Alpha Oumar Thierno Baila : Chef d’Etat-major Général de l’armée d’El Hadj Oumar Al Foutiyou (que Allâh l’agrée)

Alpha Oumar Thierno Baila est un illustre général de l’armée omarienne

Un général, mais aussi un homonyme de Cheikh Oumar Foutiyou Tall, qui a tout donné au jihâd ou guerre sainte (1846-1864) disparu onze mois avant son homonyme en mars 1863. C’était l’un des guerriers, un compagnon de la première heure au jihâd avec El hadj Omar Tall. « Alpha était un général d’armée, un combattant intrépide, animé d’un sens élevé du sacrifice, d’un courage téméraire d’une fine connaissance des hommes, d’un humanisme éclairé, marqué de pudeur, d’ascétisme de scrupule, de sincérité et de vérité », affirme le professeur Iba Der Thiam qui ajoute : « Elhadj Omar Tall a eu la chance de bénéficier du compagnonnage d’Alpha Oumar Thierno Bailla Wane ».

Pour l’historien, le parrain de cette 35e édition manifestation fut pour le cheikh un homme de confiance de fidélité, qui a conduit avec succès plusieurs misions de recrutement dans le Fouta pour alimenté en troupe les armées du Cheikh. « Il assura avec intégrité et droiture pendant deux ans son intérim à Nioro avant de rendre l’âme à mars en 1863, c’est à dire onze mois avant qu’El hadj Oumar ne disparu par la volonté d’Allah dans les falaises de Bandiara le 12 février 1864 », explique-t-il. Même si sa date de naissance reste imprécise, des témoignages recueillis auprès de sa famille renseigne que le parrain avait moins de quarante ans. C’est Aéré Lao que les hommes se sont rencontrés en 1849 et ont cheminé tout au long de leur vie. « Il était assez jeune au moment du Jihad. Il avait moins quarante ans. Il était célibataire au moment où il partait avec Cheikh Oumar Tall. Ce sont des données », souligne son petit fils Mamadou Abdoul Wane. Comme tout jeune de cette époque dans le Fouta, il a fait ses études coraniques. Son amour pour la science le poussera jusqu’ à la maitrise des sciences Islamiques. Il obtient ainsi le titre d’Alpha. « On l’appelle Alpha, qui signifie en Puular maître des sciences islamiques. On commence par Thierno, et on finit par Alpha », explique sont petit fils. « Quand on est Thierno cela veut dire qu’on maitrise tout le Coran, on le connait. Avec le titre d’Alpha, on a plus que la maitrise du Coran. On a la maitrise des sciences islamiques », poursuit-t-il. La fin de ses études, correspond avec l’appel de Cheikh Oumar Foutiyou Tall. A cette époque, soulignent certaines sources, le constat est que le message de Thierno Souleymane Baal, l’un des fondateurs de l’Almamya, l’aristocratie peulh était ‘’déformé’’ dans le Fouta. « Les gens avaient plus ou moins trahi le legs de Souleymane Baal », explique notre source. Et Alpha Oumar Baila lui-même l’avait constaté. Ainsi, quand El hadj Oumar est revenu dans le Fouta, les deux hommes partageaient la même vision sans se voir. Il répond ainsi à l’appel de Cheikh Oumar Foutiyou Tall. Célibataire, il se marie et part au Jihad. Ce descendant de guerrier ne savait pas que manier les armes. Il avait d’autres attributs. Il est à la fois un guerrier, fin connaisseur de l’Islam. Alpha était aussi descendant d’une aristocratie Haal pulaar. « Il cumulait ces trois attributs. Son grand-père a mené toutes les guerres avec l’Almamy Abdoul Khadre Kane en tant que général d’armée », dit le dépositaire de l’histoire des Wane, Samba Seck. « Donc descendant de cet homme quand on dit qu’il est courageux, guerrier c’est comme un héritage. Alpha a hérité de cette bravoure, de ce courage de son grand père, Tafsir Amadou Hamat Wane », targue le griot.

Source: Konutv.com

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Auteur : Flammauritanie

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