Mauritanie : Entre le racisme anti-Noirs et l’esclavage

 

 

 

 

 

 

L’histoire de la Mauritanie est marquée par le racisme et le chauvinisme des Arabes bîdhânes, et par l’esclavage des Noirs qui y est encore pratiqué.

La Mauritanie est un pays biracial et multiethnique composée de :

* Les Bamana, les Fulɓe, les Sooninko et les Wolof, populations que l’on retrouve aussi dans les autres pays de l’Afrique de l’ouest et du Centre

* Les Arabes Bîdhân (terme arabe, l’bial, signifiant « Blancs » et par lequel se désignent eux-mêmes, les leucodermes, de Culture arabo-berbère en Mauritanie, par opposition aux « Noirs » désignés sous les vocables racistes de « Soudân » ou « Kwar » dérivé de « kafr »).

* Les H’râtîn (descendants d’esclaves Noirs) et les Abîd (esclaves Noirs) qui sont assimilés culturellement par leurs propriétaires arabo-berbères.

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Diallo Daouda Samba : les Peuls se font massacrer au Mali… parce qu’ils sont Peuls

 

 

 

 

 

 

En sa qualité de vice-président de Tabital Pulaagu International, Diallo Daouda Samba nous a accordé une interview exclusive un an jour pour jour après la tenue des Journées Internationales de la Vache (18 -20 décembre 2017) à Nouakchott dont il était le président du comité de pilotage.

Ce haut cadre de l’administration publique mauritanienne qui a gravi tous les échelons de l’administration est aussi à l’aise dans les lieux de prises de décisions à Nouakchott qu’avec les éleveurs des différents hameaux qui constituent son village natal Maghama.

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Naissance de l’apartheid mauritanien : les arguties d’un extrémiste beydane

 

 

 

 

 

 

Après avoir chassé le colon français, les Maures sont devenus rapidement  les maîtres de la Mauritanie !

Depuis l’indépendance et même bien avant, la question de l’unité nationale était toujours posée à l’administrateur qu’ il soit colonial ou national … C’était l’époque où les négro-mauritaniens ( poulars , Soninkés et Wolofs ) , étaient les seuls maitres de l’ administrations à tous les niveaux , parce que rares étaient les maures qui acceptaient d’ envoyer leurs enfants à l’ école coloniale ! C’est le prix qu’ils ont payé pour la résistance culturelle vis-à-vis de l’occupant  français ! C’est parce qu’aussi la période postcoloniale a connu une administration sénégalaise venue de Saint-Louis qui était la capitale de la Mauritanie pendant la période coloniale !

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Rencontre avec… Mme Hapsa BANNOR SALL, secrétaire nationale chargée des relations extérieures des Flam

 

 

 

 

 

 

Wal Fadjri : Mme Sall, comment se porte les Flam depuis l’arrivée au pouvoir de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et comment avez-vous vécu les dissensions dans votre mouvement ?

 

Mme Habsa Sall : Pour ce qui est des dissensions, cela nous a fait très mal. Pourquoi ? Parce qu’elles ne devaient pas avoir lieu. Quand on va dans un congrès pour poser le problème du retour des gens et qu’on dit que le mouvement, lui-même, ne peut pas rentrer parce que le régime d’Ely Ould Mohamed Vall avait dit qu’il ne s’occupait pas des problèmes centraux posés par les Flam, il ne doit pas y avoir de dissensions.

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Kofi Annan, un sage raconté par ses proches

 

 

 

 

 

 

L’ancien secrétaire général des Nations unies de 1997 à 2006 s’est éteint le week-end dernier. Paris Match a recueilli les souvenirs de son entourage.

«Il est parti en paix, avec un petit sourire sur le visage.» Lundi dernier, Nane Annan est à la fondation de son mari, Kofi Annan, décédé deux jours plus tôt. Elle a passé le week-end entourée d’amis et de membres de la famille, mais elle veut dire un mot à tous ceux qui, jusqu’à la fin, ont œuvré à ses côtés. Chacun raconte un souvenir. Un participant plaisante : «On parlait tout bas, pour respecter la dignité du boss.»

 

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Mauritanie : être esclave de mère en fille

 

 

 

 

 

 

Malgré son interdiction, l’esclavage demeure une pratique encore courante en Mauritanie. Les dirigeants ont peu de raisons de vouloir changer ce système issu des divisions raciales. Témoignages.

“J’ai été frappée, torturée, humiliée.J’étais toujours la première levée et la dernière couchée”, raconte Habi Mutraba en éclatant en sanglots. Comme600 000 de ses compatriotes, cette Mauritanienne a été esclave dès sanaissance. Sa mère ayant été mise enceinte par son “maître”, Habi a été donnéeà un parent de celui-ci.

