Répression à l’encontre de défenseurs des droits humains en Mauritanie: ethnicité, discrimination et autres lignes rouges

Manifestation organisée par le Collectif des veuves et le COVICIM (Collectif des Victimes Civiles et Militaires) à l’occasion de la journée de commémoration des événements de 1989/1990. Nouakchott, novembre 2016. © 2016 Tiphaine Gosse

HRW – Résumé

La population de la Mauritanie est largement hétérogène ; les questions de caste et d’ethnicité sont à l’origine de nombreux problèmes de droits humains parmi les plus délicats et les plus profondément enracinés dans ce pays.

Le présent rapport examine comment les autorités mauritaniennes traitent les organisations qui mènent des campagnes relatives aux questions de la discrimination ethnique et de caste, de l’esclavage et de son héritage ainsi que des abus du passé ayant ciblé des groupes ethniques spécifiques.

Ce rapport évalue l’ampleur de leur liberté de s’exprimer, de s’assembler et de s’associer l’une à l’autre, ainsi que les mesures répressives et restrictives auxquelles elles font face. Ces dernières comprennent les lois et les politiques employées pour priver ses associations de leur statut juridique, restreindre leurs activités et, dans certains cas, emprisonner leurs membres. 

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Nelson Mandela : cet anniversaire qui réveille le souvenir de son discours de Rivonia

Nelson Mandela au stade de football de Soweto le 13 février 1990. © WALTER DHLADHLA / AFP

Le 11 février 1990, Nelson Mandela quittait la prison de Paarl. De quoi se rappeler l’inoubliable discours qu’il a prononcé à Rivonia devant les juges qui l’ont condamné en juin 1964.

Par Malick Diawara

Le Point Afrique

Afrique du Sud

C’est un grand moment de l’histoire de l’Afrique du Sud, de l’Afrique et de l’humanité tout entière qui se réveille quand on pense au procès de Mandela, procès au cours duquel il a prononcé un discours qui résonne encore dans l’esprit et la tête de tous les hommes et de toutes les femmes épris de liberté et de tolérance.

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Le Sénégal et la Mauritanie sont à la croisée d’une glaciation diplomatique et d’une veillée d’armes (Par Babacar Justin Ndiaye)

 

Dieu merci ! Le souffle de la sagesse a étouffé le bruit des hélices des garde-côtes, amorti le retentissement martial du communiqué du commandement mauritanien et bloqué la forte décision du Sénégal, d’envoyer un bâtiment de la Marine nationale, près de la frontière maritime. C’est-à-dire au bord du Rubicon. On a frôlé l’abîme puis fait demi-tour. La désescalade (annonciatrice de la détente) est-elle le fruit d’une intense négociation bilatérale ou le résultat d’une pression amicale et souterraine de la France soucieuse d’éviter le clash entre deux pays qui abritent ses intérêts économiques et jouent, à ses côtés, des partitions décisives au Mali et dans le G5 Sahel ? Les coïncidences ne fourmillent jamais de façon hasardeuse.
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Le 11 févier 1966, les auteurs du Manifeste des 19 sont arrêtés : les risques d’une décohabitation cinquante deux ans après par Ciré Ba et Boubacar Diagana

de droite à gauche : Bal Mohamed El Habib dit Doudou, Ba Abdoul Aziz dit Zeus, Sy Satigui Oumar Hamady, Ba Aly Kalidou et Sy Abdoul Idy dit Mamoye

 

« Le 4 janvier 1966, les élèves noirs des lycées de Nouakchott ont déclenché une grève qu’ils jugent qu’ils déclarent illimitée en vue de faire supprimer la mesure rendant obligatoire la langue Arabe dans l’enseignement du Second Degré ».

Le Conseil des Ministres du 13 janvier 1966 décida de la suspension et du déclenchement de poursuites judiciaires contre les 19 signataires du Manifeste.  Ils sont tous arrêtés le 11 février 1966. Il s’agit de :  

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Mémorandum du CRSM concernant le dernier découpage administratif

 

 

 

Le jeudi 25 Janvier 2018, le Conseil des Ministres a pris un Décret de nouveau découpage administratif.

En Inchiri, Benichab est érigé en Moughataa et Mhaijratt en arrondissement. Au GuidimakhaKhabou est érigé en moughataa, et Tachott et Lehraj en arrondissements. Alors que ces dernières années, de nouveaux découpages administratifs inopinés ont été opérés dans les wilayas du Hodh El Chargui et de Dakhlet Nouadhibou ignorant le Guidimakha malgré de nombreuses demandes argumentées et justifiées restées lettres mortes.

