Mauritanie : la colère noire

 

Après avoir dénoncé les dérives du processus de recensement, les porte-parole de la communauté négro-mauritanienne revendiquent un meilleur partage des richesses et du pouvoir. Reportage.

Les lunettes noires qui masquent son visage et le ton monocorde de sa voix ne laissent rien deviner de la colère qui le ronge. À l’évidence, Moussa Abdoul Mangane, un homme discret et pudique de 38 ans, n’est pas né pour jouer les tribuns. S’il est devenu, depuis quelques semaines, l’une des figures de la contestation contre ce que tout le monde ou presque en Mauritanie appelle à tort « le recensement » – il s’agit en fait d’un enrôlement –, c’est parce que son fils aîné est pour l’heure l’unique victime des manifestations qui ont embrasé le pays à la fin du mois de septembre.

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Répression à l’encontre de défenseurs des droits humains en Mauritanie: ethnicité, discrimination et autres lignes rouges

Manifestation organisée par le Collectif des veuves et le COVICIM (Collectif des Victimes Civiles et Militaires) à l’occasion de la journée de commémoration des événements de 1989/1990. Nouakchott, novembre 2016. © 2016 Tiphaine Gosse

HRW – Résumé

La population de la Mauritanie est largement hétérogène ; les questions de caste et d’ethnicité sont à l’origine de nombreux problèmes de droits humains parmi les plus délicats et les plus profondément enracinés dans ce pays.

Le présent rapport examine comment les autorités mauritaniennes traitent les organisations qui mènent des campagnes relatives aux questions de la discrimination ethnique et de caste, de l’esclavage et de son héritage ainsi que des abus du passé ayant ciblé des groupes ethniques spécifiques.

Ce rapport évalue l’ampleur de leur liberté de s’exprimer, de s’assembler et de s’associer l’une à l’autre, ainsi que les mesures répressives et restrictives auxquelles elles font face. Ces dernières comprennent les lois et les politiques employées pour priver ses associations de leur statut juridique, restreindre leurs activités et, dans certains cas, emprisonner leurs membres. 

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Mémorandum du CRSM concernant le dernier découpage administratif

 

 

 

Le jeudi 25 Janvier 2018, le Conseil des Ministres a pris un Décret de nouveau découpage administratif.

En Inchiri, Benichab est érigé en Moughataa et Mhaijratt en arrondissement. Au GuidimakhaKhabou est érigé en moughataa, et Tachott et Lehraj en arrondissements. Alors que ces dernières années, de nouveaux découpages administratifs inopinés ont été opérés dans les wilayas du Hodh El Chargui et de Dakhlet Nouadhibou ignorant le Guidimakha malgré de nombreuses demandes argumentées et justifiées restées lettres mortes.

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Enrôlement, le calvaire des populations noires se poursuit.

 

 

Ces derniers temps, à Sélibaby, ils sont nombreux parmi les couples mariés, les enfants possédant des jugements de naissance et les demandeurs de pièces à faire des va-et-vient entre le centre-ville et le centre d’enrôlement dans l’impossibilité de trouver satisfaction.

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Boghé : le chef du centre d’enrôlement fait torturer un citoyen

 

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Ce jour 3 janvier 2018, mon frère Daha Alassane Diop, accompagné de son épouse se rend au centre d’accueil des citoyens de Boghé pour « enrôler » cette dernière.
Après avoir fourni tous les documents nécessaires pour cette opération, le chef du centre, Monsieur Mohamed Moustapha Saleck Sid’Ahmed opposa un refus catégorique à cet enrôlement et exige l’acte de naissance original d’Adama Abdel Aziz, épouse de mon frère.

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