MAURITANIE : L´écrivain Téne Youssouf Gueye serait mort en prison. Le Monde 9 septembre 1988

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dakar. –

l´écrivain mauritanien Tène Youssouf Guéye et un militaire de race noir, l´adjudant Alassane Oumar Bâ, sont morts en détention en Mauritanie, ont annoncé, mercredi 7 septembre, dans un communiqué remis à la presse à Dakar, les Forces de Libération Africaines de Mauritanie ( FLAM, opposition negro – mauritanienne). L´information n´a pas été confirmée de source officielle à Nouakchott, où l´on se refuse à tout commentaire.

Téne Youssouf Gueye était né en mai 1923 à Kaedi, dans le sud mauritanien. Instituteur formé à l´école normale William-Ponty (Sénégal), célèbre établissement d´où sont sortis les premiers cadres de l´Afrique de l´Ouest pendant la période coloniale, il était devenu haut fonctionnaire après l´indépendance de la Mauritanie. Marié et père de neuf enfants, il s´était signalé pour la premiere fois comme opposant au régime après la publication en 1986 d´un « manifeste du negro- mauritanien opprimé ». Ce document énumère les griefs des Noirs marginalisés au profit des Beydanes (arabo-berbères) dans la vie politique et économique du pays. Après la publication de ce document plusieurs cadres negro africains avaient été jugés et condamnés. Téne youssouf Gueye avait été arrêté en septembre 1986 et condamné à quatre ans de prison ferme.

Téne yousouf dont la libération avait été réclamée par plusieurs associations d´écrivains, et notamment lors du sommet francophone de Québec, était l´auteur de poèmes, de pièces de théâtres, de nouvelles et de romans. Son dernier roman Rella ou le chemin de l´honneur, avait été publié en 1985 par les Nouvelles Editions Africaines, à Dakar.-(AFP).

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Auteur : Flammauritanie

Forces de libération africaines de Mauritanie Les F.L.A.M. sont une organisation à caractère plurinational, non ethnique et non raciale qui lutte pour l’avènement d’une société égalitaire et démocratique. Elles sont une Organisation politique pacifique , ouverte, qui privilégie le dialogue et la concertation, mais se résérve le droit de recourir à la lutte armée si elle y était contrainte. Toutefois, la violence physique n’est ni le but ni le credo de l’organisation. Les F.L.A.M. ont pour objectifs, entre autres, le recouvrement par tous les Mauritaniens et singulièrement les Négro-mauritaniens, de leur dignité par l’élimination de la discrimination raciale érigée en système de gouvernement.

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