Désinformation et mise au point

 

 

 

 

 

 

Vendredi dernier (25 mai 2018), le site d’information Cridem, relayant Sahara médias, titrait : « Le porte-parole du gouvernement répond au président des FLAM ». Sous ce titre, un texte curieux de M. Mohamed Lemine O/ Cheikh, ministre de la culture et de l’artisanat et surtout porte-parole du gouvernement. Il s’agit évidemment d’un énième épisode de la polémique sur le message de l’intellectuel sénégalais Tidiane N’Diaye au sujet du conflit israélo-palestinien.

Le moins que l’on puisse dire est que la réponse du porte- parole gouvernemental est déroutante sur bien des points.

Celui qui nous intéresse ici tient à l’équivoque délibérément entretenue sur le « statut » de Monsieur Samba Thiam. Pourquoi  le ministre  persiste-t-il à désigner Monsieur Thiam comme président des FLAM ? Il est de notoriété publique que ce dernier est désormais à la tête d’une formation politique  identifiée, dénommée Forces Progressistes du Changement (FPC). Sauf erreur, les FPC, dont la demande de reconnaissance a certes été rejetée par les autorités, n’en sont pas pour autant une organisation clandestine. Faut-il rappeler que ce parti avait même été invité au dialogue  présidé  par le président de la République ? Ce que le ministre n’est pas censé ignorer. Du moins, peut-on l’espérer.

Le porte-voix du gouvernement n’est pas non plus sans savoir qu’une pétition signée des responsables politiques de TAWASSOUL, de l’UFD, de l’UFP, de HATEM, d’EL WIAM, d’APP, d’ADIL, du PLEJ, d’AJD/MR, de PMDE/Ecologie, de SAWAB, du MPR, de l’UNDD, de l’USD, de SOS Esclaves, de CLTM a été adressée aux autorités  réclamant la reconnaissance des FPC.

Un message publié à ce sujet sur les réseaux sociaux le 20 janvier 2018  et signé du porte-parole des FPC donnait à lire, entre autre :

« …..nous nous sommes constitués en parti politique dénommé FPC, dans le respect rigoureux des conditions prescrites par la loi…… ».

On pourrait également évoquer la « mise au point » tout aussi claire apportée le 15 mai, signée de Monsieur Samba Thiam, à propos d’une autre polémique relative au soutien à la candidature de M. Birame Dah Abeid à la présidentielle.

Voilà ce qu’écrivait M.Thiam :

« J’ai lu un article de Adrar Info qui crée la confusion entre FPC et FLAM…Il n’y a plus rien entre les 2 organisations. Je rappelle que Samba Thiam est Président des FPC…Entre les 2 organisations, il n’y a plus rien. La rupture est totale ».

Peut-on être plus explicite ?

Les causes à l’origine de leur combat persistant toujours ; c’est à dire l’existence du système beydane qui ne fait que perfectionner ses méthodes d’éradication du peuple noir de Mauritanie, les Forces de Libération Africaines de Mauritanie  et toutes ses instances ont renouvelé leur serment originel de lutter jusqu’à la destruction totale de ce  système raciste et l’instauration de la justice et de l’égalité dans notre pays. Nous préférons croire que le combat pour la démocratie, contre le racisme, les inégalités, les discriminations constitue un socle potentiellement fédérateur. Nous espérons que, dans le respect de leur diversité, des organisations et des personnes relevant d’horizons différents, pourront se retrouver au nom de ce combat. En soi, cela n’est pas « rien ».

 

Fait à Paris, le 30 mai 2018

Département de la communication  des Flam

 

 

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Auteur : Flammauritanie

Forces de libération africaines de Mauritanie Les F.L.A.M. sont une organisation à caractère plurinational, non ethnique et non raciale qui lutte pour l’avènement d’une société égalitaire et démocratique. Elles sont une Organisation politique pacifique , ouverte, qui privilégie le dialogue et la concertation, mais se résérve le droit de recourir à la lutte armée si elle y était contrainte. Toutefois, la violence physique n’est ni le but ni le credo de l’organisation. Les F.L.A.M. ont pour objectifs, entre autres, le recouvrement par tous les Mauritaniens et singulièrement les Négro-mauritaniens, de leur dignité par l’élimination de la discrimination raciale érigée en système de gouvernement.

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