Le problème racial en Mauritanie de 1960 à 1989

 

 

 

 

 

 

 

Après la guerre civile de 1966, le pouvoir, au lieu de s’attaquer aux causes profondes du mal choisit délibérément la politique de l’autruche en niant l’existence de tout problème racial en Mauritanie. Ould Dadah ne déclarait-il pas au congréés d’Aioun de 1966 : «  Non, en Mauritanie, il n’y a des Noirs et des Blancs que pour les sociologues. Il ne saurait être question de bâtir une nation sur des pourcentages aussi fluctuants qu’absurdes. »

Le refus de tirer les leçons des événements tragiques de 1966 et la volonté des différents régimes de conforter l’emprise de la communauté beydane sur tous les secteurs de la vie nationale conduiront aux grèves des élevés noirs de 197ç et aux conflits de 1986.

Mais, malgré l’aggravation des clivages raciaux, le système beydane se refuse toujours à reconnaître l’existence de l’oppression raciale. C’est ainsi qu’au lendemain de la répression qui frappe les forces vives de la communauté negro mauritanienne, Ould Taya déclarait :  » je refuse de diviser mon peuple en Blancs et Noirs. Il n’y a pas de problème racial en Mauritanie. Le peuple est indivible et ne sera jamais divisé. Depuis près de deux mille ans, les communautés de ce pays ont vécu ensemble sans qu’il n’y ait  eu la moindre relation d’appartenance à telle ou telle ethnie. Nous tous, sans exception, sommes unis par l’islam, et la couleur de notre peau n’a aucune espèce d’importance. » (Jeune Afrique n) 1350, 19 novembre 1986, P.37).

En 1987, même refus de reconnaître la domination raciale et même fuite en avant qui connaîtra son epilogue le plus meurtrier et le plus  douloureux en avril 1989, avec les massacres ant-Noirs et les déportations qui s’ensuivirent. Pour distraire l’opinion internationale et l’empêcher de connaître les origines réelles du climat actuel de crise, à savoir la discrimination raciale, érigée en système que subit la communauté noire, le regime raciste de Taya – Cimper tente de se servir du Sénégal comme bouc émissaire ; l’objectif étant de conférer un caractère inter – étatique à un conflit qui tire ses causes de l’accaparement de tous les leviers du pouvoir par La communauté beydane.

F.L.A.M –section Europe de l’ouest.

Octobre 1989

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Auteur : Flammauritanie

Forces de libération africaines de Mauritanie Les F.L.A.M. sont une organisation à caractère plurinational, non ethnique et non raciale qui lutte pour l’avènement d’une société égalitaire et démocratique. Elles sont une Organisation politique pacifique , ouverte, qui privilégie le dialogue et la concertation, mais se résérve le droit de recourir à la lutte armée si elle y était contrainte. Toutefois, la violence physique n’est ni le but ni le credo de l’organisation. Les F.L.A.M. ont pour objectifs, entre autres, le recouvrement par tous les Mauritaniens et singulièrement les Négro-mauritaniens, de leur dignité par l’élimination de la discrimination raciale érigée en système de gouvernement.

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