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Les Flam à la soirée «combattre l’esclavage en Libye et dans le monde »

 

Sur invitation du collectif  Urgence Darfour, le camarade Ibrahima Diallo dit Babayel, membre du bureau national des Flam participera à la soirée autour  de films, de témoignages et d’interventions : Combattre l’esclavage en Libye et dans le monde, le mercredi 14 février 2018 de 19h à 21h à l’Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris 

5  Rue Lobau 75004 Paris 

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Mauritanie- Ils vivent en esclavage par Garba Diallo, 1996

 

Ce texte, daté de 1996, n’a rien perdu de son actualité. Même si la dictature du colonel Maaouya Ould Taya a pris fin en août 2005 au bout de 21 ans, l’esclavage reste une réalité en Mauritanie, qui a été le dernier pays au monde à l’abolir officiellement, en 1980. Le nouveau président élu Sidi Ould Cheikh Abdallahi a promis durant sa campagne électorale de mener une politique de “discrimination positive” à l’égard des victimes de l’esclavage. Mais les pratiques séculaires, désormais camouflées, ne sont pas près de disparaître…

Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous faire reculer de 200 ans dans l’histoire. Ce dont je veux vous parler se passe maintenant, en 1995. C’est l’histoire d’un Mauritanien noir appelé Abdi.

 

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Terreur silencieuse, un voyage dans l’esclavage africain contemporain Critique par Daniel Pipes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’esclavage – la propriété [par la force] brutale d’une personne et son exploitation comme une bête de somme – a lieu dans deux endroits principaux dans le monde contemporain, le Soudan et la Mauritanie. La pratique soudanaise résulte en grande partie d’une guerre menée par les musulmans contre les chrétiens, quand les premiers arrivent à vaincre les derniers, souvent ils les asservissent (et souvent les convertissent à l’Islam). La Mauritanie n’a pas de guerre et aucune autre religion que l’islam – elle est près d’être un pays purement musulman – mais elle a une fracture raciale entre les Arabes (peau claire) et les négro-Africains (peau noire). Sur une population totale de quelque 2 millions, quelques dizaines de milliers de Mauritaniens sont réduits en esclavage.

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Le congrès d’Aleg : l’acte de naissance d’une Mauritanie ségrégationniste: Thièrno Sada Baba Lam, un survivant du Congrès d’Aleg témoigne

 

Thierno Sada Baba consacre l’essentiel de son temps à la lecture du coran et aux prêches dans les mosquées ou les cérémonies religieuses. Il est né en février 1914 à Touldé, un grand quartier de Boghé. Sa date de naissance coïncide nous dit-il avec l’année du riz. C’est lui l’Imam Ratib (titulaire) de la grande mosquée de Boghé depuis le rappel à Dieu de feu, Thièrno Bocar Sokho, son prédécesseur à cette fonction et qui fut membre du Haut Conseil Islamique. L’âge très avancé de thierno Sada n’a pas affecté sa mémoire ni même sa voix qui demeurent intactes.

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Le Manifeste des 19, un document toujours d’actualité

 

Le 4 janvier 1966 les élèves noirs des Lycée de Nouakchott ont déclenché une grève qu’ils déclarent illimitée en vue de faire supprimer la mesure rendant obligatoire la langue arabe dans l’enseignement du second degré.

Cette action énergique ne fait que révéler un malaise profond et latent, car il est notoire que l’étude obligatoire de la langue arabe est pour les Noirs une oppression culturelle. Cette mesure constitue ensuite un handicap certain à tous les examens pour les élèves noirs qui, de façon consciente ont toujours repoussé l’étude de la langue arabe qu’ils savent un frein à leur développement culturel et scientifique et contre leurs intérêts.

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« L’esclavagisme en Libye n’est que le prolongement de la négrophobie au Maghreb » Par Hamidou Anne

 

Pour notre chroniqueur, les images d’êtres humains vendus interpellent notre humanité et font écho aux récits glaçants qui proviennent des routes d’exil.

Une vidéo de la chaîne américaine CNN montrant des Subsahariens vendus aux enchères en Libye a provoqué une vague d’indignation sur le continent africain. L’émotion des intellectuels, militants de la société civile et simples citoyens a poussé les leaders politiques à réagir.

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Tension entre la Mauritanie et le Sénégal, cantines maures vandalisées, d’autres brulées

 

 

La tension était vive, ce lundi, à Saint-Louis. Très en colère, des pêcheurs de Guet-Ndar ont violemment protesté contre le meurtre d’un des leurs, atteint par balle à Ndiago par des garde-côtes de la Mauritanie.

Les manifestants ont d’abord brùlé des cantines maures établies au marché de Ndar Toute avant de se ruer vers  l’ile nord pour saccager la « boutique poste » et une autre en face de la pharmacie Kandji.

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La vie d’un Sénégalais Illustre : Lamine SENGHOR (1889 – 1927)

 

Né le 15 septembre 1889, à JOAL, dans le département de M’Bour, Lamine SENGHOR est issu d’une famille très modeste de paysans Sérères. Par conséquent, Lamine SENGHOR contrairement à ce qu’écrivent certains auteurs, n’est pas né à Dakar ou Kaolack. Il faut le préciser, Lamine SENGHOR n’est pas un parent de Léopold Sédar SENGHOR, premier Président du Sénégal indépendant.