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Mauritanie: accusés de complot Trois officiers toucouleurs condamnés à mort, le Monde 5.12.1987

 

 

 

 

 

 

 

 

La Cour de sûreté de l’Etat a prononcé, jeudi 3 décembre, la peine capitale contre trois des cinquante et une personnes, toutes de race noire, qu’elle jugeait depuis le 18 novembre pour un complot dirigé contre le régime du colonel Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya déjoué le 22 octobre. Il s’agit des lieutenants Ba Seydi, commandant la base navale de Nouakchott, Sarr Amadou et Sy Saidon, officiers d’état-major. Ils n’ont pas la possibilité de faire appel, la Cour de sûreté de l’etat étant une juridiction d’exception. Leur sort dépend maintenant du colonel Taya, qui peut exercer son droit de grâce, indique l’agence Reuter.

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Témoignages: Lieutenant Abderahmane Demba DIALLO, un Rescapé du camp de zereïda 1990-1991

 

 

 

 

 

 

A ZEREÏDA nous étions plus de 800 détenus tout grade confondu. Pour la rigueur de l’enquête, les officiers faisaient quartier à part. Ils étaient répartis dans plusieurs cellules éparpillées dans la base. Quant aux sous-officiers et soldats, ils croupissaient dans la misère enfermés dans 4 salles transformées en forteresse.

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Ely OULD DAH, Portrait du bourreau de Jreida

 

 

 

 

 

 

 

 

Le capitaine Ely Ould Dah, d’ethnie Haratine, de la tribu Zombotti, est natif la région de Rosso au Sud de la Mauritanie. Avant les faits incrimines de 1990 et 1991, il occupe le poste de chef de section au 2eme Bureau de l’armée. Des le début des arrestations des Negro-mauritaniens, il devient chef du secrétariat mobile au 2eme Bureau de l’armée. A ce titre, il a pour mandat non seulement de transmettre les ordres issus de sa hiérarchie aux chefs des différents sites militaires (les ordres émanent de la présidence – du chef de l’Etat et de son Directeur de cabinet – et sont transmis aux chefs d’Etats-Majors qui le relayent eux même a leur 2eme Bureau) mais aussi de rendre compte quasi quotidiennement a sa hiérarchie de l’exécution des ordres.

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Quels choix pour la Mauritanie par Babacar Toure, Envoyé spécial de SUDMAGAZINE à Nouakchott (1987)

 

 

 

 

 

Le vent léger qui balaie la capitale mauritanienne en cette fin d´année, est á la fois sec et glacial. Après les chaudes journées d´août-septembre, la nature, d´ordinaire si capricieuse en région saharienne, semble s´adapter á la dynamique sociale qui a marqué le pays ces six derniers mois.

Comme dans un scénario mal ficelé d´un film de série « B », la vie au pays de Ould Taya a connu des soubresauts qui ont fait craindre le pire. Pourtant, il faudra beaucoup de sagacité au visiteur débarquant á Nouakchott pour essayer de saisir l´intrigue politico-sociale á la base des événements de cet été.

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Alioune DIOP, fondateur de Présence Africaine», par Amadou Bal BA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alioune DIOP, fondateur de Présence africaine en 1947, est à la base du Colloque en 1956 des intellectuels à la Sorbonne et du Festival Mondial des Arts Nègres en 1966, à Dakar. Sa contribution à l’éveil de la conscience des peuples africains, à la Négritude et au Panafricanisme est déterminante. Présence africaine célébrera ses 70 ans, en grande pompe, en novembre 2019.

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Mauritanie: Dispersion par la Police de la marche des veuves

 

 

 

 

 

 

Une marche du collectif des veuves, orphelins et autres ayants des droits des militaires noirs victimes d’exécutions extrajudiciaires perpétrées en Mauritanie entre septembre 1990 et février 1991, en direction de la représentation des Nations Unies à Nouakchott, a été stoppée, mercredi, par la police, tout près de la mairie de Tevragh-Zeina, a-t-on constaté.

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La nuit du 28 novembre 1990, Un rescapé du camp de la mort d’Inal raconte

 

 

 

 

 

 

Ce fut une nuit longue, terrible et cauchemardesque. Il s’agit-là des mots d’un rescapé. J’insiste pour qu’il me dise plus détails, mais il refuse en me confiant ces mots : « On ne peut pas se rappeler d’un cauchemar… car ça fait toujours peur de voir un homme mourir sous tes yeux. Voir un homme pendu comme un mouton aux yeux exorbitants est une malédiction ».

