombres des relations entre les deux peuples. Salimata Lam est une mauritanienne. Elle est coordinatrice de programmes à SOS-Esclaves depuis 2010. Héroïne discrète et engagée, Salimata se bat au quotidien en faveur des droits humains. En 1989, la fonctionnaire qu’elle était a vécu dans sa chair les troubles entre la Mauritanie et le Sénégal puisqu’elle a été déportée vers le Sénégal avec son époux, brusquement coupée de sa fille d’un an, en sevrage chez ses parents… Continuer la lecture de « Évènements Mauritanie-Sénégal: Nous sommes restés debout (Salimata Lam) »

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Déportations de 1989 en Mauritanie: «Pas de pardon sans coupable»

 

 

 

 

 

En Mauritanie, voilà trente ans que quelque 70000 hommes, femmes et enfants ont été expulsés de leur propre pays par le régime du colonel  Ould Taya. Depuis cette date, quelque 25000 sont rentrés avec l’aide du HCR mais sans récupérer tout ce qu’ils avaient perdu, loin de là. Et les autres sont toujours au Sénégal et au Mali. Ibrahima Aly Dia est l’un de ces déportés. Il est membre des Forces de libération africaine de Mauritanie (Flam) et témoigne.

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Témoignages sur les déportations de Noirs mauritaniens de 1989 : le cas du Tagant

 

 

 

 

 

 

La déportation est l’action  d’obliger quelqu’un, le plus souvent un groupe de  personnes, de quitter son  habitat, son territoire  ou son pays.

Dans le droit français, la déportation occupe la troisième place après la  peine de mort et  les travaux forcés à perpétuité pour sanctionner ceux qui ont commis des crimes  contre la sûreté de l’état ; dan…s certains cas, la déportation a pour objectif  la destruction physique  notamment  dans le génocide des Arméniens, des Juifs et des Tsiganes.

C’est cette destruction physique que visaient les déportations en Mauritanie dont les victimes ne sont coupables d’aucun crimes ; sinon d’être nés noirs et de vouloir le rester.

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Les Flam: du manifeste du négro mauritanien opprimé à la prison mouroir de Walata [Vidéo]

Le 4 septembre 1986 a débuté une série d’arrestations d’intellectuels et de cadres Noirs mauritaniens qui avaient publié en avril de la même année un document intitulé «Le Manifeste du Négro mauritanien opprimé. De la guerre civile à la lutte de libération nationale».

Un document dans lequel, ils dénonçaient la politique de la discrimination raciale et culturelle en faveur de l’arabisation, la politique d’exclusion ethnique dont leur Communauté noire (Bambara, Fulbe, Sooninko et Wolof) fait l’objet depuis l’indépendance de la Mauritanie en 1960.

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Mauritanie : être esclave de mère en fille

 

 

 

 

 

 

Malgré son interdiction, l’esclavage demeure une pratique encore courante en Mauritanie. Les dirigeants ont peu de raisons de vouloir changer ce système issu des divisions raciales. Témoignages.

“J’ai été frappée, torturée, humiliée.J’étais toujours la première levée et la dernière couchée”, raconte Habi Mutraba en éclatant en sanglots. Comme600 000 de ses compatriotes, cette Mauritanienne a été esclave dès sanaissance. Sa mère ayant été mise enceinte par son “maître”, Habi a été donnéeà un parent de celui-ci.

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Témoignages: Lieutenant Abderahmane Demba DIALLO, un Rescapé du camp de zereïda 1990-1991

 

 

 

 

 

 

A ZEREÏDA nous étions plus de 800 détenus tout grade confondu. Pour la rigueur de l’enquête, les officiers faisaient quartier à part. Ils étaient répartis dans plusieurs cellules éparpillées dans la base. Quant aux sous-officiers et soldats, ils croupissaient dans la misère enfermés dans 4 salles transformées en forteresse.

