La vérité sur le massacre des 70 martyrs de Thiaroye (1944)

 

 

 

 

 

 

 

LE PIRE CRIME DE GUERRE qu’aient subi des soldats « indigènes », de la part de l’armée coloniale française! Démobilisés après la seconde guerre mondiale, des dizaines de tirailleurs sénégalais, qui réclamaient légitimement le paiement de leurs arriérés de soldes, sont massacrés par l’armée française, le 1er décembre 1944, alors qu’ils étaient en cantonnement dans le camp militaire de Thiaroye, dans la banlieue de Dakar.

Accusés de mutinerie par leur hiérarchie, ils avaient simplement commis le «crime» de réclamer le paiement de leurs primes de démobilisation, de leurs pécules de maintien sous les drapeaux, etc. Suffisant pour qu’au petit matin les militaires français ouvrent impitoyablement le feu sur ces tirailleurs sénégalais, qui ont pourtant tout donné à la France. A l’occasion de sa visite officielle au Sénégal, le 12 octobre 2012, le président François Hollande reconnaissait enfin qu’il y a eu une «répression sanglante».

Une cérémonie solennelle fut officiellement dédiée à la mémoire de ces 70 Martyrs, injustement tombés sous les balles de ceux qu’ils avaient pourtant aidé à réussir triomphalement le débarquement de Provence, en août 1944, libérant Toulon et Marseille. AINSI, APRÈS AVOIR HÉROÏQUEMENT DÉFENDU LA FRANCE CONTRE L’INVASION HITLÉRIENNE, ont-ils été drôlement «remerciés» à Thiaroye, ce 1er décembre 1944, par les salves meurtrières des automitrailleuses du Régiment d’artillerie de la France! «Le Massacre de Thiaroye» est aujourd’hui commémoré dans plusieurs pays de la sous-région. Un monument aux «martyrs de Thiaroye» a été érigé à Bamako.

 

L’historienne française Armelle Mabon continue de dénoncer la dissimulation des documents traitant des causes et responsabilités de ce crime colonial : «L’absence de ces documents dans les archives ne relève pas du hasard, d’une perte malencontreuse ou d’un mauvais classement. Il s’agit d’une volonté délibérée de les soustraire de tout regard, et cela depuis plus de 70 ans. Je souscris à la volonté du président de la République de donner les archives au Sénégal. Mais pour que ce geste fort ait du sens et permette une véritable réconciliation, après tant de malentendus et de mensonges, il faut impérativement restituer tous les documents officiels dans les archives ; donner le bilan sincère du nombre de morts ; révéler le lieu de leur sépulture ; nommer ces hommes qui ont été tués ; amnistier ceux qui ont été condamnés, la grâce ne suffisant pas ; reconnaître la spoliation du rappel de solde et la responsabilité de l’armée française; réhabiliter ces tirailleurs en leur rendant un hommage solennel».

Sources : www.franceinter.fr • www.jeuneafrique.com • « Le Camp de Thiaroye », film de O.Sembène

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Auteur : Flammauritanie

Forces de libération africaines de Mauritanie Les F.L.A.M. sont une organisation à caractère plurinational, non ethnique et non raciale qui lutte pour l’avènement d’une société égalitaire et démocratique. Elles sont une Organisation politique pacifique , ouverte, qui privilégie le dialogue et la concertation, mais se résérve le droit de recourir à la lutte armée si elle y était contrainte. Toutefois, la violence physique n’est ni le but ni le credo de l’organisation. Les F.L.A.M. ont pour objectifs, entre autres, le recouvrement par tous les Mauritaniens et singulièrement les Négro-mauritaniens, de leur dignité par l’élimination de la discrimination raciale érigée en système de gouvernement.

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