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Les mauritaniens ont manifesté devant leur ambassade à Paris ce dimanche 25 novembre pour réclamer justice pour les victimes d’ Inal

 

 

 

 

 

 

 » Le 27 au soir quelqu’un est venu, il a commencé à numéroter les soldats de 1 à 28. Et ces 1 à 28 personnes ont été choisies arbitrairement et tout à fait par hasard et à partir de minuit, elles ont été pendues dans l’ordre de leur numéro jusqu’au 28ème. » Témoigne Sy Mamadou, Ancien officier de l’armée mauritanienne et rescapé d’ Inal.

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Recalés, parce qu’ils sont noirs !

 

 

 

 

 

 

 

2016 : les jeunes footballeurs de l’École Nessiba 1 (un établissement scolaire de la périphérie du 6ème arrondissement de Nouakchott) sont privés d’un voyage mérité au Qatar. Parce que tous noirs, l’état raciste mauritanien  a jugé qu’ils ne pouvaient pas représenter la Mauritanie dans un tournoi de football destiné aux écoliers du monde « arabe ».

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Journée-hommage à nos Martyrs de Jreida à Etampes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM) et l’Association des Ressortissants Mauritaniens d’Etampes et Environs (ARMEE) organisent une journée commémorative dédiée à la mémoire des Martyrs Sy Saïdou, Bâ Seydi et Sarr Amadou exécutés le 6 décembre 1987 à Jreida et à celle de tous ceux qui ont été massacrés pendant ces années de braise (1987 -1991) à Walata, Azlat, Inal, Jreïda, Aleg et partout ailleurs en Mauritanie par le système raciste arabo-berbère mauritanien.

Cette journée aura lieu Le SAMEDI 8 DECEMBRE 2018 à la Maison de quartier de Guinette « Jean Carmet », 1 rue des Noyers Patins 91150 Etampes.  RER C direction St-Martin d’Etampes descendre à Etampes ensuite prendre Bus 01 descendre arrêt « les Cottages.

Le programme de la journée

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Le Maroc a décrété un deuil national le jour de l’indépendance de la Mauritanie

 

 

 

 

 

 

 

Le 28 novembre 1960, les drapeaux marocains sont en berne et tous les commerces sont fermés. Pourtant, aucun personnage d’ampleur n’est décédé. Le royaume pleure à cette occasion la perte d’un territoire qu’il considérait jusqu’alors comme le sien. En effet, la Mauritanie, que l’idéologie du « Grand Maroc » prônée par Allal El Fassi intégrait comme une région « historiquement liée au trône par serment d’allégeance », est reconnue par les Nations Unies. Malgré la vive opposition du Maroc et ses alliés de la Ligue Arabe, la République Islamique de Mauritanie est solennellement reconnue comme un nouvel Etat indépendant.

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Il y a 28 ans, Inal. Tous au Trocadéro le dimanche 25 novembre à 14h pour une marche de la mémoire

 

 

 

 

 

 

Les Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM) appellent à manifester le dimanche 25 novembre 2018 à 14h00 au Trocadéro aux côtés du  « Comité Inal ». Commémorons la mémoire des 28 soldats Négro-Mauritaniens pendus à Inal, le 28 novembre 1990 et saluons celle de tous les martyrs des années sombres (1987-1991).

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« Je vois deux soldats rudoyer un officier de la marine, le sous-lieutenant Tambadou Abdoulaye »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 23 novembre, vers dix-heures la porte de la prison s’ouvre à nouveau, deux minutes coulent sans que personne n’entre. Mon intuition n’est pas pour me rassurer lorsque, comme un gaillard, le caporal étrangleur s’encadre dans la porte, de son index il me fait signe de venir. Mon cœur se met à battre plus vite, tout d’un coup, les séances d’étranglement me reviennent à l’esprit…Il invite les lieutenants Sall Abdoulaye Moussa et Mansour Kane à quitter eux aussi la cellule.

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Purges au sein de l’armée 89-91 : Les veuves marchent contre l’impunité

 

 

 

 

 

 

Le collectif des veuves et orphelins des exactions commises dans les casernes militaires des années 89-91 ont organisé une marche spontanée, le 28 novembre à Nouakchott.

Elles ont battu le pavé depuis l’hôtel Khatter jusqu’au siège de leur organisation au robinet Sarkollé de Sebkha, chez mère Houleye Sall. Cette marche est intervenue après la cérémonie commémorative du 28 novembre, date de l’indépendance du pays.

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