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D’où vient l’apartheid racial en Mauritanie ?

 

Tout le monde a entendu parler de l’apartheid en Afrique du sud. Il est étrange qu’au moment même où le monde capitaliste s’émerveillait d’avoir pu en finir avec l’apartheid sud-africain sans révolution sociale, à la fin des années 80, un nouvel apartheid contre les Noirs frappait en Mauritanie, sans d’ailleurs que cela fasse trop de bruit ni n’enclenche une quelconque réprobation dans le reste du monde.

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Scolarité des filles haratines : La lutte par l’émancipation des mères par Mamoudou Lamine Kane

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Des états généraux de l’éducation qui n’ont jamais réellement eu la volonté de porter un œil neuf sur la problématique de l’éducation mauritanienne, des écoles privées, intellectuellement cancérigènes pour l’écrasante majorité d’entre elles, des franges entières de communautés laissées en marge du système éducatif, et qui augurent d’une explosion socialement atomique si on n’y prend pas garde… Autant d’étapes de l’évolution de l’éducation nationale qui dessine la catastrophe dans laquelle elle se trouve depuis des décennies.
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« Nous ne voulons pas de la violence, mais la violence nous est imposée ! », Ibiraahiima Abuu SAL .

 

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« On ne compte plus, depuis, les prises de position des chrétiens et des Eglises contre le régime, les appels, comme lettre à Vorster, en mai 1976, du révérend Desmond Tutu, doyen de l’Eglise anglicane de Johannesburg, qui annonce de terribles dangers si les injustices ne sont pas supprimées et s’écrie : « Nous ne voulons pas de la violence, mais la violence nous est imposée ! » (La France et l’Apartheid. Documents de la commission d’enquête sur l’apartheid en Afrique du sud. L’Harmattan -droit et liberté. Paris. 1978. 224 pages. P.21.

 

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Enrôlement, le calvaire des populations noires se poursuit.

 

 

Ces derniers temps, à Sélibaby, ils sont nombreux parmi les couples mariés, les enfants possédant des jugements de naissance et les demandeurs de pièces à faire des va-et-vient entre le centre-ville et le centre d’enrôlement dans l’impossibilité de trouver satisfaction.

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Monsieur BÂ Mamadou Sidi, Président des FLAM, dans une interview exclusive accordée au journal Le Calame

‘’La gestion du passif humanitaire par le pouvoir actuel : désastreuse et injuste’’

 

 

Les mauritaniens s’apprêtent à célébrer le 57e anniversaire de leur pays. La cérémonie officielle se déroulera à Kaédi, capitale régionale du Gorgol. Quelle signification donnez-vous au choix de cette ville qui avait abrité la prière aux morts, organisée, le 25 mars 2009, consacrées aux victimes des exactions commises dans les casernes contre les militaires négro-mauritaniens, pendant les années 90 -91? 

Bâ Mamadou Sidi : Tout d’abord, Je tiens à vous remercier d’avoir bien voulu m’accorder cette interview. Ce geste qui me va droit au cœur, confirme encore l’objectivité et l’indépendance de votre journal et me permet de clarifier la ligne politico-idéologique des Forces de Libérations Africaines de Mauritanie.

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Mauritanie: la nécessite d’identifier et de punir les responsables

Colonel Maaouiya OULD Sid’Ahmad Taya, Président de la république islamique de Mauritanie de 1984 à 2005. un génocidaire en liberté

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui en fuite au Qatar, il est le premier responsable du génocide contre les Noirs mauritaniens.

Human Rights Watch/Africa estime que les auteurs de ces violations intolérables des droits de l’homme doivent être tenus redevables de leurs crimes; il appartient aux gouvernements d’identifier et de sanctionner les responsables d’abus, que les auteurs soient ou non des cadres de l’administration, des militaires, des forces anti-gouvernementales, ou d’autres individus.

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Lieutenant Mansour KANE, rescapé d’Inal raconte l’horreur de ce camp de la mort

 

Dans le cadre de la poursuite de sa campagne de nettoyage ethnique, le régime raciste beydane de Mauritanie procède en cette année 1990 à l’arrestation de plusieurs milliers d’officiers, sous-officiers et soldats noirs mauritaniens. Il est alors crée un peu partout dans le pays des camps où seront commis les pires atrocités contre ces militaires noirs qui n’ont commis aucun crime.le lieutenant Mansour KANE comme plusieurs de ses camarades d’armes est envoyé à Inal (dans le Nord du pays) un camp que dirigerait le colonel sanguinaire Haratine du nom de Sid’Ahmed Ould BOILIL. Plus de 520 militaires noirs mauritaniens seront sauvagement assassinés. Des massacres génocidaires commis au nom de « l’arabité » de la Mauritanie Ce rescapé du camp de la mort nous raconte ici l’honneur, la cruauté du système beydane

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