Le charnier de Benamira : un possible nouveau jalon du génocide

 

 

 

 

 

 

Des informations non démenties officiellement évoquent la découverte récente à Benamira, situé à une soixantaine de kilomètres de Choum dans le nord de la Mauritanie, de quinze squelettes humains dont neuf sont ligotés aux pieds et aux mains. Une partie de l’opinion publique a naturellement fait le lien avec la purge au sein de la grande muette, entre 1987 et 1991, qui a laissé dans le secret des tombes hâtivement creusées à Inal, Jreida, Akjoujt, Azlat … et probablement Benamira, de centaines de soldats noirs qui s’étaient engagés au service de leur pays.

 

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Imaginons…une Mauritanie moins en noir et blanc par Tijane Bal

 

 

 

 

 

 

 

 

A quelques jours d’intervalle, un télescopage éditorial bienvenu nous a offert une belle occasion d’optimisme. N’exagérons rien cependant. Il s’agit d’un optimisme relatif et, pour tout dire, trouble mais suffisamment rare pour ne pas être apprécié à sa mesure.

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Mauritanie : Un génocide qui ne dit pas son nom ! par Ciré BA et Boubacar DIAGANA

 

 

 

 

 

 

Depuis son accession à l’indépendance, le 28 novembre 1960, la Mauritanie a mis en place un système d’exclusion de sa composante noire tendant à l’affirmation d’une identité exclusive arabe et la négation de tout soubassement africain à travers la mise en place d’une série de réformes politiques. Le pouvoir militaire a procédé, au détour d’un conflit banal à l’origine, entre éleveurs mauritaniens et agriculteurs sénégalais en avril 1989, à des déportations massives de plusieurs dizaines de milliers de noirs mauritaniens vers le Sénégal et le Mali.

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Le courage d’être flamiste et mauritanien Par feu Docteur Mamadou Amadou Sow – FLAM-Europe de l´Ouest

Le préjugé visant à confiner le combat politique mené par les FLAM en une simple reconnaissance de droits d’une communauté opprimée est doublement inconsistant. Ceci pourra être aisément saisi à travers deux grands exemples référentiels que sont les dénouements consécutifs des combats menés aux Etats-Unis et en Afrique du Sud pour l’éradication du racisme. Même si la combinaison de ces deux exemples ne restitue pas intégralement la réalité mauritanienne. Et de la les solutions adoptées restent largement en dessous des attentes visant à la reconfiguration de notre Etat dans ces fondamentaux. Fondamentaux dont l’ultime objectif tendrait à l’instauration d’une démocratie sociale, accessible et consacrant des libertés individuelles inaliénables.

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Chronologie historique du racisme d’Etat en Mauritanie  »Rendons à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu » par Mohamed DIOP

 

 

 

 

 


 »Rendons à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu »

Le surgissement des Flam dans l’histoire de la Mauritanie ne résulte ni par hasard ni par souci machiavélique . Mais ce surgissement est la conséquence d’une volonté politique délibérée de faire acte de rupture avec la réalité multiraciale du pays et de la négation totale de l’homme noir dans toutes ses dimensions, notamment: physiques, morales, culturelles, économiques et historiques .

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Hommage à Bal Mohamed el Bechir

 

 

 

 

 

Pour  une génération de Mauritaniens, le nom de Bal Mohamed El Bechir-décédé samedi 24 février-comme celui des 18 autres signataires, reste associé à la signature du  Manifeste dit des 19, publié en 1966.Tout fondateur qu’il fut, cet acte ne saurait résumer la vie publique du défunt. Pour lui, comme pour les autres signataires, il y a eu un « après ». « Passé » le Manifeste, la vie de ceux qui en furent les protagonistes évolua au gré de leurs parcours individuels et de leurs destins personnels. De manière générale, les uns et les autres se remirent tout naturellement à servir leur pays.