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Ely OULD DAH, Portrait du bourreau de Jreida

 

 

 

 

 

 

 

 

Le capitaine Ely Ould Dah, d’ethnie Haratine, de la tribu Zombotti, est natif la région de Rosso au Sud de la Mauritanie. Avant les faits incrimines de 1990 et 1991, il occupe le poste de chef de section au 2eme Bureau de l’armée. Des le début des arrestations des Negro-mauritaniens, il devient chef du secrétariat mobile au 2eme Bureau de l’armée. A ce titre, il a pour mandat non seulement de transmettre les ordres issus de sa hiérarchie aux chefs des différents sites militaires (les ordres émanent de la présidence – du chef de l’Etat et de son Directeur de cabinet – et sont transmis aux chefs d’Etats-Majors qui le relayent eux même a leur 2eme Bureau) mais aussi de rendre compte quasi quotidiennement a sa hiérarchie de l’exécution des ordres.

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La nuit du 28 novembre 1990, Un rescapé du camp de la mort d’Inal raconte

 

 

 

 

 

 

Ce fut une nuit longue, terrible et cauchemardesque. Il s’agit-là des mots d’un rescapé. J’insiste pour qu’il me dise plus détails, mais il refuse en me confiant ces mots : « On ne peut pas se rappeler d’un cauchemar… car ça fait toujours peur de voir un homme mourir sous tes yeux. Voir un homme pendu comme un mouton aux yeux exorbitants est une malédiction ».

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« Je vois deux soldats rudoyer un officier de la marine, le sous-lieutenant Tambadou Abdoulaye »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 23 novembre, vers dix-heures la porte de la prison s’ouvre à nouveau, deux minutes coulent sans que personne n’entre. Mon intuition n’est pas pour me rassurer lorsque, comme un gaillard, le caporal étrangleur s’encadre dans la porte, de son index il me fait signe de venir. Mon cœur se met à battre plus vite, tout d’un coup, les séances d’étranglement me reviennent à l’esprit…Il invite les lieutenants Sall Abdoulaye Moussa et Mansour Kane à quitter eux aussi la cellule.

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Verdict du procès des officiers noirs mauritaniens en 1987

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 28 octobre 1987, Gabriel Cymper devenu entre-temps Djibril Ould Abdallahi, ministre mauritanien de l’intérieur annonce qu’un complot visant à renverser le régime a été déjoué dans la nuit du 22 au 23 octobre 1987.Un complot impliquant bizarrement une cinquantaine d’officiers. Ces derniers furent accusés, suivant les articles 83 à 90 du code pénal, d’«atteinte à la sécurité de l’Etat en participant à un complot dont le but est de renverser le régime en place et de porter le massacre et la dévastation dans la population ».

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22 Octobre 1987- 22 Octobre 2009 : 22 ans après le massacre de nos Officiers et Hommes de Troupes, par Abda Wone

 

 

 

 

 

 

Sous le prétexte fallacieux que nos vaillants soldats voulaient organiser une jacquerie dans un pays où le coup d’Etat est la chose la plus banale et la plus ordinaire, nos Saddamistes de Taya et de Cymper décidèrent de semer la tyrannie en réprimant toute une communauté, la communauté noire de Mauritanie.

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Mauritanie: Hommage à nos héros du 22 octobre 1987

Assurément, il y a des dates qui resteront gravées à jamais dans la mémoire collective de notre peuple, d’une part par la gravité des crimes qui y ont été commis, tout comme par le courage et la justesse du combat pour lequel ses héros, nos héros, victimes d’un diabolique tyran, sont tombés…

Si dans la mémoire de bon nombre de militaires ou d’anciens militaires négro-mauritaniens cette date est symbolique, il nous revient, nous rescapés, de faire en sorte que survivent éternellement les principes et idéaux pour lesquels des hommes étaient prêts à payer de leur vie, le soir du 22 octobre 1987.

