Le Premier ministre mauritanien Ould Laghdaf veut arabiser l’administration…

 

 

 

 

 

 

Je ne sais pas si c’est vrai, mais voilà une décision qui peut mettre en péril les autres langues du pays dont le Soninké.

Le Pm mauritanien Ould Laghdaf veut arabiser l’administration : Les étudiants parlent de décision ’raciste’

Les propos du Premier ministre mauritanien, Moulaye Ould Laghdaf, de faire de la langue arabe un instrument d’échange et de travail dans l’administration continuent de faire des vagues dans la communauté négro-africaine. Après la réaction et la condamnation des cadres négro-mauritaniens, place a été faite à la grogne des étudiants négros-mauritaniens francophones.

Les étudiants francophones de l’université de Nouakchott, membre du Syndicat national des étudiants mauritaniens (Snem) ont exprimé leur ire lors d’un sit-in, organisé le 24 mars 2010, pour réagir face à la déclaration du Pm mauritanien Moulaye Ould Laghdaf ‘d’arabiser l’Administration’. Défiant les forces de l’ordre, les étudiants ont aussi réclamé la démission du ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Mme Cissé Mint Boide, pour ses propos qu’ils ont jugés ‘discriminatoires’. Selon eux, la ministre de la Culture cherche à instrumentaliser l’arabe à des fins politiques, en déclarant que ‘les langues nationales font obstacle à l’émergence de l’arabe’.

Sentant leur avenir menacé, les manifestants demandent ainsi au Premier ministre de s’excuser et de reconnaître les autres langues nationales telles que le Pulaar, le Soninké et le Wolof, qui composent le pays. A cette occasion, les étudiants francophones ont tenu à réitérer leur engagement vis-à-vis du président Ould Abdel Aziz. Et ils ont exhorté le président des ‘pauvres’ à réagir et à condamner ces propos.

La manifestation s’est terminée en course-poursuite entre les forces de l’ordre et les étudiants, où plusieurs d’entre eux avaient été arrêtés puis relâchés le lendemain par la police. Cette manifestation, qui intervenait la veille de la célébration de la journée de réconciliation nationale, commence à créer un climat de doute et de crainte dans le pays, malgré les vœux du président Ould Abdel Aziz, de reconstituer l’unité nationale.

Mame Seydou DIOP
Source: WalFadjri

 

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