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Le Sénégal et la Mauritanie sont à la croisée d’une glaciation diplomatique et d’une veillée d’armes (Par Babacar Justin Ndiaye)

 

Dieu merci ! Le souffle de la sagesse a étouffé le bruit des hélices des garde-côtes, amorti le retentissement martial du communiqué du commandement mauritanien et bloqué la forte décision du Sénégal, d’envoyer un bâtiment de la Marine nationale, près de la frontière maritime. C’est-à-dire au bord du Rubicon. On a frôlé l’abîme puis fait demi-tour. La désescalade (annonciatrice de la détente) est-elle le fruit d’une intense négociation bilatérale ou le résultat d’une pression amicale et souterraine de la France soucieuse d’éviter le clash entre deux pays qui abritent ses intérêts économiques et jouent, à ses côtés, des partitions décisives au Mali et dans le G5 Sahel ? Les coïncidences ne fourmillent jamais de façon hasardeuse.
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Le 11 févier 1966, les auteurs du Manifeste des 19 sont arrêtés : les risques d’une décohabitation cinquante deux ans après par Ciré Ba et Boubacar Diagana

de droite à gauche : Bal Mohamed El Habib dit Doudou, Ba Abdoul Aziz dit Zeus, Sy Satigui Oumar Hamady, Ba Aly Kalidou et Sy Abdoul Idy dit Mamoye

 

« Le 4 janvier 1966, les élèves noirs des lycées de Nouakchott ont déclenché une grève qu’ils jugent qu’ils déclarent illimitée en vue de faire supprimer la mesure rendant obligatoire la langue Arabe dans l’enseignement du Second Degré ».

Le Conseil des Ministres du 13 janvier 1966 décida de la suspension et du déclenchement de poursuites judiciaires contre les 19 signataires du Manifeste.  Ils sont tous arrêtés le 11 février 1966. Il s’agit de :  

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Mauritanie- Ils vivent en esclavage par Garba Diallo, 1996

 

Ce texte, daté de 1996, n’a rien perdu de son actualité. Même si la dictature du colonel Maaouya Ould Taya a pris fin en août 2005 au bout de 21 ans, l’esclavage reste une réalité en Mauritanie, qui a été le dernier pays au monde à l’abolir officiellement, en 1980. Le nouveau président élu Sidi Ould Cheikh Abdallahi a promis durant sa campagne électorale de mener une politique de “discrimination positive” à l’égard des victimes de l’esclavage. Mais les pratiques séculaires, désormais camouflées, ne sont pas près de disparaître…

Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous faire reculer de 200 ans dans l’histoire. Ce dont je veux vous parler se passe maintenant, en 1995. C’est l’histoire d’un Mauritanien noir appelé Abdi.

 

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D’où vient l’apartheid racial en Mauritanie ?

 

Tout le monde a entendu parler de l’apartheid en Afrique du sud. Il est étrange qu’au moment même où le monde capitaliste s’émerveillait d’avoir pu en finir avec l’apartheid sud-africain sans révolution sociale, à la fin des années 80, un nouvel apartheid contre les Noirs frappait en Mauritanie, sans d’ailleurs que cela fasse trop de bruit ni n’enclenche une quelconque réprobation dans le reste du monde.

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« Nous ne voulons pas de la violence, mais la violence nous est imposée ! », Ibiraahiima Abuu SAL .

 

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« On ne compte plus, depuis, les prises de position des chrétiens et des Eglises contre le régime, les appels, comme lettre à Vorster, en mai 1976, du révérend Desmond Tutu, doyen de l’Eglise anglicane de Johannesburg, qui annonce de terribles dangers si les injustices ne sont pas supprimées et s’écrie : « Nous ne voulons pas de la violence, mais la violence nous est imposée ! » (La France et l’Apartheid. Documents de la commission d’enquête sur l’apartheid en Afrique du sud. L’Harmattan -droit et liberté. Paris. 1978. 224 pages. P.21.

 

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Le retour du refoulé ? par Tijane Bal

 

 

 

 

 

Détonateur ou amplificateur ? L’ethnicisation croissante, durant la période récente, du débat public sénégalais est indéniable. D’aucuns pensent que l’élection de Macky Sall y a, dans une large mesure, contribué.

Inhabituel et alarmant

Avec talent, le Président Senghor avait installé l’idée que son pays était la patrie du Jom (dignité) , de la Kersa (pudeur) et de la teranga (sociabilité). La Teranga peut également s’entendre de l’hospitalité ou du vivre ensemble. Le triptyque tenait lieu de devise officieuse à côté de la très officielle « Un peuple, Un but, Une foi ». Le message fédérateur, en filigrane de toutes ces expressions, est aujourd’hui entamé. Pas au point d’attenter à la cohésion du pays. Lequel peut encore se prévaloir d’être un modèle pour le continent. Et ce d’autant plus que l’irrédentisme casamançais semble en veilleuse. Des lecteurs sénégalais sourcilleux pourraient d’ailleurs objecter au signataire de ces lignes qu’ils n’ont pas à recevoir de leçons de cohabitation venant de ce côté-ci du fleuve. N’empêche.

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