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Kane Ibrahima Amadou, ex brigadier de la garde, rescapé de Walata. Réfugié mauritanien : Témoignages

 

 

 

 

 

 

 

 

«Ils m’ont bandé les yeux quand ils m’ont amené à côté de la mer pour me dire qu’on allait m’exécuter puisque je refusais de parler ; j’ai dit tant mieux ; je préfère qu’on m’exécute, comme cela tout le monde sera tranquille»

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Lettre ouverte: Les détenus politiques négro africains de la prison civile de Nouakchott (octobre 1987)

A

Messieurs le président et les membres du comité militaire de salut national à Nouakchott.

Le 22 septembre 1987, des militants arabo berbères du mouvement baath, d’obédience irakienne, ont été libérés à la faveur d’un verdict clément, rendu par la cour criminelle de Nouakchott. Les uns ont été condamnés à 6 mois de prison avec sursis, les autres purement et simplement relaxés.

Arrêtés en flagrant délit à la fin du mois d’août, ils ont été accusés «d’appartenir à une organisation de malfaiteurs», «d’avoir participé à des réunions non autorisées, avec «séquestrations» et «détournement de mineurs».

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Septembre 1986 : Procès de plusieurs cadres et intellectuels noirs mauritaniens, après la publication du « Manifeste du négro mauritanien opprimé » (le verdict)

 

 

 

 

 

 

Le N° Parquet 922/86

938/86.

-Représentée par Ahmad Cheikh  Lematt.

 

-Les prévenus : Djigo Tafsirou, Saïdou Kane, Ly Djibril Hamet, Ibrahima Abou Sall, Thiam Samba, Sow Amadou Moctar, Dial­lo Aboubacar, Guèye Oumar Mamadou, Abdoullahy Barry, Sarr Ibra­hima, Sy Mamadou Oumar, Sarr Abdoullah, Sy Mamadou Youssouf, Idrissa Bâ, Ten Youssouf Guèye, Bâ Mamadou Saïdou, Kane Mamadou Yéro, Aly Tandia, Aboubacri Khalidou Bâ, Nbini Sow, Fatimettou M’baye.

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Témoignage d’un ancien prisonnier politique de l’Ecole de police, des geôles de Nouakchott, de Waalata et d’Ayoun el Atrouss

 

 

 

 

 

 

La prison mouroir de Walata.

« Les lieutenants Dahi Wul MOHAMED et Ghaly Wul SOUVY, l’adjudant Wul BOWBALI tous de la Garde nationale répétaient souvent que nous n’avions droit à rien sauf aux tortures et à la mort. »

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs les congressistes, je voudrais tout d’abord remercier la Section française d’Amnesty International de m’avoir permis de prendre la parole pour apporter mon témoignage sur les conditions de détention que j’ai vécues avec des amis pour le seul motif d’avoir revendiqué un droit qui, si dans votre pays est devenu évident, naturel, reste encore à conquérir en Mauritanie : C’est le droit à l’identité. La Mauritanie est un pays multiculturel et biracial. C’est là une richesse humaine que les gouvernants de ce pays n’ont jamais su exploiter. Si cette réalité est officiellement reconnue, la pratique en est tout autre.

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Le 4 septembre 1986 : arrestations de cadres et intellectuels noirs mauritaniens

 

 

 

 

 

 

Le 4 septembre 1986, le régime raciste mauritanien procéda à une série d’arrestations d’intellectuels et de cadres noirs mauritaniens qui avaient publié en juin de la même année,  un document intitulé «Le Manifeste du Négro mauritanien opprimé. De la guerre civile à la lutte de libération nationale». Un document dans lequel ils dénonçaient la politique de discrimination raciale et culturelle en faveur de l’arabisation, la politique d’exclusion ethnique dont la Communauté noire (Bamana, Fulbe, Sooninko et Wolof) fait l’objet depuis l’indépendance de la Mauritanie en 1960.

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